les diagnostics reprennent au compte-gouttes, Franchise

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pourquoi les autorités de santé parlent désormais de "plateau" et non plus de "pic" épidémique

Performance énergétique, amiante, termites… Sans diagnostics immobiliers, aucune cession d’appartement ou de maison n’est possible. Or avec la pandémie de Covid-19, l’activité des diagnostiqueurs est extrêmement limitée, tout comme les transactions. Dans ces conditions, lancer aujourd’hui un processus de vente s’annonce hasardeux.

« Lorsque le gouvernement a décidé du confinement, nous avons tout arrêté », explique Lionel Janot, président de la Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier (FIDI). Pour ne pas « bloquer toute la chaîne », la filière a ensuite travaillé à la mise en place d’un protocole, afin de pouvoir reprendre le travail, lorsque cela est possible, « en maîtrisant les risques ». A l’image de ce qui a été fait dans le BTP . Il devrait être finalisé à la fin de cette semaine.

Demandes « très ponctuelles »

Certaines entreprises du secteur ont anticipé. Après avoir fermé ses 105 agences le 16 mars et stoppé toutes ses interventions, Ex’im France répond ainsi désormais à quelques-unes des demandes de ses clients. « Nous réalisons actuellement environ 10 % de diagnostics par rapport à la normale », témoigne Yannick Ainouche, son PDG. « Nos équipes se rendent uniquement dans les logements vacants, et ce depuis plus de 72 heures », explique-t-il. « Notre protocole prévoira aussi que les lieux dans lesquels nous intervenons restent vident 48 ou 72 heures après notre passage, note Lionel Janot. Nous ne devons en aucun cas contribuer à la propagation du virus. »

Cependant, remarque encore le président de la FIDI, dans le domaine de la vente et de la location de logements, les demandes ne sont que « très ponctuelles ». Alors que les clients sont confinés, que les agents immobiliers ne peuvent plus organiser de visites et que les études de notaires tournent au ralenti , tout le système est grippé. « Nous intervenons davantage pour des diagnostics avant travaux, dans des situations d’urgence. Dans le cadre de la maintenance d’une route, il faut par exemple effectuer des carottages pour vérifier qu’il n’y a pas d’amiante sous les couches de bitume », explique-t-il.

« Logique sécuritaire »

A l’issue du confinement, y aura-t-il un embouteillage des diagnostics à réaliser ? Yannick Ainouche le craint et plaide même pour un prolongement de la validité des diagnostics réalisés avant le confinement et qui pourraient devenir rapidement caducs. Cela concerne en réalité essentiellement le diagnostic termites, d’une validité de six mois, quand celui dédié à la performance énergétique, par exemple, est valable dix ans.

« C’est un peu tôt pour le dire, estime de son côté Lionel Janot, puisqu’on ne sait pas comment le secteur de l’immobilier et le secteur des travaux vont se porter. » En tout cas, assure-t-il, « la reprise, ça ne sera pas on/off. Nos habitudes de travail, la façon dont nous organisons nos rendez-vous avec nos clients, ne seront plus les mêmes. Nous serons obligés de respecter une logique sécuritaire pendant au moins six mois ».

Cette reprise pourrait en outre être compliquée par des contraintes matérielles : de nombreux diagnostiqueurs ont donné aux personnels soignants les masques qu’ils utilisent pour effectuer la recherche d’amiante. « Nos stocks sont actuellement très bas », note Lionel Janot. Il faudra être en mesure de les reconstituer.

Source : site web ici

Pascal Guy
Pascal Guy
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