100 ans d’excellence pour la Faculté de pharmacie de l’UdeM!

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Le pavillon Jean-Coutu

De la botanique et la «titrimétrie» aux sciences et soins pharmaceutiques, l’enseignement de la pharmacie à la faculté s’est beaucoup transformé au cours des 100 dernières années.

Fière de sa faculté, Lyne Lalonde, doyenne depuis 2015, tenait à célébrer de façon magistrale ses 100 ans d’histoire: «Au fil des ans, notre faculté s’est maintenue à l’avant-garde et a su relever de nombreux défis autant dans le domaine des soins que dans celui des sciences pharmaceutiques.» Lors de la création de l’École de pharmacie de l’Université de Montréal en 1919, l’apothicaire mettait au point et produisait ses médicaments dans son officine. À cette période où l’on enseignait à cette école surtout la botanique et les sciences de base comme la chimie et les mathématiques, pas plus d’une cinquantaine d’étudiants y étaient inscrits.

Puis, avec l’essor de l’industrie pharmaceutique après la Seconde Guerre mondiale, certains ont prédit la disparition de la profession de pharmacien, alors que d’autres y ont vu une occasion d’avancement. Force est de constater que ces derniers ont eu raison de croire en l’avenir. «Cette époque de prospérité dans ce secteur a mené à la découverte de plusieurs médicaments qui ont changé la vie des patients. À partir de ce moment, notre profession a évolué à la vitesse grand V.»

De nos jours, les médicaments sont de plus en plus complexes et les traitements à long terme sont devenus la norme plutôt que l’exception. Le pharmacien occupe une place de choix dans le système de santé québécois.

Les experts en développement du médicament sont plus que jamais indispensables à la découverte, l’évaluation et la mise en marché de nouvelles molécules. Les fondateurs de l’École de pharmacie n’auraient pu se douter qu’un siècle plus tard la Faculté de pharmacie formerait aussi des chercheurs et des spécialistes en développement du médicament!

La faculté offre maintenant une dizaine de programmes et l’on y compte plus de 1500 étudiants tous programmes et cycles confondus. Elle emploie 56 professeurs, 85 chargés de cours, 52 tuteurs et 7 responsables de laboratoire. Par ailleurs, plus de 1869 cliniciens associés participent à l’encadrement des étudiants dans les stages requis par les programmes.

Mme Lalonde s’enorgueillit du chemin parcouru par la Faculté de pharmacie. «Aujourd’hui encore, nous nous distinguons sur plusieurs plans, fait-elle valoir. Notamment, nous avons été les premiers au Canada à créer un doctorat de premier cycle en pharmacie. Notre baccalauréat en sciences biopharmaceutiques et nos programmes aux cycles supérieurs en développement du médicament sont pour leur part les seuls du genre en Amérique du Nord. La recherche en sciences pharmaceutiques y est florissante grâce à de nombreux chercheurs et chercheuses de renommée internationale. La faculté a aussi été pionnière dans la mise en place des postes de professeurs avec formation pratique, c’est-à-dire avec une expérience du milieu professionnel.»

Féminisation de la profession

En 1919, à la suite d’une décision prise par l’Association pharmaceutique, l’ancêtre de l’actuel Ordre des pharmaciens du Québec, les femmes se voient interdire l’accès à la profession. Ce n’est que dans les années 30 qu’elles pourront de nouveau pratiquer. Fait intéressant, à compter de 1934, plusieurs femmes sont inscrites à la Faculté de pharmacie de l’UdeM. Dès 1947, les femmes représentent 6 % des cohortes des deux universités québécoises (Montréal et Laval). Cette proportion grimpe à 72 % au début des années 90. À présent, la profession est majoritairement composée de femmes… Que de chemin parcouru!

Programmation du centenaire

Présidente des fêtes du centenaire, Michelle Savoie est professeure de formation pratique agrégée au programme d’études supérieures en développement du médicament. Elle ne tarit pas d’éloges sur la Faculté de pharmacie, qui s’est bâti au fil des ans une excellente réputation en enseignement, en recherche sur le médicament ainsi que dans le domaine des soins pharmaceutiques. Elle rappelle aussi que des chefs de file de la discipline comme Jean Coutu, Morris Goodman, Madeleine Tremblay-Servier et Niven Al-Khoury sont diplômés de la faculté. Ceux-ci ont d’ailleurs accepté d’être coprésidents d’honneur des festivités. «Chacun représente un secteur différent du domaine pharmaceutique, souligne Mme Savoie: Jean Coutu est associé à la pharmacie, Morris Goodman à l’industrie du médicament générique et Madeleine Tremblay-Servier et Niven Al-Khoury à celle du médicament novateur.»

Activités festives

Lorsqu’elle présente la programmation des célébrations du 100anniversaire de la Faculté de pharmacie, Mme Savoie signale que les activités festives y tiennent une place de choix. Le 20 septembre dernier, la cérémonie d’ouverture et de remise des sarraus, regroupant les étudiants et étudiantes de première année des programmes de doctorat de premier cycle en pharmacie, de qualification en pharmacie et de baccalauréat en sciences biopharmaceutiques, a officiellement lancé les célébrations. Plus d’un millier de personnes y ont assisté, dont de nombreux partenaires et collaborateurs ainsi que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann.

Une soirée de retrouvailles est prévue le 20 mars prochain à laquelle tous les diplômés sont conviés. «Nous profiterons de cette occasion pour lancer un livre sur l’histoire de la pharmacie au Québec. L’auteure, Johanne Collin, professeure titulaire à la faculté, nous permettra de mieux comprendre nos origines. Elle y explique, entre autres, sur quelles bases s’organise et se développe la pharmacie au Québec, qui sont les ancêtres des pharmaciens d’aujourd’hui et quelles ont été leurs luttes du 19e au 21e siècle. Mme Collin porte une attention particulière à l’évolution de la faculté.»

Au mois de mai, le Gala du centenaire clôturera les célébrations.

Activités scientifiques

Parallèlement aux activités festives, une programmation scientifique est à l’horaire. En effet, une série de grandes conférences seront notamment offertes aux chercheurs, professeurs, cliniciens, étudiants, décideurs et professionnels du secteur de la santé et de l’industrie pharmaceutique. La première, sur le thème du microbiome, s’est déroulée le 24 octobre; les prochaines porteront sur le médicament et la pédiatrie ainsi que la médecine de haute précision. Elles seront présentées respectivement les 14 février et 22 mai.

Différents colloques et congrès sont prévus, dont le 6e Forum pour l’avancement de la pratique pharmaceutique, qui s’est tenu le 5 octobre dernier. Du 22 au 27 mai, la faculté sera l’hôte du Pharmaceutical Sciences World Congres. Organisée conjointement avec la Fédération internationale pharmaceutique, la Société canadienne des sciences pharmaceutiques, l’UdeM et le Palais des congrès de Montréal, cette rencontre réunira plus de 2500 congressistes venus des quatre coins du monde. Les professeurs Denis deBlois et Michelle Savoie ont participé activement à la mise en candidature de la faculté. «En plus des importantes retombées intellectuelles qu’il engendrera, le congrès permettra à Montréal de rayonner internationalement», affirme la professeure Savoie. À cette occasion, il y aura remise d’un doctorat honoris causa, mais pour l’instant impossible d’en savoir plus. «Si je vous le dis maintenant, ce ne sera plus une surprise!»

Activités grand public

Les Belles Soirées de l’Université de Montréal et la Faculté de pharmacie ont présenté conjointement la conférence «Le pharmachien, les arguments qui n’ont pas d’allure en santé». Les propos d’Olivier Bernard, alias le Pharmachien de la populaire émission éponyme, visaient à faire reconnaître les fausses vérités et croyances en santé entendues dans la vie de tous les jours.

Des kiosques du centenaire seront érigés dans différents lieux publics afin de promouvoir le rôle crucial du pharmacien dans le système de santé québécois. Plusieurs thèmes y seront abordés, tels que le bon usage des médicaments, les rôles élargis des pharmaciens, le suivi des maladies chroniques, la déprescription, l’abus des médicaments et les intoxications médicamenteuses.

Au cours du mois de mars, le Mois de la pharmacie, la discipline et les sciences pharmaceutiques feront l’objet d’articles dans un grand média montréalais afin de mieux faire connaître la profession au public.

Un fonds pour le centenaire

La Faculté de pharmacie a enfin profité de son 100anniversaire pour créer le Fonds du centenaire. Ce fonds en souscription permettra à des étudiantes et étudiants inscrits à la maîtrise en pharmacothérapie avancée, option Pratique ambulatoire, à la maîtrise et au doctorat en sciences pharmaceutiques de la faculté de bénéficier de bourses. Une bourse par programme sera offerte chaque année et les montants varieront de 17 500 $ à 30 000 $, selon les programmes. Les premières bourses ont été remises le 11 novembre dernier au cours d’une soirée où les donateurs de la faculté ont été honorés.

Compte tenu du manque flagrant de financement sur le plan de la recherche, la Faculté de pharmacie souhaite ainsi encourager les étudiants à poursuivre leur parcours aux cycles supérieurs et former une relève qui pourra se consacrer à l’avancement des soins pharmaceutiques ambulatoires et à l’accroissement des connaissances scientifiques au bénéfice de tous. L’objectif de financement est de 450 000 $. Nous vous invitons à donner généreusement!

Source : UDM

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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