Confinement: les Péruviens soumis à des mesures administratives en cas d’infraction

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Confinement: les Péruviens soumis à des mesures administratives en cas d’infraction

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Déjà susceptibles d’être condamnés à des amendes ou des peines de prison, les infracteurs aux mesures de confinement seront désormais soumis au Pérou à des mesures administratives. En Amérique du Sud, on appelle cela la « mort civile ».

Avec notre correspondant dans la région, Eric Samson

Cette mesure est souvent appliquée dans la région aux personnes ayant « oublié » d’aller voter. Elle l’est désormais à qui aura été sanctionné pour non-respect de la quarantaine ou du confinement et n’aura pas payé son amende durant les cinq jours ouvrables suivants.

Ce défaut de paiement sera enregistré électroniquement. Il empêchera le citoyen de réaliser ses démarches administratives auprès de l’administration publique, de renouveler une carte d’identité, un passeport, ou d’enregistrer une propriété auprès d’un notaire. Il sera également impossible de réaliser des démarches bancaires. Pour résumer, plus de papiers, plus de démarches : on est donc face à une véritable « mort civile ».

Diminuer la violation des règles de confinement

Carlos Morán, ministre péruvien de l’Intérieur, a précisé que cette mesure ne sera levée qu’après paiement des amendes qui vont d’environ 23 à 115 euros pour toute violation des règles de confinement – sans oublier les intérêts.

Dans ce pays qui compte 32 millions d’habitants, les règles à respecter sont par exemple de ne pas circuler dans la rue pour y remplir des activités économiques considérées comme non essentielles, se déplacer sans masque, ne pas avoir de laissez-passer, sortir en couple, ne pas respecter les distances de sécurité, ou refuser de s’identifier, entre autres.

Le régime espère que cette mesure de « mort civile » permettra de diminuer la violation des règles de confinement dans un pays qui compte plus de 10 000 cas confirmés dont un bébé né contaminé par le nouveau coronavirus dont était porteuse sa mère.

Source du post: RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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