Covid-19 : en Corée du Sud, 116 mystérieux cas de réinfection

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Covid-19 : en Corée du Sud, 116 mystérieux cas de réinfection

Ils sont 25 de plus rien que pour la journée du lundi 13 avril 2020. 25 personnes, ajoutées aux 91 déjà recensées, chez qui le Covid-19 se serait « réactivé » après une première infection et guérison en Corée du Sud, selon les mots du directeur des Centers for Disease Control and Prevention du pays. Pour l’instant, impossible de savoir si le virus est effectivement ré-apparu chez ces malades. Plusieurs facteurs entrent en jeu, comme la durée de l’immunité qu’une infection au SARS-CoV-2 pourrait conférer aux malades guéris.

« Nous sommes au courant de ces individus ayant été négatifs au Covid-19 avec un test de PCR (polymerase chain reaction, les tests nasaux analysés grâce à la génétique, ndlr) et ayant été testés positifs quelques jours plus tard« , a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’agence Reuters. Les directives de l’OMS stipulent qu’un patient ayant guéri du Covid-19 doit présenter deux tests de PCR négatifs, menés à au moins 24 heures d’intervalle, afin d’être autorisé à sortir de l’hôpital. Les patients en Corée du Sud étaient des candidats potentiels pour sortir de l’hôpital après un test négatif, toutefois, les tests administrés ensuite ont montré des résultats positifs.

Réactivation, faux négatifs ou absence d’immunité ?

Les autorités coréennes sont toujours à la recherche de la cause officielle de ces rechutes. Première hypothèse : celle d’un virus « endormi » dans l’organisme, qui finirait par se « réveiller. » Jeong Eun-kyeong, le directeur du Korea Centers for Disease Control and Prevention (KCDC), expliquait qu’il serait plus probable que le virus ait été réactivé plutôt que les patients aient été ré-infectés. « Nous penchons plutôt pour la réactivation comme cause possible mais en parallèle, nous conduisons des études sur ces cas« , a-t-il poursuivi. « Il y a eu de nombreux cas où un patient a été testé positif durant un traitement un jour puis positif un autre jour. » Pour l’instant, en l’absence de plus amples résultats scientifiques, les explications sur un possible « réveil » du virus restent superficielles.

La deuxième piste possible pour expliquer ces mystérieux cas est celle de tests défaillants, dont les résultats ne seraient pas fiables et qui conclueraient à des « faux négatifs. » Pas assez efficaces, ces tests ne détecteraient pas des charges virales très basses dans l’organisme du patient. Même si cette quantité est trop basse pour que le patient soit infectieux, elle ne permet pas d’affirmer que le patient est guéri.

Troisième possibilité, et sûrement la plus grave : les patients infectés puis guéris ne développent pas d’immunité contre le Covid-19. Si la maladie se représente, ils n’ont pas les anticorps nécessaires pour se défendre et se font donc ré-infecter une deuxième fois. Pour l’instant, la recherche n’a pas permis de déterminer combien de temps une infection au SARS-CoV-2 protège le malade guéri. Le Dr Anthony Fauci, épidémiologiste américain à l’Université d’Harvard, a déclaré que les personnes guéries du coronavirus seraient probablement immunisées pour une deuxième vague à l’automne 2020. « Mais des études préliminaires montrent que tous les patients guéris ne développent pas les anticorps nécessaires pour se protéger« , précise le site Business Insider.

Un nombre qui double d’une semaine à l’autre

Avec ses 116 cas, la Corée du Sud voit plus que doubler le nombre de possibles réinfections d’une semaine à l’autre. La semaine passée, ils n’étaient qu’au nombre de 51. « Étant donné que le Covid-19 est une nouvelle maladie, nous avons besoin de plus de données épidémiques pour établir des conclusions« , a déclaré l’OMS à l’agence Reuters.

En Corée du Sud, le premier cas de Covid-19 est apparu le 22 janvier 2020. Depuis la découverte de ce foyer, le pays a décidé de tester massivement sa population. 270.000 personnes ont pu être testées, à raison d’environ 15.000 dépistages quotidiens. La Corée du Sud a appelé ses habitants à respecter un confinement social strict jusqu’au 19 avril 2020. Mais de plus en plus de personnes font fi de ces directives compte tenu du beau temps et de la baisse des cas de contamination, rapporte le quotidien Business Insider. Lors d’une conférence sur la gestion des risques, le Premier ministre Chung Sye-kyung a affirmé lundi 13 avril 2020 que les directives seraient bientôt allégées. Elles exigent jusque-là que les habitants restent à la maison à tout prix, sous peine d’une importante amende à payer. Seules les sorties essentielles sont autorisées. Le Premier ministre a insisté sur le fait que même avec une politique de confinement amoindrie, la vie ne reprendrait pas subitement son cours normal.

Ils sont 25 de plus rien que pour la journée du lundi 13 avril 2020. 25 personnes, ajoutées aux 91 déjà recensées, chez qui le Covid-19 se serait « réactivé » après une première infection et guérison en Corée du Sud, selon les mots du directeur des Centers for Disease Control and Prevention du pays. Pour l’instant, impossible de savoir si le virus est effectivement ré-apparu chez ces malades. Plusieurs facteurs entrent en jeu, comme la durée de l’immunité qu’une infection au SARS-CoV-2 pourrait conférer aux malades guéris.

« Nous sommes au courant de ces individus ayant été négatifs au Covid-19 avec un test de PCR (polymerase chain reaction, les tests nasaux analysés grâce à la génétique, ndlr) et ayant été testés positifs quelques jours plus tard« , a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’agence Reuters. Les directives de l’OMS stipulent qu’un patient ayant guéri du Covid-19 doit présenter deux tests de PCR négatifs, menés à au moins 24 heures d’intervalle, afin d’être autorisé à sortir de l’hôpital. Les patients en Corée du Sud étaient des candidats potentiels pour sortir de l’hôpital après un test négatif, toutefois, les tests administrés ensuite ont montré des résultats positifs.

Réactivation, faux négatifs ou absence d’immunité ?

Les autorités coréennes sont toujours à la recherche de la cause officielle de ces rechutes. Première hypothèse : celle d’un virus « endormi » dans l’organisme, qui finirait par se « réveiller. » Jeong Eun-kyeong, le directeur du Korea Centers for Disease Control and Prevention (KCDC), expliquait qu’il serait plus probable que le virus ait été réactivé plutôt que les patients aient été ré-infectés. « Nous penchons plutôt pour la réactivation comme cause possible mais en parallèle, nous conduisons des études sur ces cas« , a-t-il poursuivi. « Il y a eu de nombreux cas où un patient a été testé positif durant un traitement un jour puis positif un autre jour. » Pour l’instant, en l’absence de plus amples résultats scientifiques, les explications sur un possible « réveil » du virus restent superficielles.

La deuxième piste possible pour expliquer ces mystérieux cas est celle de tests défaillants, dont les résultats ne seraient pas fiables et qui conclueraient à des « faux négatifs. » Pas assez efficaces, ces tests ne détecteraient pas des charges virales très basses dans l’organisme du patient. Même si cette quantité est trop basse pour que le patient soit infectieux, elle ne permet pas d’affirmer que le patient est guéri.

Troisième possibilité, et sûrement la plus grave : les patients infectés puis guéris ne développent pas d’immunité contre le Covid-19.

Source : Sciences et avenir

Marino Stozza
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