Comment l’Education nationale compte organiser la reprise par groupes de 15 élèves

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Comment l'Education nationale compte organiser la reprise par groupes de 15 élèves

« Aucune classe n’aura plus de 15 élèves » après le 11 mai, a martelé Jean-Michel Blanquer ce mardi matin, auditionné en visioconférence par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation nationale de l’Assemblée nationale, ajoutant toutefois que le chiffre de 15 n’était pas encore « un chiffre consacré ».

Ces effectifs réduits permettraient, selon lui, de faire respecter les mesures sanitaires nécessaires à la non prolifération du coronavirus. Pour diviser en petit groupe les quelques 12 millions d’écoliers français, la ministère mise sur un roulement de présence, de cours maintenus à distance et la multiplication des activités périscolaires.

Un plafond différent du primaire au secondaire?

Afin de respecter les précautions de distanciation sociale, le ministère de l’Education nationale va instaurer un « plafond » d’élèves qu’une classe ne pourra pas dépasser.

« Il sera peut-être différent pour l’école primaire et pour l’enseignement secondaire » et « pourrait être par exemple de 15 élèves », a-t-il avancé dans la matinée, ajoutant que cela « reviendra très souvent à faire un demi-groupe avec une classe existante. »

Ces effectifs réduits préexistaient déjà dans certains établissements avant le confinement. C’est le cas des classes de CP et CE1 du réseau d’éducation prioritaire (REP) et REP +, « qui représente plus de 290.000 élèves », souligne Jean-Michel Blanquer. A ces derniers s’ajoutent toutes les classes du primaire qui ont déjà un taux d’encadrement réduit, « c’est-à-dire en milieu rural », soit « 65.000 élèves », ajoute le ministre. Dans ce cadre-là, l’école pourra donc reprendre normalement le 11 mai. 

Développer des « activités d’éveil »

A l’inverse, lorsque le taux d’encadrement ne respecte pas les restrictions sanitaires, les établissements devront instaurer une doctrine d’accueil s’appuyant à la fois sur un calendrier progressif par niveau de classe et par un roulement de présence en classe, présenté ainsi par le ministre de l’Education nationale:

  • Soit l’élève est en demi-groupe en présence
  • Soit l’élève est à distance, « en tirant tous les enseignements de la période actuelle »
  • Soit l’élève est à l’étude, « si la configuration de l’établissement le permet »
  • En quatrième option, l’Education nationale proposera « de manière facultative à toutes les communes d’avoir des activités sportives à côté de l’établissement, dans un gymnase ou un parc si le temps le permet. »

« Des marges de souplesse »

Pour ce dernier point, Jean-Michel Blanquer envisage deux axes: « sport, santé » et « civisme, culture ».

« Des activités d’éveil, après cette période de confinement, beaucoup d’élèves auront besoin de cette dimension », observe-t-il.

Le ministre fait savoir que les « éléments de méthode restent à définir » et que « des marges de souplesse importantes » seront laissées au niveau local « pour s’organiser de la manière la plus appropriée », tout en maintenant le plafond d’une quinzaine d’élèves par classe sur tout le territoire français.

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Marino Stozza
Marino Stozza
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