Confinés, les Belges interagissent plus que jamais… sur les réseaux sociaux

Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Le malade numérique

Les mesures prises par la Belgique pour freiner la propagation du coronavirus accélèrent encore l’usage que les Belges font des réseaux sociaux. Premières observations.

Une chronique signée Xavier Degraux, formateur et consultant en réseaux sociaux et marketing de contenu.

Ce sont des hypothèses, non-chiffrées à ce stade… Mais voici ce que j’observe déjà sur les réseaux sociaux, en Belgique, trois jours après l’annonce des décisions prises par l’Etat pour lutter contre la propagation du coronavirus :

Durée. Sans surprise, la durée globale d’exposition aux réseaux sociaux (1h36 par jour en moyenne en 2019) explose depuis vendredi. Les 7,5 millions de Belges actifs sur les réseaux sociaux y sont plus collés que jamais. Et tous les réseaux y gagnent, sans réel changement au classement, sinon une légère percée du leader Facebook. Autrement dit, les messageries instantanées (WhatsApp, Messenger…) progressent fortement mais, proportionnellement, elles ne prennent pas le dessus sur les réseaux plus classiques (Facebook, Instagram, Linkedin, Pinterest, Snapchat, Twitter…).

Engagement. Le nombre moyen de publications par personne est en très très forte hausse, sur tous les réseaux (mais dans une moindre mesure sur Instagram). Tout comme le taux d’engagement moyen, c’est-à-dire le ratio entre le nombre de réactions, commentaires et partages et le nombre de personnes qui voient un statut. Ce taux d’engagement moyen me semble même atteindre des atteint des niveaux inédits en Belgique.

Format. C’est le contenu « image+légende » qui gagne le plus de terrain. Pour le moment, le nombre de vidéos simples progresse de manière plus modérée, tout comme la publication de vidéos live. Et d’après les stats auxquelles j’ai accès, la durée moyenne de vision et le taux de rétention des vidéos bougent peu.

Portée. La visibilité organique des posts de marques (parfois maladroits, voire bassement opportunistes) reste très faible. Dans les réseaux qui distinguent les présences perso et pros, les posts de profils confirment leur suprématie dans les fils d’actualités. Surtout ceux qui génèrent rapidement de l’engagement, et singulièrement des commentaires. Sur Facebook, les publications intra-groupes confirment leurs belles performances récentes.

Tonalité. À ce stade, je ne parviens pas à déterminer clairement les mouvements de tonalité. Même si la majorité silencieuse l’est un peu moins que d’habitude.

Fake News. On pouvait vraiment les craindre. Mais je ne constate pas d’accélération de la propagation de « fake news » jusqu’ici, alors que certains médias traditionnels tentent plus que jamais le raccourci « réseaux sociaux = fake news ».

Je rappelle que ces premières constatations n’ont rien de scientifique. Elles se basent uniquement sur une observation attentive des réseaux sociaux, en Belgique, depuis une bonne dizaine d’années. Une observation de profils et de dizaines de groupes et de pages, y compris en tant qu’administrateur accédant aux statistiques. Mais au vu les fortes variations du moment, les tendances dégagées dans ce billet devraient être confirmées prochainement par des études et des échantillons plus conséquents.

Source de cet article : Lalibre.be

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
Inscrivez-vous à notre newsletter

Sign In QUÉBEC 89

Account details will be confirmed via email.

Reset Your Password