Centenaire de l’armistice : trois Femen forcent la sécurité au passage du cortège de Trump

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Centenaire de l'armistice : trois Femen forcent la sécurité au passage du cortège de Trump

Trois militantes Femen sont parvenues à forcer la sécurité au passage de la berline de Donald Trump dans le convoi officiel des chefs d’État ce dimanche sur les Champs-Élysées, mettant à mal l’important dispositif déployé par les forces de l’ordre pour les commémorations du centenaire de l’armistice. 

Les mots «Hypocrisy parad», «Gangsta party» et «Fake peacemakers» inscrits sur leurs poitrines nues, les militantes ont sauté par-dessus les barrières dressées le long de l’avenue au moment où la voiture du président américain remontait les Champs-Élysées peu avant 11 heures, sous les yeux de centaines de spectateurs. La préfecture de police a confirmé l’arrestation des trois militantes. Selon une source judiciaire, elles étaient en garde à vue pour «exhibition sexuelle».

L’incident a été diffusé en direct, sur fond de menace terroriste persistante alors que près de 10 000 policiers, gendarmes et pompiers ont été déployés pour sécuriser la capitale. 

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La sécurité du cortège «en rien menacée»

Le ministre de l’Intérieur a néanmoins assuré que ni la sécurité du cortège ni celle du président américain n’avait été menacée. «Elles ont été immédiatement neutralisées», a déclaré Christophe Castaner. Qualifiant leur irruption «sans arme et sans menace» d’«opération de communication visuelle» pratiquée par les Femen pour manifester, il a conclu : «L’essentiel c’est que la sécurité du cortège et du président des Etats-Unis n’a été en rien menacée».

Deux militantes ont été immédiatement interceptées par les forces de l’ordre après avoir sauté les barrières. Au même moment, une troisième Femen, positionnée seule un peu plus haut sur l’avenue, a elle réussi à courir jusqu’au milieu de la chaussée en frôlant presque le cortège officiel. Cette militante s’est brièvement immobilisée les bras en l’air face aux voitures officielles. Elle a été arrêtée par trois membres des forces de l’ordre dix secondes plus tard.

 

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Plusieurs heures avant la cérémonie de commémoration, une militante des Femen s’est introduite parmi des photographes accrédités pour couvrir l’événement. Identifiée par les photographes, cette femme a été prise en charge par des policiers. Le groupe des Femen a affirmé ne pas avoir de rapport avec cette personne, cependant ensuite reconnue sur une photo comme l’une des trois Femen interpellées plus tard. Selon plusieurs des photographes, la jeune femme portait un badge de presse au nom d’une autre photographe, connue de ceux-ci et absente. Après un contrôle d’identité, la jeune femme a été extraite du groupe par des membres des forces de l’ordre. L’Elysée n’a ni confirmé ni infirmé ces informations en fin de journée. 

Une action dénoncée par Marlène Schiappa

«La France célèbre la paix avec cette cérémonie mais la moitié des chefs d’État invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde. Nous protestons contre la venue de Trump, Poutine, Erdogan, Mohammed ben Salmane Netanyahu», a expliqué à l’AFP peu après cet incident Constance Lefèvre, une militante Femen présente dans le public sans avoir pris part à l’action. Dans un communiqué diffusé après leur action, les Femen ont expliqué que «Trump, Poutine, Erdogan, ben Salmane et Macron avaient transformé le 11 novembre en un triste spectacle qui n’est divertissant que pour les criminels qui y participent».

Interrogée sur France 3 Marlène Schiappa, la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a estimé qu’«en période de menace terroriste, ce n’est pas (…) une bonne idée de s’amuser à enfreindre la sécurité».

La veille, un autre trio Femen s’était brièvement exposé sous l’Arc de Triomphe, seins nus et poing en l’air, en criant: «Welcome war criminals» (Bienvenue aux criminels de guerre), les torses peints du slogan: «Fake peacemakers, real dictators». Elles ont été convoquées en mars en vue de leur comparution à un procès pour «exhibition sexuelle» devant le tribunal correctionnel de Paris, a indiqué dimanche une source judiciaire.


AFP

Source du post: liberation.fr

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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