4% des élèves sont toujours injoignables, selon l’Education nationale

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4% des élèves sont toujours injoignables, selon l'Education nationale

Cela fait maintenant plus d’un mois que les écoles françaises sont fermées, afin d’éviter que le Covid-19 s’y propage. Les élèves ont donc classe depuis chez eux, via notamment des plateformes numériques. Mais le suivi s’avère difficile et une partie des écoliers reste toujours injoignable, même si le ministère de l’Education assure faire des progrès chaque semaine: « Nous estimons être passés de 8% à 4% d’élèves non contactés », explique le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer dans une interview au Parisien publiée ce dimanche.

« Evidemment, nous ne pouvons pas rattraper tous les décrocheurs… Mais nous avons joint des élèves qui ne répondaient plus, ainsi que des élèves en difficulté qui avaient besoin d’un soutien personnalisé », explique-t-il. « Chaque semaine nous progressons grâce au volontarisme de tous les acteurs ».

Fin mars, Jean-Michel Blanquer indiquait qu' »entre 5% et 8% des élèves » avaient été « perdus » par leurs professeurs, qui ne peuvent pas les joindre pour assurer la « continuité pédagogique ». « Il y a un grand risque » que la situation actuelle « creuse les inégalités », reconnaissait le ministre de l’Education nationale, entre les familles qui ont la possibilité de faire la classe à la maison et les autres.

Comment raccrocher ces élèves?

Ces absences sont parfois dues à un manque de matériel numérique, qui concernerait 5% des familles. Mais le ministre assure au Parisien que « des initiatives de collectivités locales, du monde associatif et de l’Etat se sont développées pour fournir des tablettes et des ordinateurs » aux élèves dans le besoin, afin de ne pas interrompre le parcours pédagogique. « Nous souhaitons aujourd’hui compléter ces démarches, pour réduire la fracture numérique durablement, au-delà du confinement. »

Un accord a également été passé avec La Poste, afin de transmettre par courrier des devoirs aux élèves, qui peuvent les renvoyer par le même biais. Actuellement, « environ 21.000 établissements se sont inscrits. Nous pouvons gérer 15.000 envois par jour », assure Jean-Michel Blanquer.

Début avril, le ministre avait invité tous les enseignants volontaires à assurer des cours de soutien, rémunérés en heures supplémentaires, pendant la deuxième semaine des vacances de Pâques. Une façon de raccrocher les élèves « perdus » ou en passe de l’être depuis la fermeture des écoles le 16 mars. La décision de rouvrir progressivement les écoles, à partir du 11 mai, est aussi présentée comme un moyen de lutter contre l’aggravation des inégalités due au confinement.

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Marino Stozza
Marino Stozza
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