A quoi va ressembler ce bac option coronavirus ?

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Le corona bat Arnaud Montebourg à son propre jeu

«Pour l’organisation du bac, le ministre indiquera le scénario retenu entre mercredi soir et vendredi au plus tard», précisait l’entourage de Jean-Michel Blanquer lundi après-midi. Comprendre : le plan com – et la négociation d’un passage au JT – est encore en préparation. En attendant, Jean-Michel Blanquer enquille les visioconférences avec les représentants syndicaux des profs, des lycéens et les fédérations des parents d’élèves. Consultations à tout-va, donc, avant de trancher : le temps presse, les épreuves du bac doivent se dérouler dans un peu plus de deux mois.

Vu le peu de visibilité sur la crise sanitaire, aucune date de reprise des cours n’est encore avancée. Jean-Michel Blanquer a parlé ces derniers jours du 4 mai comme d’une date possible, «mais cela ne reste qu’une hypothèse, l’hypothèse optimiste», rappelle avec mille pincettes son entourage… certainement un peu échaudé des épisodes de ces dernières semaines. A plusieurs reprises, Jean-Michel Blanquer a en effet dû revenir sur ses déclarations à quelques heures d’intervalle, vu l’évolution de l’épidémie. A propos des épreuves du bac, Jean-Michel Blanquer, tout comme d’ailleurs le Premier ministre, avait indiqué a priori «pouvoir les maintenir». Au fil des jours, cette option semble de moins en moins certaine. Entre-temps, les concours de l’Education nationale ont été repoussés, suivis de l’ensemble des concours et examens de l’enseignement supérieur, reportés à une date ultérieure ou remplacés par des sélections sur dossier.

Un bac en contrôle continu ? Mais avec quelles notes ?

Pour le bac, Jean-Michel Blanquer a laissé entendre ces derniers jours qu’il pourrait remplacer les épreuves prévues par des notes de contrôle continu obtenues pendant l’année. Ce qui pose plusieurs questions. Sur quelles notes les professeurs vont-ils s’appuyer ? «Il est inenvisageable que les élèves soient évalués pendant le confinement, cela ne serait pas équitable du tout, estime Jean-Rémi Girard du Snalc (syndicat minoritaire). Cela ne peut donc être que des notes du premier et deuxième trimestre.» A condition qu’il y ait suffisamment de notes…

Les derniers mois écoulés ont l’allure d’une tomme d’Emmental dans une partie des lycées. A commencer dans les clusters, comme l’Oise par exemple, où les cours se sont arrêtés dès le 7 mars. Mais aussi dans les nombreux lycées fortement mobilisés depuis décembre. Le mouvement contre la réforme des retraites d’abord, puis contre les fameuses E3C, ces épreuves communes de contrôle continu que les élèves de première étaient censés passer dès janvier pour le bac nouvelle formule en vigueur l’an prochain. Certains sont d’ailleurs partis en confinement sans les avoir passés…

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Ce bac 2020 était donc la dernière édition avant la réforme et l’introduction d’une part de contrôle continu. Et ce sera, très certainement, un bac à 100% contrôle continu, sans qu’il ait été conçu comme tel. Frédérique Rolet, du Snes-FSU (syndicat majoritaire), comme les autres représentants syndicaux, s’incline devant les circonstances exceptionnelles. Mais demande, a minima, que les jurys du bac tiennent compte, à côté des notes, des appréciations sur les élèves. «Et nous avons été très fermes sur ce point avec le ministre : ce que nous acceptons là ne s’explique que par les circonstances exceptionnelles. Il faudra quoi qu’il en soit rouvrir les discussions sur cette réforme du lycée.»


Marie Piquemal

Source du post: liberation.fr

Maria Rodriguez
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