À la Une: Objectif 11 mai

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"Non au moindre grignotage de liberté", alerte Christiane Taubira

Le lundi 11 mai : une date en première page de tous les journaux ce mardi matin. Le Parisien reprend l’annonce d’Emmanuel Macron lundi soir : « Confinement strict jusqu’au 11 mai ».

« Confinés jusqu’au 11 mai », renchérit La Dépêche.

« Rendez-vous le 11 mai », note Le Courrier Picard.

« Cap sur le 11 mai », lance L’Union.

« Le 11 mai, le début de la fin », s’exclame Sud-Ouest.

« Le 11 mai pour horizon », pointe La Charente Libre.

« Encore un mois », soupirent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Et Le Télégramme a fait le décompte : « 27 jours pour être prêts… »

Alors, « les Français avaient des questions. Emmanuel Macron leur a donné des réponses, pointe Le Parisien. Pas toutes évidemment, mais le président a tout de même éclairci l’horizon et dessiné la perspective de la sortie du confinement. Avec une date tout d’abord (donc), et l’objectif du 11 mai. Avec des précisions ensuite sur le calendrier scolaire et les reprises d’activités économiques. Avec enfin des annonces sur le déploiement des tests de dépistage à grande échelle et un débat à venir sur le tracking. Il y a bien sûr quelques points qui restent en suspens, note encore Le Parisien, comme le port obligatoire ou non des masques et le sujet épineux des traitements. Mais Emmanuel Macron qui avait avoué des « ratés et des faiblesses logistiques » au début de son discours, a également souligné qu’il ne savait pas tout. Et finalement, ça aussi, c’est une forme de réponse. »

« La nuit un peu moins obscure »

« Pas de printemps pour les Français. Mais un rayon d’espoir, néanmoins », s’exclame Libération.

« Dans une intervention à la fois humble et précise, le président a livré un calendrier rationnel aux Français, avec l’espérance d’une fin de confinement pour le 11 mai et un redémarrage progressif de l’activité. Tout en annonçant le maintien de précautions strictes et sous réserve d’un examen plus serré, le gouvernement est doté d’un plan cohérent. »

« L’aurore est encore loin mais la nuit, un peu moins obscure », lance Le Figaro. « Au loin tremble la petite flamme des hôpitaux désengorgés, de la liberté retrouvée. (…) Après un mois d’efforts les Français étaient en droit d’attendre une description claire et franche de ce que seront les mois à venir. Disons-le : ils plaçaient leurs espérances dans la trinité salutaire tests, masques, traitements. Emmanuel Macron leur a répondu partiellement, estime Le Figaro. Sur tous ces sujets, bien des questions demeurent. Mais, par moments, la parole politique semblait se décider à surplomber celle des savants, des technos, des sachants. Une autre lueur dans la nuit… »

Se réinventer !

En effet, le chef de l’État a présenté un langage nouveau. C’est ce que relève notamment La Charente Libre : « Prisonnier de cette gestion au fil de l’eau des urgences multiformes, Emmanuel Macron a fait miroiter un « jour d’après » « tous devront se réinventer » jusqu’à lui-même… Oubliés, s’exclame le quotidien charentais, les « premiers de cordée », start-upers prometteurs de prospérité ruisselante, place à ceux qui hier n’étaient « rien », « aux femmes et aux hommes qui tiennent tout entier notre économie, et que nous considérons et rémunérons si mal ». Place à un « autre projet » qui renoue avec les principes de la Révolution française et où « les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Plans « massifs » pour la recherche, la santé et « nos aînés », indépendance stratégique dans les domaines délaissés, effacement de la dette africaine. Tout un programme présidentiel quelque peu prématuré et un monde totalement nouveau très éloigné des promesses de refondation de 2016. »

Vers plus de solidarité ?

Oui, un monde nouveau, renchérit Sud-Ouest : « Sous l’immobilité d’un pays confiné, le changement s’avance. Il germe. Poussent ses racines. (…) Et si personne, pas même le président de la République, ne sait précisément de quoi ce futur sera fait, l’intuition suggère que nos existences, notre cadre de vie, nos loisirs, nos habitudes, nos métiers ou les façons de les exercer, tout cela va changer en profondeur. (…) Une France plus solidaire et capable de produire ce dont elle a besoin, une Europe plus autonome et généreuse avec le continent africain, une société plus sobre et respectueuse des équilibres naturels : au regard des révisions qui s’annoncent, pointe Sud-Ouest, les quatre semaines supplémentaires de confinement printanier ne sont longues qu’à l’échelle des existences individuelles. Car à l’échelle collective, c’est dans le temps long des réformes de structure et des changements de mentalité que nous sommes invités à entrer. »

Source : RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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