Contrebande de l’ivoire d’Afrique vers la Chine » impliquent le crime organisé

Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
VIDEO. "La contrebande et le commerce de l’ivoire d’Afrique vers la Chine" impliquent le "crime organisé", selon l'ONG IFAW

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter ! Si la Chine a autorisé pendant longtemps le commerce de l’ivoire, elle a ordonné sa fermeture définitive fin 2017. Une petite victoire pour Grace et son équipe qui surveillent le marché domestique chinois depuis plus de dix ans pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). « Les personnes impliquées dans la contrebande et le commerce de l’ivoire d’Afrique vers la Chine font partie du crime organisé. Ils ont l’argent, les connexions politiques et tous les moyens pour faire entrer cet ivoire en Chine », explique-t-elle.

En caméra cachée, le magazine « 13h15 le dimanche » (replay) a donné rendez-vous, avant cette prohibition, à un trafiquant d’ivoire dans les rues de Pékin. A l’arrière d’une voiture, deux splendides défenses d’éléphant soigneusement rangées dans un coffret rouge capitonné. La paire de pointes d’ivoire se négocie facilement à 22500 euros. Le vendeur en profite pour montrer le travail de décoration qu’il réalise sur d’autres défenses. Bien sûr, ce n’est pas lui qui les fait venir d’Afrique. D’autres personnes très bien organisées se chargent de ce trafic intercontinental.

Le prix de l’or blanc ne devrait pas cesser d’augmenter

« Ce sont des spécialistes qui s’occupent de les rapporter », explique le receleur d’or blanc. Il dit pouvoir répondre sans problème à une commande plus importante, à condition de connaître assez à l’avance la quantité voulue par l’acheteur. Et dix paires pour 200000euros, c’est possible? Le vendeur, qui n’a pas l’air de manquer de stock, répond sans hésiter: « Je peux trouver ça, oui, en faisant appel à mes amis… » Des fournisseurs qui savent où trouver les parures des plus gros mammifères terrestres menacés de disparition.

« L’ivoire aujourd’hui, c’est l’or blanc, précise la militante associative. Il intéresse beaucoup de collectionneurs, mais aussi des investisseurs. C’est presque un nouveau produit d’investissement. Si vous achetez de l’ivoire ou tout autre chose provenant d’espèces en danger, et si vous attendez que sa valeur augmente, alors vous participez à l’extinction de l’espèce. » Environ 20000 éléphants sont tués chaque année pour leur ivoire sur le continent africain ! Et comme il y a de moins en moins d’animaux, le prix de l’or blanc ne devrait donc pas cesser d’augmenter…

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
Inscrivez-vous à notre newsletter

Sign In QUÉBEC 89

Account details will be confirmed via email.

Reset Your Password