Fast and Furious : 7 filmsdisponibles sur Netflix

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Fast and Furious : les sept premiers films de la saga disponibles sur Netflix

Fast and Furious (The Fast and The Furious)

Synopsis : Brian O’Conner, flic tête brûlée, infiltre le milieu des courses clandestines à Los Angeles pour coincer des braqueurs de camions.

Tout part d’un article du magazine Vice intitulé « Racer X ». Remontant jusqu’à James Dean (La Fureur de vivre) pour illustrer la fascination que les voitures ont toujours exercée sur la jeunesse américaine, l’auteur y décrit l’émergence à Los Angeles d’une sous-culture automobile organisée autour du tuning et de la vitesse. Chaque vendredi, au mépris des lois et du danger, des jeunes excités font rugir leurs voitures japonaises dans les rues de la cité des anges. L’article s’achève en expliquant pourquoi la majorité de ces coureurs estime plus prudent de rouler sans compteur de vitesse : « Quand vous savez que vous allez vite, vous avez tendance à ralentir. » Ça, c’est un film! Universal donne 35 millions de dollars à Rob Cohen pour filmer ses orgies motorisées sur le parking du studio. Le coup de génie (marketing) vient du producteur Neal H. Moritz, à quelques mois de la sortie. Il décide de changer le titre « Redline » et rachète les droits d’un vieux Roger Corman pour une bouchée de pain.

À l’été 2001,The Fast and The Furious(en v.o) devient un hit générationnel instantané avec des recettes US avoisinant les 150 millions de dollars. Sensiblement daté, le film se revoit avec plaisir grâce à Michelle Rodriguez (génialement bitchy), Vin Diesel (qui se donne la peine) et la beauté de son casting multi-ethnique. L’angle de l’outsider-qui goûte-au-style-de-vie-racing (barbecues, néons, filles en talons) lui confère un dynamisme et une force motrice qui feront souvent défaut aux épisodes suivants. Un pompage neuneu et minute-par-minute de Point Break, jusqu’à la lueur de bêtise dans l’oeil du héros. De loin le meilleur film de la saga.

Fast and Furious 2 (2 Fast 2 Furious)

Synopsis : Ex-flic, Brian se fait choper en plein rodéo et doit collaborer avec son ami-ennemi Roman Pearce pour éliminer un trafiquant de drogue.

Vin Diesel décide de ne pas rempiler, et tout Fast and Furious est dépeuplé. Le film se vide de ce qui avait fait le succès du premier et se réincarne en buddy movie lambda. Si intérêt il y a, il est dans la plus-value de style amenée par le réal Singleton, qu’il s’agisse de bagnoles harponnées à grande vitesse (l’action est découpée, ça change) ou de l’impressionnante carrosserie d’Eva Mendes, constamment mise en rapport avec les tailles des capots et les courbes des ailerons.Contre-toute attente, Fast 2 fait jeu égal avec le premier au box office. S’il dénonce aujourd’hui « une offensive de marque », Vin Diesel estime tout de même qu’il aurait dû rester: « Partir comme je l’ai fait n’a pas aidé la franchise. J’aurais dû être patient et parier sur le long terme. »Ça viendra. Mais pas avant que Universal perde (encore!) le contrôle de la franchise et manque de l’envoyer définitivement dans le mur.

Fast and Furious : Tokyo Drift

Synopsis :Envoyé chez son père à Tokyo, Shaun Boswell découvre le drifting, nouveau style de rodéo urbain en dérapages contrôlés.

À Hollywood, un gros succès n’est jamais suivi d’un film plus petit. C’est malpoli. Victime d’un jeu de chaises musicales à la tête d’Universal, Fast and Furious 3 (Tokyo Drift) est pourtant devenu ce cas d’espèce : la suite au rabais de deux énormes cartons. Il y est moins question de la découverte d’une sous-culture codifiée que du Japon lui-même, ce qui n’a rien à voir avec la choucroute. Le recentrage « bahut » est violent: on se bat pour des i-pods et la caméra caresse à la volée des culottes de lycéennes. Le drifting, bien sûr, pose problème. Les voitures glissent, elles ne roulent pas. C’est un peu comme regarder du rallye. Par quel miracle Fast and Furious 3 n’est-il pas directement sorti en vidéo ? Le deal du siècle, tout simplement: en échange d’une apparition surprise à la fin du film, Vin Diesel obtient d’Universal la rétrocession des droits de Riddicket un titre de producteur-créateur sur les films de la franchise à venir. Son caméo au volant de la Dodge établit une connexion avec le mentor Yakuza Han, et jette les bases d’un univers multi-ethnique à l’intérieur duquel tous les protagonistes de la saga sont désormais invités à jouer des coudes.

Fast and Furious 4

Synopsis : Dom recherche le tueur de Letty. Brian bosse au FBI. Ils infiltrent le même gang de Go Fasters.

Une suite, huit ans plus tard? Un reboot? Un teaser du reboot? Peu importe. Avant de souscrire aux canons de l’esthétique Fast and Furious 4 affiche haut les couleurs du blockbuster moderne : gris, sérieux, monumentalement rasoir. Il serait judicieux d’étudier ces films sous l’angle de la forme pour comprendre comment (quand?) le langage du cinéma américain grand public est devenu celui de la télé. Les acteurs bougent les lèvres sans qu’on n’entende quoi que ce soit, l’histoire progresse sans qu’il ne se passe rien. Et donc Letty meurt, mais c’est pas grave, d’autant que Michelle Rodriguez n’en fout pas une rame. Impossible de vous dire ce qui vient ensuite. Le charme tranquille et rondouillard de Vin Diesel égrène les minutes. À la fin, il y a une poursuite en ligne droite, dans le noir. Boum: 363 millions de dollars au box office mondial (pour un budget de 85 millions). L’équipe est de retour.

Fast and Furious 5

Scénario : À Rio, Dom et sa bande exécutent une série de casses de plus en plus dingues pour, euh? Pourquoi déjà?

Fast and Furious 5 monte en gamme et passe dans le camp des méga franchises. Cet opus 5, qui reprend par endroits des couleurs de blockbuster estival, reflète les grosses tendances de l’industrie : addition exponentielle de noms au générique, élargissement de la zone d’impact, séduction des marchés étrangers. L’office du tourisme de Rio approuve l’énormité des scènes d’action (le coffre fort tiré comme une masse), le numérique apprend à fusionner avec les cascades en « dur », Dwayne Johnson tape l’incruste, Wonder Woman (Gal Gadot) met les pieds sous la table, Ludacris vit ici. Un détour par le street racing des débuts s’envisage mais la scène s’achève avant d’avoir commencé, visiblement excisée. L’un dans l’autre, une entrée solide au panthéon Fast and Furious. L’épisode préféré des fans. Bon. Y’en a encore beaucoup comme ça ?

Fast and Furious 6

Synopsis : De l’action à haute dose, des bolides par dizaines, une pincée de jolies filles et le retour de Michelle Rodriguez. Le film suit Dom et sa bande de braqueurs motorisés, engagés par le super-flic Luke Hobbs pour contrecarrer les plans d’un groupe de chauffeurs mercenaires dont fait partie Letty, que tout le monde croyait morte.

Sorti le 22 mai 2013 en France, Fast and Furious 6 a démarré sur les chapeaux de roue au box-office en attirant en moins d’une semaine plus d’1,3 million d’amateurs de grosses cylindrées. Un succès qui n’a rien d’étonnant tant le film va à 100 à l’heure. Un déluge d’action et de cascades dans la droite lignée des opus précédents. Une intensité perceptible dès les premières bandes annonces annonçant sa sortie. Si les péripéties de l’équipe menée par Dom – équipe qui affronte notamment un tank destructeur ou encore un avion gros porteur qui s’écrase – font tout le sel de ce Fast and Furious 6, la prestation de Dwayne Johnson, anciennement le catcheur The Rock, est à souligner. L’acteur, qui incarne le baraqué Luke Hobbs, est un « viagra à franchises », comme il aime se surnommer dans les interviews, un incontournable point fort dans une saga musclée au rythme effréné. Mais la débauche de bastons et courses poursuites et l’adrénaline que procure ce film, marqué également par certaines faiblesses au niveau du scénario, ne parviennent pas à faire oublier Fast and Furious 5.

Fast and Furious 7

Synopsis : Dominic Toretto et sa « famille » doivent faire face à Deckard Shaw, bien décidé à se venger de la mort de son frère.

On ne cherchera pas à vous mener en bagnole. A vous faire croire que Fast & Furious 7 est autre chose qu’un produit de (très) grande consommation, on ne cherchera pas à théoriser sur la symbolique du levier de vitesse et la place de la voiture dans les rapports de classe. Fast and Furious 7, c’est du porno industriel, une succession de scènes de poursuites voraces en caisse entrecoupées de minces intrigues plaquées là, parfois embarrassantes comme celle de l’amnésie de Michelle Rodriguez. Dans son optique de destruction massive, Fast and Furious 7 n’atteint que rarement des extrêmes : soit les sommets de délire façon Torque de Joseph Kahn ou La Course à la mort de l’an 2000, soit le réalisme terre-à-terre et violent des films de caisse old school à la Point limite zéro. Fast and Furious 7 est semblable, ô surprise, à Fast and Furious 5 et Fast and Furious 6.

Les éternels plans de fesses féminines dans des bikinis avec du gros rap en fond sonore sont là ; les dialogues fortune cookie de Vin Diesel aussi (« On a l’éternité dans cet instant », « je n’ai pas d’amis, j’ai une famille », et caetera), les mimiques de Dwayne Johnson itou (la scène dite du plâtre est déjà culte), Jason Statham est un gros méchant comme on aime (la scène d’intro de l’hôpital pourrait surgir d’un Haute tension 2.5).

Une donnée vient cependant dérégler la machine. La mort de Paul Walker en novembre 2013. Il faut vouloir chercher les tours de passe-passe pour se rendre compte de son absence dans certaines scènes. Et c’est là que le film trouve, de façon un peu morbide, sa raison d’être. Ce moment rare où l’on dit adieu à un acteur via l’écran, où le cinéma se connecte au réel et retrouve ainsi l’une de ses plus anciennes et puissantes magies dans une dialectique totale avec son public : si vous avez aimé un tant soit peu Paul, l’épilogue du film en forme d’adieu à Walker risque de vous faire verser des larmes à la vision, forcément maladroite, forcement mélo, de l’ultime regard bleu acier de l’acteur.

Source officielle de cet article : PREMIERE

Roberta Flores
Roberta Flores
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