L’allocution d’Emmanuel Macron très attendue sur la durée du confinement

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« Après un mois de confinement, les Français espèrent que le chef de l’État leur apportera ce soir des réponses claires et concrètes sur la suite de sa gestion de l’épidémie, s’exclame Le Parisien. (…) Ce soir, Emmanuel Macron reprend solennellement la parole pour la quatrième fois en un mois. En direct depuis son bureau de l’Elysée, et à 20  h  02, une fois passé les traditionnels applaudissements pour les soignants. Alors bien sûr, pointe Le Parisien, les oreilles seront d’abord tendues pour écouter sa décision sur le prolongement du confinement. Dimanche encore, toutes les hypothèses circulaient. « Il n’a rien arrêté, mais ça ira sans aucun doute au-delà de quinze jours, probablement autour du 10 mai », explique un conseiller de l’Élysée. » Et puis on attend aussi « des premiers éléments de réponse sur le fameux déconfinement qui, en tout état de cause, sera « très progressif, et surtout très long », insiste-t-on dans l’entourage du chef de l’État. »

Churchillien ?

« Pour ne pas se banaliser, le président doit délivrer un message fort, lance Le Courrier Picard.

Certains l’annoncent déjà « churchillien », promettant « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » ; discours de guerre raccord avec la métaphore filée par l’Élysée depuis le début de la crise. Reste donc l’évocation probable, voire certaine, d’un prolongement du confinement, assure également Le Courrier Picard. Et sans doute quelques projections plus larges. (…) Mais on est en droit d’attendre ce soir l’expression d’une ligne directrice, d’un cap, l’exposé d’une vision et d’une dynamique entraînante à moyen terme. Déjà confinés, les Français accepteront mal d’être, en plus, déconfits. »

Autre interrogation, pointe Le Télégramme « comment l’exécutif entend-il faire face à la crise économique et sociale qui va inévitablement suivre la crise sanitaire ? De ce point de vue, le ministre de l’Économie en rajoute dans le catastrophisme. Le chef de l’État, lui, a pris des engagements à l’égard du système hospitalier – c’est le moins – et nous a également affirmé que « rien ne sera plus comme avant ». Ce qui peut être interprété de mille manières. Il convient donc qu’il clarifie sa pensée. »

Rendez-vous donc ce soir à 20 h 02.

Après le confinement, le déconfinement…

Pour en revenir au confinement, « une levée de celui-ci sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace ». C’est ce qui ressort d’une étude de l’Inserm dévoilée par Le Monde. « Des chercheurs ont modélisé l’impact du confinement en Ile-de-France et testé différentes hypothèses. Il en ressort qu’il ne devrait être levé au mieux que courant mai, pointe Le Monde, voire fin mai ou en juin. (…) Le déconfinement ne pourrait intervenir qu’au moment où il serait possible d’appliquer à grande échelle des mesures agressives d’identification par des tests des personnes porteuses du virus et de leurs contacts afin de les isoler, et de maintenir une distanciation sociale avec des établissements scolaires restant fermés et des personnes âgées en isolement. (…) Une levée pure et simple du confinement sans véritable stratégie de sortie provoquerait une seconde vague, préviennent encore les chercheurs de l’Inserm, qui submergerait largement le système de santé. »

Les États-Unis en première ligne

À la Une également, l’Amérique de Donald Trump touchée de plein fouet par la pandémie. « Le coronovirus déferle sur les États-Unis », s’exclame Le Figaro en première page. « Avec plus de 530 000 malades et déjà près de 21 000 morts, les États-Unis ont pris la tête des pays touchés par le Covid-19. Des chiffres impressionnants même si l’Europe, à l’échelle du continent, ne fait pas mieux. À New York, premier foyer d’infection, on creuse des fosses communes à la pelleteuse pour enterrer en hâte ceux dont personne n’a réclamé le corps. »

Pendant ce temps, pointe encore Le Figaro, « tous les jours, pendant une ou deux heures de direct télévisé souvent surréaliste, le président américain s’affiche souverain à la barre du navire. Tout passe par lui, de la distribution des secours aux avis scientifiques. Même à l’épreuve du coronavirus, le trumpisme reste un pugilat : l’impérieux occupant du Bureau ovale écarte les contradicteurs, règle ses comptes avec les critiques, impose « l’Amérique d’abord » dans la compétition internationale et menace de s’en prendre à l’OMS. L’œil sur la facture économique du confinement – et son impact électoral sur la présidentielle de novembre –, il veut remettre le pays au travail début mai. Déjà 17 millions de chômeurs en trois semaines, relève Le Figaro : c’est le cœur de son bilan qui risque de partir en fumée… »

Source : RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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