À la Une: le recul de Macron sur le confinement des seniors

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À la Une: le recul de Macron sur le confinement des seniors

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Le recul de Macron sur le confinement des seniors prolongé ou non en France après le 11 mai.

Après l’avoir annoncé, le président a finalement tranché, c’est « non ». Tous comptes faits et refaits, le président a donc décidé hier soir de faire marche-arrière sur le confinement prolongé des seniors.

C’est pourtant incontestable : face au coronavirus, les têtes chenues sont plus fragiles que les blancs-becs. Seulement voilà, le sujet est électoralement sensible. Car les seniors constituent un « électorat décisif pour la présidentielle », explique Le Figaro. Et l’annonce de leur confinement prolongé au-delà du 11 mai avait suscité de leur part une « levée de boucliers », pointe ce journal.

Lequel Figaro ne manque pas de se féliciter en Une de la décision annoncée hier soir par l’Elysée.

Car avec ce confinement que ce quotidien présente comme « à durée indéterminée », Le Figaro remarque que « ce n’est plus la mort qui sépare nos aînés de ceux qui vivent, mais la vie. Une vie séparée des autres, une vie qui se vide, peu à peu, de sa substance ».

Alors ? Alors ce journal au lectorat plutôt situé du côté des séniors pose la question. « Cette génération devra-t-elle montrer un bulletin de santé pour sortir de chez elle? Impensable! (…) Dans une démocratie, le pouvoir légitime prime celui des experts. Il était urgent qu’Emmanuel Macron, président du conseil politique, le rappelle… », se rassure donc Le Figaro

Pendant ce temps, le torchon brûle entre la Chine et les Occidentaux au sujet de l’origine du coronavirus 

Ce fut d’abord un article publié cette semaine par le journal américain Washington Post. Ce fut ensuite l’entretien accordé avant-hier par le président Macron au journal britannique Financial Times.

Avant cela, les thèses complotistes sur l’origine du coronavirus agitaient depuis trois mois les réseaux sociaux. Pour compléter le tableau, ajoutez en toile de fond cette enquête ouverte sur le sujet aux États-Unis et ces tensions diplomatiques croissantes avec la Chine, et vous obtenez cet emballement dans lequel le journal Libération ne voit que « rumeurs et polémiques » et qui tendent à démontrer que le virus se serait « échappé » d’un laboratoire de haute-sécurité à Wuhan, de là-même où est partie la pandémie, donc. Reprenons.

L’article du Washington Post, d’abord ? À commencer par sa nature. Pour le journal Le Parisien, c’est une « chronique (qui) jette le trouble ». Libération, de son côté, situe cet article « à mi-chemin entre l’enquête et la tribune ». Son contenu ensuite : il y est question de télégrammes diplomatiques envoyés à l’administration centrale des États-Unis par des représentants américains en Chine après une série d’inspections à Wuhan.

Le Washington Post, cité ce matin par Libération, rapporte donc qu’il y a deux ans, « des responsables de l’ambassade américaine ont visité des installations de recherche à Wuhan [à l’Institut de virologie] plusieurs fois et ont envoyé deux avertissements officiels à Washington sur les conditions inappropriées de sécurité dans le laboratoire, qui conduisait des études risquées à propos des coronavirus provenant de chauve-souris », révèle donc ce quotidien américain, selon lequel ces « câbles diplomatiques » ont « alimenté les discussions au sein du gouvernement américain sur le fait de savoir si ce laboratoire de Wuhan ou un autre (était à l’origine de la contamination) même si aucune preuve concrète n’a encore été trouvée ».

Il y a donc eu l’interview d’Emmanuel Macron publiée jeudi par le Financial Times

En rappelant la déclaration du président français qui a « fait le tour du monde », lorsqu’Emmanuel Macron a dit qu’« il y a manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas. », tout en invitant les lecteurs du Financial Times et au-delà à ne pas être « naifs », le chef de l’Etat « semblait cautionner une rumeur », estime encore Libération.

Qu’en conclure ? A ce stade, c’est à une « guerre de propagande » que se livrent désormais Américains et Chinois, souligne ce quotidien. Une « bagarre » qui n’augure rien de bon, soupire ce journal.

Cette crise dans la crise s’apparente à une vraie éclipse de la lune de miel entre la Chine les pays occidentaux, mais pas que… entre la Chine et l’Afrique aussi

C’est ce que souligne dans Le Figaro une chercheuse de la Fondation pour la recherche stratégique. Valérie Niquet, c’est son nom, constate que le président chinois « Xi Jinping a réussi à saborder la relation avec les États-Unis, avec l’Afrique, avec l’Asie du Sud-Est et avec l’Europe, dont le grand partenaire français. La stratégie de dénigrement et de division de la Chine est allée trop loin. Aujourd’hui tout le monde se rend compte de la folie du système chinois », dit donc Valérie Niquet dans Le Figaro.

Autre spécialiste de la Chine à la Fondation pour la recherche stratégique, Antoine Bondaz estime sur un réseau social cité par Le Figaro que « la communication officielle chinoise mêlant autosatisfaction, agressivité et désinformation est en train de se retourner contre la Chine. Cette stratégie a été un suicide en termes de relations publiques et aura de lourdes conséquences », relève Le Figaro dans cette analyse signée Antoine Bondaz, de la Fondation pour la recherche stratégique.

Source du post: RFI

Roberta Flores
Roberta Flores
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