Ce qui attend les élèves en classe après le 11 mai

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Information - Ce qui attend les élèves en classe après le 11 mai

A l’école, il ne se passera « pas du tout la même chose que lors d’un mois de mai et d’un mois de juin ordinaire », a prévenu Jean-Michel Blanquer ce mardi matin, auditionné en visioconférence par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation nationale de l’Assemblée nationale.

Le ministre a présenté les trois grands axes du déconfinement pour les élèves français: un retour à l’école progressif, avec une doctrine sanitaire suivant les recommandations des autorités sanitaires et une pédagogie qui donne la priorité à la personnalisation de l’apprentissage. Les contours de cette personnalisation restent toutefois à définir.

« Le but n’est pas de boucler les programmes à tout prix »

Depuis son bureau de la rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer est revenu succinctement sur le contenu pédagogique du mois de mai et de juin:

« Encore une fois, il ne se passe pas du tout la même chose que lors d’un mois de mai et juin ordinaire », a-t-il prévenu. Mais le ministre s’est voulu rassurant:

« Il peut se passer des choses très positives grâce à la taille des groupes inédits, le travail de personnalisation fait que nous aurons écrit noir sur blanc, niveau par niveau, de la maternelle jusqu’à la Terminale, la situation dans laquelle nous sommes. »

Jean-Michel Blanquer a ensuite précisé:

« Le but n’est pas de boucler les programmes à tout prix, ce serait un but artificiel. Le but est de faire le point sur là où en est chaque élève et comment on consolide ses apprentissages pour qu’il puisse bien réussir l’année suivante. »

Multiplier les activités périscolaires

Les activités sportives seront par ailleurs maintenues mais les lieux adaptés aux restrictions sanitaires, afin de limiter les temps de trajet tout en respectant la distanciation sociale entre les élèves.

Interrogé au Palais Bourbon dans l’après-midi, Jean-Michel Blanquer a affirmé que la période pouvait être propice à « la créativité et l’innovation », notamment concernant les « activités périscolaires », sans toutefois donner de recommandation sur ces dernières. 

Quid de l’orientation?

Cette première ébauche a-t-elle rassurée les parents d’élèves? Pas vraiment, à en croire les premiers témoignages de représentants d’associations de parents d’élèves.

“On ne s’appuie pas sur les réalités de terrain”, regrette à notre antenne Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE).

Et celui-ci d’insister sur le fait que les petits groupes de travail (environ 15 élèves) ne pourront se mettre en place dans tous les établissements de plus petites tailles.

La Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) pointe surtout ce qu’elle voit comme la grande oubliée de cette fin d’année personnalisée: la question de l’orientation, notamment pour les classes charnières comme la Troisième.

« Tout le travail lié à l’orientation, il va falloir l’aborder au dernier trimestre et il doit être fait sérieusement sinon des élèves ne se retrouveront pas à la bonne place l’année prochaine », s’alarme au micro de BFMTV Hubert Salaün, porte-parole de la PEEP.

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Marino Stozza
Marino Stozza
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