Est-il encore possible d’emprunter sans apport ?

Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Est-il encore possible d’emprunter sans apport ?

En terme d’emprunts, 2019 a été une année historique, battant record après record. Les taux exceptionnellement bas, jusqu’à 1,12% en novembre, ont dopé les volumes d’emprunts accordés ainsi que leurs montants, toujours à la hausse en cette fin d’année.

Mais après douze mois à plein régime, les banques semblent de plus en plus exigeantes et il devient plus difficile d’emprunter sans apport personnel. Avoir de l’épargne étant un gage de sécurité en cas d’imprévu, le montant exigé par certaines banques est en hausse, comme le constate Sandrine Allonier :

« Si l’apport n’est pas forcément injecté dans le projet, les banques demandent tout de même l’équivalent de […] 4 mois de salaire, contre 1 mois seulement en 2018. »

Aujourd’hui, la plupart des banques demandent que l’emprunteur finance les dépenses annexes à savoir les frais de notaire, les frais de garantie ainsi que les frais de dossier. Ce qui représente, pour l’emprunteur, un apport personnel de 10 % environ. Selon les chiffres de Vousfinancer, 88% des emprunteurs ont un apport personnel, dont le montant moyen est en hausse constante par rapport à l’année dernière.

Peut-on souscrire un crédit immobilier sans CDI ?

D’autre part, la période de fin d’année n’est pas propice à un emprunt sans apport. En cette fin d’année, près de 95% des courtiers de Vousfinancer ont le sentiment que les banques ont durci leurs conditions d’octroi de crédit. Selon Jerome Robin, « cela est lié au fait qu’elles ont atteint leurs objectifs de productions de crédits, et que beaucoup de prêts ont été accordés sans apport en début d’année. »

Les banques semblent toutefois faire exception à la règle face aux primo-accédants. Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer, explique que les banques sont plus tolérantes avec les jeunes actifs qui se lancent dans un premier achat :

« A 30 ans, il est normal de ne pas avoir pu mettre de côté 15 000 € d’épargne, mais à 40 ans pour un secundo-accédant, il sera problématique de ne pas avoir démontré une capacité à mettre de l’argent de côté. »

Vousfinancer a calculé le montant de l’apport nécessaire pour acheter un appartement de 75 m² dans 15 villes de France. Ainsi, sur la base des 10% d’apport en moyenne demandé par les banques, les montants peuvent varier du simple au décuple : pour un bien de 75 m² à Paris, il faudra au futur propriétaire un apport personnel de 75 675 €, contre 7 125 € à Saint-Etienne.

En termes de revenus, un tel apport représente en moyenne deux ans de salaire pour un achat à Paris, un plus d’un an à Bordeaux Lyon et Nice, et 9 mois à Rouen, alors que la moyenne nationale se stabilise autour de 7 mois.

A Paris, la folie immobilière continue

Source : Nouvelobs.com

Pascal Guy
Pascal Guy
Inscrivez-vous à notre newsletter

Sign In QUÉBEC 89

Account details will be confirmed via email.

Reset Your Password