À la Une: le «mano a mano» Emmanuel Macron-Didier Raoult

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À la Une: le «mano a mano» Emmanuel Macron-Didier Raoult

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En rendant visite hier au professeur marseillais, chantre de la chloroquine, le président n’écarte plus son traitement contre le coronavirus :

C’est ce que souligne en Une Le Figaro. La visite avait été préparée « dans le plus grand secret », pointe ce quotidien, car le président « ne veut exclure aucune piste ».

Emmanuel Macron et Didier Raoult ? Ils apparaissent tous deux en gros plan à la Une du journal Le Parisien. Photomontage pour une visite que ce quotidien présente comme une sorte de consultation médicale du chef de l’Etat au médecin qui prône le recours à la chloroquine contre le coronavirus.

« On savait que Didier Raoult murmurait régulièrement à l’oreille du chef de l’Etat, formule Le Parisien. Mais cette visite constitue une forme de reconnaissance pour lui et un pied de nez à ses collègues de la capitale qu’il a rebaptisés ‘ les petits marquis parisiens ‘ ».

En tout cas, à minima, avec sa visite à Marseille, le président de la République veut « faire taire les polémiques » et « prendre date » s’il apparaît que le traitement fait effectivement ses preuves « à grande échelle », explique Le Parisien, en rappelant qu’Emmanuel Macron a d’ailleurs effectué hier matin un premier déplacement à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, près de Paris.

S’il apparaît que le traitement fait effectivement ses preuves ? Justement, dans Le Parisien toujours, la députée LREM du Bas-Rhin Martine Wonner l’annonce, « un référé va être déposé auprès du Conseil d’Etat contre un décret paru en mars qui impose que la chloroquine soit réservée aux cas les plus graves à l’hôpital ». Cette psychiatre y dit sa « colère » car, « pendant qu’on tergiverse, les gens meurent ». Martine Wonner dit s’être « fait insulter par certains de (ses) collègues, accusée de haute trahison parce (qu’elle) n’allai(t) pas dans le sens de ce que disait la Direction générale de la santé ». La vraie bataille d’Hernani de la chloroquine est loin d’être terminée.

On le voit la polémique sur l’usage de la chloroquine préconisé le professeur Raoult pour lutter contre l’épidémie de coronavirus est loin d’être terminée

Et dans cette polémique, Libération conserve ses distances, malgré la visite d’Emmanuel Macron hier à Marseille. Alors, dans la mesure où le professeur Raoult a présenté au chef de l’Etat les résultats de sa dernière étude portant sur 1 000 cas, avec, signalait hier jeudi le quotidien Les Echos, une « guérison virologique pour plus de 91 % des malades », étant souligné qu’un conseiller du président a confirmé que ces résultats allaient être discutés dans le cadre du conseil scientifique, cette visite qui avait « à l’évidence » une dimension politique, plus cette étude, « risquent d’enflammer un peu plus un débat qui hystérise la classe politique et divise le public depuis un mois », prévient Libération. Lequel quotidien explique qu’apparemment, « Macron a voulu se forger sa propre opinion, sur place ».

Mais pour le quotidien l’Opinion, pas de doute, en lui rendant visite, Emmanuel Macron « consacre » le professeur Raoult. Comme le remarque ce journal, le chef de l’Etat avait « tout intérêt » à le rencontrer, pour notamment « ménager l’avenir : si les différents tests démontrent l’effica­cité de la chloroquine dans les semaines qui viennent, le scientifique marseillais deviendra un héros populaire », prévient l’Opinion.

À la Une également, cent milliards d’euros ! C’est désormais le nouveau montant du plan d’urgence pour une économie française en état de sinistre

Et ce matin, deux ministres apparaissent côte à côte à la Une du journal Les Echos, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, dans un bureau du ministère de l’Economie et des Finances à Paris. Car, justement, le ministre de l’Economie et son collègue du Budget parlent d’une même voix dans le quotidien économique français.

En commençant par trois chiffres :

-1) La prévision de croissance pour 2020 est de –6 %. « Il s’agit de la plus grande récession en France depuis 1945 », souligne Bruno Le Maire, qui s’attend à une sortie « nécessairement progressive » du confinement.

-2) Le déficit public sera fixé à 7,6% de la richesse nationale dans le projet de loi de finances rectificative qui sera présenté mercredi prochain en Conseil des ministres, précise Gérald Darmanin, signalant dans Les Echos que, « pour le seul périmètre de l’Etat, nous serons à plus de 170 milliards d’euros de déficit budgétaire alors que nous avions prévu 93 milliards en loi de finances initiale. C’est un montant supérieur à celui de l’année 2010, post-crise financière » dit encore le ministre du Budget au quotidien économique.

– 3) La dette publique française. « À ce stade », elle est estimée à 112% de la richesse nationale, annonce Bruno Le Maire. « C’est 14 points de plus que ce qui était prévu initialement », remarque le ministre de l’Economie dans Les Echos.

Alors, oui, les 100 milliards du plan d’urgence sont bien le moins pour « sauver l’économie française », comme le formule la Une des Echos.

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Maria Rodriguez
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