CoViD-19 : les femmes en première ligne

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CoViD-19 : les femmes en première ligne

Maïra Martin

«Il n’y a plus d’échappatoire possible. En temps normal, elles peuvent sortir pour aller travailler ou s’occuper des enfants. Ici, elles se retrouvent prises au piège dans un climat hautement anxiogène qui favorise l’apparition de gestes violents, et ce même dans les foyers auparavant sans violence.»

Maïra Martin insiste sur l’importance pour les victimes de demander de l’aide en cas de danger. «Les lignes d’écoute restent disponibles 24h sur 24, 7 jours sur 7. En cas de danger, il ne faut pas hésiter à sortir et à demander de l’aide à un proche ou à un commerçant. Les centres continuent d’offrir des services par téléphone et par courriel, et les maisons d’hébergement sont toujours ouvertes.

«Des mesures ont été mises en place dans ces dernières semaines pour limiter la propagation du virus. Il ne faut pas rester avec un partenaire violent par peur de la maladie.»

L’exemple de l’Ebola en 2014

«À l’échelle mondiale, les femmes représentent 70% des travailleurs de première ligne dans le secteur sanitaire et social», expose la directrice d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, dans une déclaration publiée le 23 mars.

Les conséquences à long terme de la pandémie pourraient donc être dramatiques pour les femmes du monde entier. Dans une entrevue accordée à la BBC, l’auteure et activiste féministe britannique Caroline Criado-Perez donne l’exemple de l’épidémie d’Ebola en 2014 en Afrique, où «75% des personnes décédées étaient des femmes – non pas parce qu’elles avaient une sensibilité biologique à ce virus, mais parce que, dans l’ensemble, ce sont elles qui soignaient les malades».

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Marino Stozza
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