Des daims se baladent dans les rues de Boissy-Saint-Léger : “Certains pensaient que c’était un canular”

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AFP drive corona
Pas sûr qu’ils se soient munis d’une attestation de déplacement dérogatoire avant de sortir : deux daims ont été surpris en train de se balader paisiblement ce weekend dans une rue déserte de Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne. Tournées dimanche matin, les images ont été diffusées et largement partagées sur Twitter. La vidéo, relayée et repostée par de nombreux internautes, atteint même parfois près de 900 000 vues.C’est Christophe Legrand, un architecte paysagiste qui réside à Boissy depuis un peu plus de cinq ans, qui a surpris la scène depuis son appartement. « Je venais de me réveiller, il était à peine 8 heures et je préparais mon petit-déjeuner après avoir ouvert les fenêtres pour profiter de l’air frais, raconte l’habitant à France 3 Paris Île-de-France. J’ai entendu un bruit étrange de sabots, ça ne sonnait pas comme des chevaux. Alors j’ai passé la tête par ma fenêtre et j’ai vu deux daims magnifiques avec leurs bois qui marchaient tranquillement dans la rue Vallou de Villeneuve, avant de déboucher sur la rue de Paris.«

Certains commentaires pensaient que c’était un canular avec des images trafiquées

Christophe Legrand, aujourd’hui étonné de voir le succès de ses images en ligne, a ensuite eu le réflexe de prendre son téléphone pour filmer : « Je ne m’imaginais pas que la vidéo sortirait de mon cercle de connaissances quand je l’ai postée sur Facebook. Depuis j’ai même eu des retours de la part d’amis qui m’envoyaient les images, ça a circulé à une vitesse assez incroyable. Et les réactions des gens sont parfois surprenantes, certains commentaires pensaient que c’était un canular avec des images trafiquées.«

Des daims du domaine de Piple

D’après la mairie, les cervidés viennent du domaine autour du château du Piple, sur lequel on compte une centaine de daims. « On a la chance à Boissy de vivre dans une ville à la campagne« , explique de son côté Régis Charbonnier (PS), maire depuis 12 ans, qui précise que 70 % des 980 hectares de superficie totale de la commune sont couverts par des espaces forestiers et naturels.

Ils sont repartis seuls, sans incident, après leur petite promenade matinale

« C’est vrai qu’on a l’occasion d’en observer parfois la nuit à proximité du domaine, mais c’est plus exceptionnel de voir des daims en plein centre-ville, la journée, estime l’édile. D’habitude, la police municipale les reguide vers les espaces boisés. Là c’est assez cocasse, on dirait que les daims regardent successivement à gauche et à droite au bout de la rue, comme s’ils vérifiaient le passage des voitures sur un passage piéton. Ils sont repartis seuls, sans incident, après leur petite promenade matinale. » Sur 16 684 habitants, le maire estime par ailleurs le nombre de cas de contamination au Covid-19 à une vingtaine dans la commune.Si la nature est dans les faits certes très loin de reprendre possession de nos villes, la biodiversité est davantage remarquée avec le confinement. Alors que la présence humaine visible se réduit et que la pollution sonore chute notamment à proximité des axes routiers, les vidéos d’animaux sauvages en zone urbaine se multiplient depuis le début de la crise.

Canetons sur le périphérique, chant des oiseaux à Paris…

Vendredi soir, toujours dans le Val-de-Marne, des images diffusées également sur les réseaux sociaux montraient la présence de poneys et d’un zèbre dans les communes de Champigny et Chennevières – des animaux qui appartiendraient au cirque Badin, installé temporairement à Ormesson, d’après le HuffPost.Autre scène insolite, cette fois à Paris : une vidéo diffusée mercredi 25 mars dernier par la préfecture de police sur Twitter montrait une portée de canetons et leur mère en train de marcher sur le bas-côté du périphérique. Le tout, encadrés par des motards de la DOPC, la direction de l’ordre public et de la circulation.Le confinement et la chute de la pollution sonore sont enfin l’occasion d’entendre beaucoup plus le chant des oiseaux en région parisienne. De quoi compter les espèces à sa fenêtre : la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) a même lancé un défi, « Confinés mais aux aguets !« , appelant les volontaires à prendre 10 minutes par jour avant d’enregistrer leurs données.
 

Source: Franceinfo

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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