Edouard Philippe : le Covid-19, «une crise qui va durer»

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«Il va falloir tenir.» A la sortie d’une réunion par visioconférence avec tous ses ministres organisée depuis le ministère de l’Intérieur, Edouard Philippe a affirmé que le pays n’en était qu’au «début» de la «vague épidémique» de Covid-19 «qui déferle sur la France». «Une vague élevée» qui «soumet l’ensemble du système de soin et du système hospitalier à une tension redoutable», a déclaré le Premier ministre, évoquant le «lourd» bilan des «24 dernières heures» (365 décès). «Nous nous installons dans une crise qui va durer, dans une situation qui ne va pas s’améliorer rapidement», a poursuivi le chef du gouvernement, déplorant une «situation difficile».

Pour répondre aux critiques qui se multiplient, tant du côté de l’opposition que sur les réseaux sociaux, Philippe a promis, samedi, une sorte d’«opération vérité». Il tiendra, samedi, un «point presse détaillé» aux côtés de son ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, pour répondre à «toutes les questions que les Français se posent légitimement […] de la façon la plus claire et la plus transparente» possible, a souligné le chef du gouvernement. Masques, tests, «stratégie» sanitaire… Le Premier ministre espère dégonfler les polémiques qui se multiplient ces derniers jours et viennent mettre à mal les tentatives d’union sacrée dans la «guerre» au coronavirus déclarée le 12 mars par Emmanuel Macron.

Un «mot particulier» pour les profs

Depuis la cour de la place Beauvau, Edouard Philippe avait commencé par, longuement, «remercier très chaleureusement» ceux qui continuent de travailler durant cette période de confinement et «mobilisés pour faire face à cette situation». Tous les soignants mobilisés mais aussi les forces de l’ordre, les pompiers, les militaires… Après la polémique malheureuse déclenchée par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, le chef du gouvernement a tenu à avoir un «mot particulier pour les enseignants». Ils font «un travail remarquable […] pour garantir la continuité pédagogique dont nos enfants ont besoin», a-t-il souligné, félicitant leurs «trésors d’invention» pour maintenir les liens avec leurs classes. Un couplet nécessaire pour éviter de laisser s’installer une nouvelle fois l’idée que les professeurs ne travailleraient pas puisque leurs écoles sont fermées…

Le Premier ministre a enfin remercié les maires, les salariés de la grande distribution ainsi que les routiers. «Je veux [leur] dire merci et je veux leur dire que la reconnaissance de la Nation leur est acquise, a-t-il assuré. Sans eux, le pays s’arrêterait complètement.» Comme un besoin, pour le pouvoir exécutif, de reconsolider des liens alors que les difficultés sont là. Et vont durer.


Lilian Alemagna

Source du post: liberation.fr

Marino Stozza
Marino Stozza
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