En mai, retour au vol habité des Américains

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En mai, retour au vol habité des Américains

« Tous les employés et sous-traitants doivent passer au télétravail obligatoire jusqu’à nouvel ordre », a déclaré mardi 17 mars 2020 l’administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine. Les 17.000 membres du personnel de l’agence spatiale américaine travaillent donc presque tous désormais depuis leur domicile, après l’apparition de cas de Covid-19 dans deux de ses centres.

Le retour des capacités de lancement de vols habités aux États-Unis

C’est dans ce contexte tendu que la Nasa et la société privée SpaceX ont annoncé le créneau de lancement du premier vol habité de la capsule commerciale Crew Dragon vers la station spatiale internationale (ISS). Celui-ci devrait donc avoir lieu entre la mi-mai et la fin mai. Cette deuxième mission de démonstration (Demo-2) marquera aussi le retour des capacités de lancement de vols habités aux États-Unis et le premier lancement d’astronautes américains à bord d’une fusée et d’un vaisseau spatial américain depuis la mise à la retraite des navettes spatiales le 8 juillet 2011. Il sera piloté par les astronautes de la Nasa Bob Behnken et Doug Hurley. La capsule sera propulsée par le lanceur Falcon 9 de SpaceX depuis Cap Canaveral, en Floride.

Animation du retour de la capsule Crew Dragon sue Terre après un séjour sur l’ISS. Crédit : Space X

Le développement de Crew Dragon s’est avéré plus complexe que prévu

Crew Dragon est la version habitée de la capsule Dragon, qui sert déjà depuis 2012 à transporter du fret vers la station. Elle a déjà fait un aller-retour réussi vers celle-ci il y a un an, mais il y avait à son bord uniquement un mannequin. Le premier vol habité était initialement attendu pour 2016. Mais le développement de Crew Dragon s’est avéré plus complexe que prévu et son architecture a subi plusieurs modifications, notamment l’abandon du système d’atterrissage propulsé, pour revenir à l’amerrissage classique sous parachutes. Ces changements ont également réduit la capacité d’emport, qui sera de quatre astronautes au lieu des sept annoncés à l’origine du projet. Enfin, lors de tests au sol, une capsule avait explosé en avril 2019, ce qui avait entraîné une enquête de plusieurs mois. Sans compter les restrictions budgétaires imposées par la Nasa…

Si cette fois tout se passe comme prévu, l’entreprise du milliardaire Elon Musk sera alors certifiée pour effectuer le transfert des équipages vers et depuis l’ISS. Cela mettra fin à la coûteuse dépendance de la Nasa envers Roscosmos, l’agence spatiale russe, et ses vaisseaux Soyouz pour la desserte de l’ISS. Le cahier des charges initial prévoyait le transport d’équipages de quatre personnes deux fois par an, une capacité d’abandon en vol et de servir de refuge pendant 24h en cas d’urgence dans la station, ainsi que l’arrimage à celle-ci pendant au moins 210 jours, soit la durée moyenne d’une mission en orbite. L’avionneur Boeing est également en train de peaufiner le développement de sa propre capsule privée, Starliner.

Source : Sciences et avenir

Marino Stozza
Marino Stozza
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