Coronavirus dans les Outre-mer : hormis à Mayotte

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[DATA] Coronavirus dans les Outre-mer : hormis à Mayotte, un palier a-t-il été atteint ?

Simple palier ou tendance durable ? Les statistiques le montrent, ces derniers jours, le nombre de cas de coronavirus dans les Outre-mer progressent moins rapidement qu’auparavant, excepté à Mayotte. Le 11 avril, 1078 cas avérés et 19 morts étaient recensés depuis l’apparition du virus. Explication en plusieurs graphiques.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin le déclarait vendredi 10 avril : « Rien n’est gagné mais nous avons aujourd’hui quelques raisons d’être positifs« . En effet, depuis quelques jours, les courbes du nombre de cas avérés de coronavirus dans les Outre-mer grimpent moins rapidement que précédemment. Seule Mayotte connaît toujours une forte progression du nombre de cas (203 cas et trois décès au 12 avril).En revanche, dans plusieurs territoires, on constate  depuis plusieurs jours qu’il n’y a pas ou peu de nouveau cas confirmé :

  • Polynésie (51 cas) : pas de nouveau cas depuis le 8 avril
  • Nouvelle-Calédonie (18 cas)  : la dernière annonce de test positif remonte au 4 avril.
  • Guadeloupe (143 cas, 8 décès) : pas de nouveau cas annoncé depuis le 9 avril.
  • Saint-Martin/saint-Barthélémy (39 cas, deux décès) : un cas positif supplémentaire depuis le 8 avril.
  • Guyane (86 cas) : le 10 avril, deux cas supplémentaires ont été annoncés. Aucun cas avéré le 11 avril.
  • Martinique (156 cas, 6 décès) : deux cas supplémentaires annoncés depuis le 8 avril.
  • Saint-Pierre et Miquelon (un cas) : Pas de nouveau cas depuis le 4 avril.
  • Wallis et Futuna : aucun cas déclaré.

Pour autant, rien n’indique que le pic de l’épidémie est atteint et une grande prudence s’impose à tous. S’agit-il d’un simple palier ou d’une tendance qui se confirmera dans le temps? Nous vous fournissons ici des données factuelles qui ne préjugent pas de l’évolution à venir.

Depuis l’apparition des premiers cas, Outre-mer la 1ère a recensé l’évolution du nombre de cas quotidiennement. Regardez cette courbe :

Guadeloupe et Martinique : ralentissement

Les courbes pour la Guadeloupe et de la Martinique montrent bien que les contaminations sont moins fortes qu’il y a une semaine :

Guyane : une évolution par palier

En Guyane, la courbe du nombre de cas montre une évolution régulière avec davantage de paliers.

La Réunion

Pour La Réunion, qui connaît le plus grand nombre de cas avérés de coronavirus (388 au 11 avril) et qui est également le département d’Outre-mer le plus peuplé, la courbe évolue également moins rapidement depuis une semaine.

Mayotte : « situation inquiétante »

Dans son avis rendu public le 10 avril, le Conseil scientifique mis en place par le gouvernement, qualifiait la situation à Mayotte de « particulièrement préoccupante« . Ce 12 avril, le 101ème département français comptabilise 203 cas de coronavirus et la courbe ne s’aplatit pas, contrairement à la plupart des autres territoires ultramarins :

Des chiffres à manier avec prudence

Ces données sont bien évidemment à manier avec prudence. Il ne s’agit que des cas confirmés par des tests de dépistage. Or le Conseil scientifique a bien insisté dans son avis du 8 avril : en Outre-mer, il faut « tester, tester, tester ». Les scientifiques ont également précisé que « L’épidémie dans les territoires d’Outre-mer va s’aggraver dans les semaines qui viennent ». Ils s’accordent à dire que le pic de l’épidémie y interviendra après celui qui sera constaté en France Hexagonale. 

Les territoires d’Outre-mer ont en effet enregistré les premiers cas de coronavirus avec un décalage de plusieurs semaines par rapport à l’Hexagone (voir ici notre chronologie). Les mesures de confinement, en revanche, sont intervenues en même temps en France hexagonale et dans les Outre-mer, soit le 17 mars. Les transports aériens ont été réduits à leur minimum, les arrivants sur les territoires placés en quatorzaine, afin de réduire les risques de cas importés.

A ce stade, rien ne permet de préciser si ce relatif aplatissement de la courbe du nombre de cas dans les Outre-mer sera durable ou s’il s’agit d’un palier. Seule certitude, le Conseil scientifique « considère indispensable le maintien strict du confinement dans les territoires d’outre-mer, jusqu’au décours du passage du pic épidémique ».

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Maria Rodriguez
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