Drôme : le rocambolesque meurtre de Chanteperdrix

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Drôme : le rocambolesque meurtre de Chanteperdrix

 

Un suicidé ficelé dans 25 mètres de fil de fer… Des témoins morts avant d’être interrogés… Un enfant qui accuse sa mère… Un avocat provoquant en duel (au sens propre du mot) un procureur… Des conseils municipaux menaçant de démissionner… Trois non-lieu… Sept ans de rebondissements avant la chute finale… tout bon scénariste qui se respecte dirait que c’est beaucoup trop pour une seule et même histoire et qu’il faudrait voir à la simplifier.

Impossible dans l’affaire de Chanteperdrix. Parce qu’il ne s’agit ni d’un roman, ni d’un film, mais d’une enquête criminelle qui passionna la presse française dans les années 30′.

« Rien n’a manqué à cette ahurissante et dramatique affaire » commenta un journaliste quand arriva enfin l’épilogue. On vous laisse juge…

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1931 dans la Drôme. Non loin de Romans, à Peyrins, Gabriel Manin est un agriculteur de 28 ans. Sur sa ferme de Chanteperdrix, il vit avec sa femme Marie, 25 ans, et leurs trois enfants.

N’imaginez pas des scènes touchantes de bonheur familial. À Chanteperdrix on a plus tendance à se lancer des noms d’oiseau à la figure qu’à roucouler. Le ménage ne roule pas sur l’or et ce n’est un secret pour personne, madame est plutôt du genre volage…

C’est dans cette ambiance que le 2 mai, Gabriel prend sa bicyclette et part pour affaires à Génissieux, à quelques kilomètres de là. Du moins c’est ce que dit sa femme. Car en fait, à partir de cette date, plus personne ne le revoit…

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Gabriel Manin et sa ferme de Chanteperdrix. Archives

Inquiète Marie ? Pas vraiment. Face aux voisins, elle peste plutôt contre ce mari qui est sans doute parti avec une femme pour le Maroc et la laisse seule avec trois très jeunes enfants. Devant d’autres habitants, elle s’interroge aussi à voix haute : à moins que Gabriel se soit suicidé à cause de leurs dettes ? Dans tous les cas, il faut bien finir par prévenir les autorités. L’épouse délaissée alerte la gendarmerie et la mairie et fait constater l’abandon du domicile. Et très rapidement, Marie demande le divorce.

Gérer la ferme seule va être difficile ? Mais non. Pour l’aider il y a Paul Puzin. Âgé de 17 ans, il est le commis de la maisonnée. Il est aussi l’amant de Marie disent les commères. Rumeur infondée ? Gabriel disparu, Paul a en tout cas pris la place du maître dans le lit conjugal…

De quoi faire jaser la population, mais pas de quoi faire sourciller les gendarmes. La disparition de Gabriel ne donne même pas lieu à une véritable enquête. Jusqu’au 12 juin.

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Ce jour-là, à Saulce, un peu plus en aval du Rhône, un marinier découvre un corps flottant dans le fleuve. Le noyé a de quoi intriguer. Encore à moitié dans un sac de toile, saucissonné par des mètres de fil de fer, seul son bras droit est libre. L’homme est visiblement mort d’une blessure par balles à la tête. Quand on fouille ses poches, son identité ne fait guère de doute : il s’agit de Gabriel Manin.

Marie Manin. Archive

Marie Manin. Archive
 

Pour Marie, inutile de vérifier que c’est bien son époux. La veuve affirme aux gendarmes qu’elle prend en charge les obsèques immédiatement. De toute façon, maintenant elle en est sûre : Gabriel s’est suicidé. En se mettant dans un sac, en se ficelant et en se tirant une balle ? Oui. Et la belle est si convaincante que les enquêteurs tombent d’accord avec elle. Le noyé s’est tué lui-même, premier non-lieu dans l’affaire de Chanteperdrix. Ce ne sera pas le dernier.

Mais pour la famille de Gabriel, impossible de croire à ce scénario. Quel désespéré utiliserait 25 mètres de fil de fer et se mettrait dans un sac ? ! La gendarmerie ne veut rien faire ? Un détective privé est engagé. En quelques mois, l’homme monte un dossier pointant tous les éléments troublants. Une voiture, une torpédo, a notamment stationné le soir de la disparition devant la ferme. Plusieurs témoins ont évoqué aussi une altercation entre Gabriel et le commis. Enfin, on a découvert dans la maison du fil de fer et de la toile de sac identiques aux éléments trouvés sur le cadavre… Des indices si troublants qu’en septembre, le parquet de Valence nomme un juge d’instruction pour tout réexaminer. La conclusion tombe fin novembre. Effectivement Gabriel a peut-être été tué note la justice. Mais on ne sait pas par qui. Du coup ? Deuxième non-lieu !

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Comment réagit-on à Peyrins ? Mal. La rumeur enfle: tout le monde est persuadé que Marie est à l’origine de la mort de son époux. Et le fait que la jeune femme quitte le pays en laissant ses trois enfants à sa famille n’améliore pas son image. Ce sera d’abord Grenoble puis la banlieue parisienne. Avec Paul Puzin ? Perdu. Au jeune commis, finalement parti à l’armée, Marie a d’abord préféré un autre amant. Puis à Boulogne-sur-Seine (actuel Boulogne-Billancourt) elle s’est mise en ménage avec un ouvrier de chez Renault qui a quitté femme et enfant pour ses beaux yeux.

Mais si la jeune veuve a tourné le dos à la Drôme, sur place on ne l’oublie pas, même si les années défilent.

Car le temps passe mais six ans plus tard, l’affaire de Chanteperdrix fait toujours causer. Au point qu’en février 1937 une lettre anonyme relance à nouveau l’enquête. Une lettre anonyme… et un gendarme nouvellement affecté sur place qui trouve que tout cela mérite quelques éclaircissements…

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Le lieutenant Poncet entend donc ce que Paul Puzin a à dire. Le jeune homme est si nerveux qu’il ne revient pas quand il est à nouveau convoqué le 16 février. On ne retrouve que sa bicyclette au bord de l’Isère.

Poncet pense alors s’appuyer sur les témoignages de voisins. Mais à Chanteperdrix, tous ceux qui ont quelque chose à dire meurent avant d’être entendus…

« Je n’ose plus interroger personne »…

Le fermier Christophe, qui avait vu la fameuse torpédo le 2 mai au soir, est décédé. Tout comme le père Pipet qui disait « avoir vu des choses ». Et tout comme Auguste Montagne, autre voisin, ancien « galant » de Marie qui était proche de la ferme le soir du drame. Convoqué, il meurt d’une congestion cérébrale juste avant. « Je n’ose plus interroger personne » lâche dans la presse le lieutenant Poncet…

Reste une piste qui vient à l’esprit du gendarme. Au moment de la mort de Gabriel, son fils aîné avait 5 ans. Serait-il possible qu’il se souvienne de quelque chose ? En présence de son instituteur et du directeur de l’école, l’enfant est interrogé début mars. Pas de doute il a des souvenirs, il est capable de décrire la maison alors qu’il n’y a pas mis les pieds depuis le drame. Car dès le lendemain de la disparition de son père, sa mère lui a fait quitter les lieux pour le confier aux grands-parents. Et de quoi se souvient-il concernant le fameux soir ? De sa mère et de Paul ramenant à l’intérieur son père, le visage tout ensanglanté. Sa mère lui a dit qu’il était tombé sur une pierre. Après cette scène, l’enfant n’a jamais revu Gabriel.

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Le parquet de Valence ressort donc une nouvelle fois le dossier et fait savoir à Marie Manin qu’on souhaiterait vivement l’interroger. C’est ainsi que début mars, la veuve est de retour au pays. Après une première discussion, on la met face aux révélations de son fils. « Un enfant qui ose dire des choses pareilles, cela mérite qu’on le tue » s’exclame-t-elle…

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Problème, face à sa mère, le fils revient en partie sur ses confessions. « J’ai eu tort de dire cela » affirme-t-il devant les enquêteurs. Quand on lui demande pourquoi, la réponse remet les choses en perspective : « Un monsieur est venu et a prévenu mon grand-père. On m’a dit que j’avais tort de raconter ça parce que ça ferait mettre maman en prison »…

Mais finalement les aveux ou non de l’enfant ne sont plus essentiels. Car après des heures d’interrogatoires, Marie finit par parler. Selon elle Paul Puzin a tué son mari par jalousie. Et elle n’a rien dit parce que Paul était bien son amant. Reste que la torpédo aperçue le 2 mai au soir n’appartient pas à Puzin mais à un ami, un certain Henri Tortel… que Marie dénonce aussi. Le jeune maquignon lui faisait aussi la cour. Il aurait aidé Puzin à faire disparaître le corps.

Tortel, 26 ans, a quitté la Drôme et travaille désormais en Isère à Pont-de-Claix. En attendant de le trouver, on interrogerait volontiers son père pour le connaître un peu mieux. Mais le paternel vient de se suicider… Un témoin de plus qui ne parlera pas… Reste le fils qui est finalement interpellé, histoire d’éclaircir son éventuelle participation.

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L’affaire se résume désormais à un cliché de roman de gare : l’amant a tué le mari. Mais quel amant ? Et avec quelle participation de l’épouse ?

Henri Tortel. Archive

Henri Tortel. Archive
 

Puzin disparu, ne reste que Marie et Tortel pour éclaircir la question. Tandis que la première est décrite comme une Messaline dans la presse de l’époque, le maquignon ne s’en tire pas mieux. « Taillé comme à coups de hache, il ne brille pas par une intelligence particulière. C’est une brute dans toute l’acceptation du terme » écrit-on de lui alors…
Interrogé, il finit par avouer sa participation. Puzin serait venu le chercher le fameux soir. Ils auraient mis le cadavre dans sa voiture et auraient été le jeter en aval du barrage de Châteauneuf-sur-Isère. Son seul tort en somme, « avoir aidé un camarade ».

« Le conseil municipal, s’inspirant de la rumeur publique »…

Avec ces aveux ou demi-aveux, cette fois, on se dirige tout droit vers les assises. Sauf que Tortel se rétracte et nie tout. Quant à Marie, la justice la remet en liberté provisoire. Un déroulé qui ne plaît pas à l’opinion publique sur place. Et si Tortel avait aussi tué son père ? Voilà ce qu’on dit sur place même si pour les gendarmes il s’agit bien d’un suicide. Et puis libérer Marie ? ! Impensable, même pour les élus locaux qui font peu de cas de l’indépendance judiciaire… De toute façon dans le pays on en est à penser que Marie a séduit les juges et qu’il y a eu des pressions.

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Le 12 mars le conseil municipal de Peyrins dans son ensemble menace de démissionner, suivi par deux autres communes alentour, pour dénoncer la façon dont est menée l’affaire. Il se contentera finalement de voter la motion suivante : « Le conseil municipal, s’inspirant de la rumeur publique, proteste énergiquement contre la mise en liberté provisoire de la femme Manin et vote une motion de félicitations au lieutenant Poncet pour l’initiative intelligente et le zèle qu’il a déployés et l’engage à poursuivre ses efforts jusqu’au but final »…

Poursuivre les efforts cela passe par retrouver Paul Puzin. L’avocat de la famille Manin affirme avoir reçu une lettre de sa part où il reconnaît sa culpabilité. Mais la lettre est forcément fausse. Car le 21 mai au petit matin, on repêche le corps de Paul Puzin dans l’Isère, au barrage de Châteauneuf. Sa famille l’identifie grâce à ses vêtements. Le jeune homme s’est bel et bien suicidé.

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Trois accusés, dont un décédé, cette fois l’enquête paraît avoir été bouclée et l’on n’attend plus que le futur verdict des jurés. Mais à Chanteperdrix, à chaque fois que le dénouement approche, un rebondissement semble sur le point de tout faire basculer. Et le suivant est particulièrement rocambolesque.

Alors que partie civile et accusation fourbissent leurs armes, les épées sont presque de sortie pour de vrai ! Entre l’avocat de la famille Manin, Jean-Charles Legrand, et le procureur Verne (petit-fils de Jules), rien ne va plus. Legrand a osé dire que les premiers non-lieu ont été prononcés après des pressions politiques. Le procureur, lui, juge les méthodes de Legrand indignes et écrit dans un rapport qu’une sanction contre lui soulagerait tous les barreaux de France… Legrand juge son honneur mis en cause… et réclame un duel à son adversaire comme au temps des mousquetaires. Exigeant réparation par les armes, il envoie même ses deux témoins au procureur ! Conclusion ? La hiérarchie de ce dernier lui interdit de se battre. Legrand menacé de sanction finit par démissionner et est finalement radié du barreau ! Qui prendra la suite pour défendre les Manin ? Sa femme, avocate aussi…

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Encore faut-il arriver au procès… Car le 24 juin 1937, énième rebondissement. Finalement la justice juge qu’il n’y a pas assez de charges contre Marie Manin. Un troisième non-lieu est donc prononcé la concernant ! Colère des habitants de Peyrins, des élus, et de la famille du mort qui fait appel devant la cour de Grenoble.

Que dit Grenoble ? Que ce non-lieu doit être annulé.

Que fait la défense de Marie Manin ? Elle va en cassation.

Et que dit au final la cour de cassation ? Qu’il y a eu vice de procédure et qu’il faut relancer une nouvelle instruction…

Au gré de ces décisions le temps a passé. Nous sommes alors en avril 1938, et près de sept ans après les faits, il faut tout recommencer à zéro, en annulant du même coup quasiment tous les éléments d’enquête! Seul le premier dossier de 1931 reste valable, celui-là même qui concluait au suicide de Gabriel Manin…

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Cette fois c’est à Tournon, en Ardèche, que l’on dépayse le dossier et que la nouvelle instruction est lancée. Comme la justice n’est plus à une péripétie près, on prononce la liberté provisoire d’Henri Tortel. L’homme sort de prison… et est arrêté aussitôt dès la porte franchie, dans le cadre de la nouvelle enquête…
Quant à Marie Manin, elle qui était libre voit aussi un mandat d’arrêt prononcé contre elle. Le 22 avril 1938 elle est donc aussi arrêtée et enfermée à La Petite Roquette à Paris en attendant son transfert à Tournon.

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Sept mois plus tard, enfin, l’affaire de Chanteperdrix passe aux assises. Le procès de Marie et Tortel s’ouvre le 14 novembre au tribunal de Privas.

On commence par retracer la vie de Marie. Elle a épousé Manin alors qu’elle avait à peine 17 ans. « Mariage mal assorti » juge le président Barnouin, « votre mari était un terrien amoureux de la terre, vous une fille de la ville. Et tout de suite vous avez trompé votre mari ». Et d’insister : « En l’absence de votre mari c’était un défilé d’hommes chez vous. Des jeunes, des vieux… » Voilà pour la présentation…
La presse n’est pas plus charitable : « Que cette épouse assoiffée de volupté ait exercé un ascendant certain sur les deux grands garçons à qui elle s’était donnée, il suffit de la voir pour s’en convaincre » écrit-on. « Un beau visage finement modelé, des grands yeux illuminés d’une magnifique et sombre ardeur, elle représente le type classique de la femme fatale à laquelle nul ne résiste » ajoute un reporter…

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Sinon, reste les faits…

Marie maintient ce qu’elle a dit : Puzin et Tortel sont arrivés avec son mari déjà mort, elle n’a rien fait et n’a rien dit par peur des représailles de ses deux amants.

Henri Tortel. Archive

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Henri Tortel, lui, nie tout en bloc. Il n’était même pas là. Il a certes avoué par moments au cours de l’instruction. Mais ces pièces du dossier ont été annulées.

Dossier de toute façon maigre. La balle extraite du corps de Manin… a été perdue. Le revolver ou fusil qui a servi… n’a jamais été cherché… Et les potentiels témoins sont tous morts. Sans parler de Puzin, le coupable désigné mais le grand absent. « Le jour où j’ai connu cette femme j’aurais mieux fait de me noyer » aurait-il dit au lieutenant Poncet qui vient témoigner à la barre. La cour n’en apprendra pas plus.

« Ce n’est pas moi qui ai tué ton papa »

Marie Manin. Archive

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À moins que le fils aîné des Manin ne change la donne ? On fait venir le petit garçon à la barre. Ce sera le seul moment où Marie Manin éclatera. En larmes, elle s’écrie en le voyant arriver : « Ce n’est pas moi qui ai tué ton papa ». Mais comment demander à un enfant de 12 ans de témoigner contre sa mère ? « Cette comparution est inhumaine, je demande qu’on renonce à entendre cet enfant » s’exclame le juge. Et toutes les parties, pour une fois, sont d’accord. Le fils Manin ressort du tribunal aussitôt, sans avoir parlé.

Reste les récits des voisins, des voisines. Mais sept ans après les faits, les témoignages sont flous et ressemblent surtout à des commérages sur la vie volage de Marie. « Dans ce pays-là chaque femme est gardienne de la vertu des autres » note ironiquement le procureur.

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Le 18 novembre, chaque camp prend la parole une dernière fois avant le verdict. Les parties civiles réclament « un châtiment sévère ». L’avocat général ne s’oppose pas à des circonstances atténuantes. Parce que Tortel a sans doute eu un rôle secondaire et parce qu’il « répugne à réclamer contre une femme, contre une mère, la peine capitale ». L’avocat de Marie affirme, lui, que seule la rumeur accuse sa cliente.

Le verdict tombe dans la soirée : huit ans de travaux forcés pour Marie, cinq pour Tortel.

Point final ? Presque. Même si les deux accusés acceptent le verdict, ils se pourvoient quand même en cassation quelques jours plus tard. Pour le plaisir d’une ultime péripétie? Pour espérer vraiment un nouveau procès ? Non. La raison était tout autre, il s’agissait de rester encore un peu à la prison de Privas, le temps de l’examen de leur dossier. À l’époque elle passait pour la plus confortable de France…

« Rien n’a manqué à cette ahurissante affaire » avait conclu un journaliste de l’époque. Pas faux.

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La source officielle de cet article : ledauphine.com

Maria Rodriguez
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