Effet "Keiratsu"

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LIBRE ECO WEEK-END | CO-ENTREPRENEUR CAFE #37

La première fois que j’ai entendu parler de « keiratsu » dans un contexte de start-up et de leur financement, c’est il y a une vingtaine d’années. Le fameux investisseur John Doerr, avait introduit le concept dans sa firme de VC (Venture Capital) Kleiner Perkins, célèbre pour avoir investi dans Compaq, Netscape, Amazon, Google, Nest, Twitter,…

Chronique signée Roald Sieberath, Multi-entrepreneur, coach de start-up et venture partner pour LeanSquare, directeur de AI Black Belt, professeur invité à l’UCL et à l’UNamur.

Un « keiratsu », c’est un terme économique venu du Japon, où il désigne un système de participations croisées entre entreprises, généralement avec une banque au centre. Ce dispositif aligne davantage la connaissance et les intérêts des uns et des autres, et crée des effets de synergies bénéfiques pour tous. Dans le monde du VC, c’est l’investisseur qui peut jouer le rôle de « banque » et de créateur de liens.

John Doerr a utilisé cet effet dans les participations de Kleiner Perkins, a organisé de grands CEO meetings entre elles, ce qui a permis de détecter et amplifier des collaborations et partenariats.

Plus proches de nous, des investisseurs européens adoptent cette pratique de faire se rencontrer les fondateurs de boîtes investies. Je connais des entrepreneurs qui résistent à aller à ces meetings, qui voient ça comme une distraction : les autres boîtes du portfolio sont généralement dans des autres industries, sur d’autres marchés. Et pourtant…

Dans mon fonds aussi (chez LeanSquare), on a voulu organiser une journée commune pour les fondateurs et équipes de la quarantaine de start-up en portefeuille. Cela a été l’occasion de partages et de connexions, à bien des niveaux : de la connaissance bien entendu (avec une thématique corporate venturing chez John Cockerill), mais aussi de l’informel, et du réseau.

Et on réalise alors que la force d’un « keiratsu » n’est pas nécessairement là où on l’attendait : ça peut être des petits contacts et tuyaux informels, des cartes de visite échangées, des recommandations pour une embauche, ou pour un prestataire de service. Et surtout, des éléments de partage, de plaisir, de fierté de faire partie d’un mouvement entrepreneurial avec bien des similitudes, parmi sa diversité.

Pour dernier rappel que ça reste bien une aventure humaine avant d’être une histoire de chiffres, cette réflexion de John Doerr que l’on challengeait sur son appétit à avoir des grosses participations (15 à 20 % pre-IPO) : quel que soit le deal que l’on taille, ne pas blesser la main de l’entrepreneur en face.

Source de cet article : Lalibre.be

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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