Droits des femmes… à entreprendre

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Alors que l’on célèbre ce 8 mars la journée des droits de la femme (trop souvent raccourcie en « journée de la femme », et travestie en une fête commerciale), il me semble opportun de parler de l’entrepreneuriat au féminin. De manière générale, le monde entrepreneurial et des start-up reproduit déjà beaucoup de pièges et discrimination du monde professionnel en général, on pourrait même dire qu’il les amplifie. Heureusement, plusieurs initiatives et réseaux organisent l’échange d’expérience, et la solidarité : JUMP, Diane, Les Audacieuses, Beabee

Chronique signée Roald Sieberath, Multi-entrepreneur, coach de start-up et venture partner pour LeanSquare, directeur de AI Black Belt, professeur invité à l’UCL et à l’UNamur.

On peut remarquer que « entreprendre » est un terme valise : il englobe l’indépendant dans son entreprise unipersonnelle, jusqu’au fondateur d’une start-up/scale-up ambitieuse. Dans le premier cas, il y a eu sur la décennie écoulée une forte progression du nombre de femmes qui se lançaient dans une activité indépendante (souvent conseil, soin aux personnes, etc.)

On pourrait croire que les obligations familiales sont un frein, mais au contraire, des enquêtes ont montré que la flexibilité d’horaire permise par un statut d’indépendant a souvent été citée comme un avantage par les femmes concernées (à noter que c’est aussi influencé par un facteur générationnel, où les moins de 40 ans ont un partage de tâches familiales plus équitable que les plus âgés).

Le taux de femmes entrepreneuses ne cesse d’augmenter, et c’est certainement quelque chose à encourager. On peut tout de même remarquer (et regretter) que les structures sont en moyenne plus petites, et avec moins de chiffres que celles des hommes. Par contre, on peut saluer qu’un côté plus conservateur des femmes aboutit à ce que leurs entreprises soient en moyenne plus rentables ! Quand on envisage les entreprises de plus de 10 personnes, là, malheureusement, le taux de femmes entrepreneuses chute : il n’y aurait que 14 % de dirigeantes d’entreprise (chiffres français). Encore plus rares : les entrepreneuses à la tête d’une start-up technologique. Certes oui, elles existent, mais ce sont alors souvent des super-women sorties avec brio d’écoles de commerce ou d’ingénieurs, ce qui est très bien… mais freine qu’une frange plus large de femmes puisse s’identifier à de telles ambitions.

Sans doute qu’une piste utile est d’avoir davantage de femmes business angels et investisseuses (ce que fait WBAC, une initiative de BeAngels).

Enfin, si on est convaincu de la valeur de la diversité, il est utile d’associer hommes et femmes parmi les fondateurs. Ouvrons les portes, croisons les réseaux : l’entrepreneuriat féminin va continuer à grandir !

Source de cet article : Lalibre.be

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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