Dans les Territoires palestiniens, les destructions de maisons de poursuivent

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Dans les Territoires palestiniens, les destructions de maisons de poursuivent

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Depuis les premiers cas de coronavirus détectés en Israël et dans les Territoires palestiniens, les autorités israéliennes ont procédé à des descentes dans une centaine de maisons, ont continué de s’emparer illégalement des terres palestiniennes ou de démolir certaines strucutures, sapant ainsi les efforts visant à enrayer la pandémie. 

Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard

Dans les Territoires palestiniens, l’occupation n’a pas cessé malgré le coronavirus. Alors que la vie tourne au ralenti, que les écoles sont fermées et que les habitants ne sortent plus de chez eux, les autorités israéliennes ont détruit près de 70 structures depuis le début de l’épidémie. « C’est une obligation légale du droit international : la force occupante, Israël, est responsable de la santé des occupés, les Palestiniens. Là, ils font le contraire », explique Karl Schembri, du Conseil norvégien pour les réfugiés. « Une folie ».

Des maisons, au moment où les habitants doivent être confinés, des tentes qui servaient d’hôpitaux de fortune, ou encore des installations pour avoir accès à l’eau ont ainsi été détruites. Ces démolitions « habituelles » constituent un facteur de stress supplémentaire pendant la pandémie, déplore Yara Asi, analyste politique au sein du think tank Al Shabaka : « Ces histoires ne s’arrêtent jamais. L’occupation est la même que d’habitude. La seule différence, peut-être, c’est que les autorités israéliennes portent des masques ou des combinaisons. Et peu importe la structure démolie ; à partir du moment où vous faites venir des soldats, du matériel de construction, vous ramenez le virus et vous augmentez le risque de transmission ».

En plus de ces démolitions, 217 Palestiniens ont été arrêtés, dont 16 mineurs. Et ces deux dernières semaines, une vingtaine d’attaques de colons israéliens ont été recensés, rapporte Amit Gilutz, porte-parole de l’ONG B’Tselem. « Les colons bénéficient d’une impunité presque totale, c’est pour ça que ces violences augmentent », dénonce-t-il. Des attaques qui engendrent des rassemblements et freinent les efforts pour lutter contre la propagation.

Source du post: RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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