cinq jeunes humoristes qu’on ne va plus lâcher

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cinq jeunes humoristes qu'on ne va plus lâcher

Il faut voir le bon côté des choses, le confinement a aussi permis de révéler des humoristes. Elles n’étaient pas au front contre le coronavirus mais elles ont su soulager nos angoissesen libérant le rire. Voici celles que nous n’allons plus lâcher.

Elles s’appellent Lison Daniel, Anaïde Rozam, Camille Lellouche, Rosa Bursztein et Anaëlle Godefroy : avec leurs sketches tordants postés sur les réseaux sociaux, ces jeunes femmes ont illuminé notre confinement et nous ont permis de garder le moral. Avant la pandémie, leur carrière était souvent en phase ascensionnelle mais ces deux mois d’immobilité forcée, qui nous ont collé à nos écrans, ont boosté leur notoriété et fait grossir le nombre de leurs admirat.eurs.rices. On a désormais hâte que les salles de théâtre rouvrent pour aller applaudir celles d’entre elles qui s’y produiront. En attendant, on continue de suivre sur Instagram ces cinq pépites de l’humour, et une sixième en bonus, toujours assurées de nous tirer un sourire quand notre cerveau commence à broyer du noir. On vous fait les présentations, avec une sélection de deux posts pour chacune.

Lison Daniel

Cette jeune comédienne et scénariste de 27 ans est une impressionnante galerie de personnages à elle toute seule. Grâce à son utilisation astucieuse des filtres Snapchat, Lison Daniel se transforme en un clin d’œil. Mais plus que leur apparence, ce qui frappe c’est combien ses personnages sonnent juste, chacun avec des tics de langage particuliers qui font preuve d’une observation très fine de nos contemporain.e.s. En période de pandémie, c’est Isabelle, l’aristo confinée dans sa résidence secondaire de Saint-Lu, qui a d’abord été remarquée. Mais il y a aussi Yvan le psychanalyste au fort accent de l’est, Rebecca, la blonde qui se la pète, Jérôme le prof de sport, et notre préférée, Séverine aux grand yeux larmoyants, endurante au travail qui se fait martyriser (virtuellement) par ses collègues débordés par leurs séances de yoga et leurs matinées piscine.
Signe particulier : très large variété de personnages et utilisation optimale des filtres Snapchat
Son compte Instagram : les.caractères

Séverine fait du télétravail


Isabelle vit très mal son confinement

Anaïde Rozam

Cela fait un an que cette comédienne de 23 ans poste de petites vidéos à se tordre dans lesquelles elle incarne souvent deux personnages à la fois en champ contre champ. Pour camper un gars de cité, une parisienne blasée, une ado vénère, Sarah de chez Eponge Expert ou une coloc autoritaire, Anaïde Rozam n’use d’aucun apprêt, maquillage ou déguisement. Un simple accessoire, une casquette ou une paire de lunettes, lui suffisent à incarner efficacement ses personnages. Augmentés de rares mimiques, les dialogues, savoureux et souvent pétris de contradictions, font le reste. En confinement, on a suivi notamment la drague Covid, la magie (flinguée) des films, ou Clothilde la Parisienne qui ne voit pas l’intérêt de « profiter de dehors » lundi 11 mai, jour du déconfinement. On attend avec impatience la mini-série qu’elle a écrit avec Mouloud Achour.
Signe particulier : fait mouche avec une sobriété bluffante, tant dans les expressions que dans les accessoires
Son compte Instagram : anaide.rozam

Mi casa es tu casa

Magali veut s’expliquer en face

Camille Lellouche

Camille Lellouche, 33 ans, était déjà une star montante de l’humour avant la pandémie, qui a malheureusement interrompu sa tournée. Le week-end précédant le confinement, cette ancienne candidate de The Voice (et ancienne chef de rang dans la restauration) a fait un hold-up sur les internets avec sa chanson improvisée seule chez elle, Coco Corona, devenue un hymne de la pandémie (plus de 2,5 millions de vues pour la version YouTube). Dans sa chanson, cette « mi-moche » autoproclamée et vraie surdouée, qui joue du piano, chante et danse aussi dans son spectacle, règle son compte au Covid et à « cette putain de chauve souris »sur un air de R&B obsédant. Elle ne s’est pas arrêtée là, continuant à nous offrir une tripotée de barres de rire, sur l’hystérie de la peur du Covid, le confinement et même sur l’après, avec la drague masquée en déconfinement. Lorsque sa tournée reprendra,ça risque d’être sportif pour trouver des places.
Signe particulier : une énergie folle qui s’exprime aussivia le corps et le chant
Son compte Instagram : camillelellouche

L’hymne improvisé « Coco Corona » posté le 14 mars

On a compris les gestes barrière, arrêtez

Rosa Bursztein

Habituée de la scène avec des sketches cash et souvent crus, Rosa Bursztein était déjà uneétoile montantedu stand up avant le coronavirus. Lectrice de Virginie Despentes et Michel Houellebecq, admiratrice de Blanche Gardin et Michel Desproges, elle développe un petit côté intello bien à elle pournous entretenir de choses triviales avec auto-dérision tout en faisant passer des idées féministes. En confinement, seule dans un appartement avec son chat, elle a continué à appuyer là où ça fait mal avec sa galerie de personnages tordus sur Instagram. La lecture difficile de Thomas Mann versus Instagram, l’épreuve de l’enfilage du jean’s après 17 jours de confinement,sa découverte de Porn Hub, les effroyables conseils de Martine agent immobilier, les réflexions sur le mansplaning à l’heure du corona depuis sa cuvette de toilettes… Elle est très forte aussi pour croquer les métiers du cinéma (directrice casting, scripte, maquilleuse, preneur de son…) qu’elle n’a pas forcément hâte de retrouver.
Signe particulier : intello tendance féministe, elle n’a pas froid aux yeux
Son compte Instagram : rosabursztein

Et vous, vous arrivez à lire pendant le confinement ?


La directrice de casting pressée (qu’elle n’a pas hâte de retrouver)

Anaëlle Godefroy

Jeune talent radio récemment récompensée, Anaëlle Godefroy, 22 ans, n’est pas une pro de l’humour mais elle publie des sketchs sur son compte Instagram depuis à peu près un an. Des sketchs qui ont souvent trait à son métier de journaliste qu’elle exerce sur RTL2. Mais c’est le post génial qu’elle a posté en plein confinement le 1er mai qui a fait décoller sa notoriété. Elle y fait semblant d’être affectée d’un sérieux problème : ne pouvoir contrôler sa voix inspirée de celle de la voix off des sujets télé. Vous savez le ton insupportable et standardisé qui tombe à plat à chaque phrase, et dont usent et abusent les journalistes télé. Et là c’est le buzz… Ce succès a motivé une suite en forme de tuto dans lequel elle expliquait comment mieux maîtriser cette voix off. Hilarantet prometteur.
Signe particulier : moque la pratique du journalisme
Son compte Instagram : ana.godefroy

Je n’arrive pas à me contrôler (la voix off des journalistes)


Cours particulier pour perfectionner sa voix off

En bonus, Julie Mamou-Mani alias Mamouz

Elle n’est pas humoriste mais productrice de contenus et ancienne journaliste. Il est pourtant impossible de passer sous silencele compte Instagram de Julie Mamou-Mani, 45 ans, le meilleur repaire de blagues, memes et bons mots en tout genredécouvert en temps de confinement (et toujours actif après). Glanés sur la toile mondiale (certains posts sont en anglais) ou dégainés en rafale par ses soins, c’était un festival ! (Plus d’unevingtaine de posts par jour, mais comment fait-elle ?). Au hasard, ce détournement du capitaine Haddock qui nous a étranglé de rire (ci-dessous). Ou « Il y a tellement de médecins sur les plateaux télé que quand on appelle le 15 on tombe sur le standard de BFM« . Un coup de mou ? Un oeil sur le compte Mamouz et ça repart !
Signe particulier : une véritable machine à rires
Son compte Instagram : mamouz

Source : France Info

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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