Enquête et renseignement: un certificat populaire

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Oubliez les personnages de Sherlock Holmes, de Columbo ou des sergents-détectives de District 31: le profil des enquêteurs et spécialistes du renseignement est aussi varié que les domaines dans lesquels ils travaillent.

Que ce soit dans la fonction publique ou parapublique, les municipalités, le milieu bancaire ou des affaires, on embauche de plus en plus d’enquêteurs dont les titres peuvent aller d’inspecteur à vérificateur, d’investigateur à analyste et autres.

De fait, pas moins de 80 % des enquêtes ‒ y compris criminelles ‒ sont effectuées en dehors des corps policiers.

Devant le besoin grandissant de personnel compétent dans le secteur, la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal a mis en place, en septembre 2018, un certificat en enquête et renseignement, qui a diplômé 48 étudiants et étudiantes. À la rentrée 2019, 170 personnes s’y sont inscrites.

Premier programme universitaire d’enquête intégrée

Selon le responsable du programme, Guillaume Louis, la popularité de ce certificat est principalement attribuable au fait qu’il comporte des cours théoriques et pratiques qui permettent aux finissants et finissantes de répondre aux besoins pressants des employeurs.

Les connaissances théoriques enseignées en matière d’enquête et de renseignement proviennent de secteurs d’activité connexes, tels la criminologie, le droit, la psychologie, la sociologie, les relations industrielles, la santé et la sécurité au travail, le journalisme et, bien sûr, la gestion policière et la sécurité.

«Plusieurs personnes ont travaillé à la création du programme et des cours, notamment Fabienne Cusson, Francis Fortin, Isabelle Piette et moi-même, commente M. Louis. Il s’agit du premier ‒ et toujours du seul ‒ programme universitaire qui combine la littérature scientifique et la résolution de problèmes à travers des cas réalistes: cette intégration était très importante aux yeux de nos partenaires.»

Un procès fictif réaliste!

Dans le premier cours du programme que les étudiants et étudiantes suivent, il est question de la philosophie, de la théorie et de l’histoire de l’enquête. Ensuite, ils se familiarisent avec l’aspect légal du métier d’enquêteur dans le cours sur les droits civil, criminel, pénal et administratif. Puis, ils apprennent les techniques spécifiques à l’enquête pour recueillir les éléments de preuve, qu’il s’agisse de l’entrevue d’enquête, la perquisition, la saisie ou la filature… sans oublier la collecte d’informations issues des mégadonnées.

Enfin, le dernier cours obligatoire du certificat consiste en un projet d’intégration: en équipe de trois ou quatre, ils reçoivent un mandat d’enquête à accomplir dans une ville fictive nommée Périclès.

«Les étudiants doivent mener l’enquête à partir des données de 50 000 personnes, élaborer leur plan d’enquête et leur plan de renseignement, puis livrer leur rapport», illustre Guillaume Louis.

Par la suite, à l’occasion d’un procès fictif, les étudiants et étudiantes subissent un contre-interrogatoire par de vrais procureurs de la Couronne. «Il s’agit d’un oral obligatoire et, si certains ont trouvé l’expérience éprouvante, tous ont réussi!» conclut celui qui a enseigné pendant 11 ans à l’École nationale de police du Québec.

«Sur les traces d’un tueur en série»

Au cours des derniers mois, Guillaume Louis a participé à l’élaboration d’une série télévisée intitulée Sur les traces d’un tueur en série à titre de spécialiste des crimes sériels. En plus d’être chargé des analyses destinées à orienter l’enquête, il a agi comme conseiller au scénario, à la production, à la vérification et aux enquêtes.

La série de huit épisodes sera présentée à l’hiver 2020 sur les ondes de Canal D.

Source : UDM

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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