Financement de nouveaux projets

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Financement de nouveaux projets

Sept projets de l’UQAM reçoivent plus de 2,4 M $ pour des infrastructures de recherche.

Photo: istock

Au cours des dernières semaines, la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a annoncé des investissements totalisant plus de 96 millions de dollars afin d’appuyer 377 nouveaux projets d’infrastructures de recherche dans 55 établissements à travers le Canada. Sept projets de l’UQAM recevront des subventions pour des infrastructures de recherche dans le cadre de ce programme dont les montants sont octroyés par l’entremise du Fonds des leaders John-R.-Evans.

La somme totale des investissements pour ces projets, qui comprend la contribution du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) du Québec (équivalente à celle versée par la FCI) et des fonds octroyés par divers partenaires, s’élève à 2 476 344 dollars pour l’UQAM.

Le Fonds des leaders John-R.-Evans aide les universités à recruter et à maintenir en poste les meilleurs talents de la recherche des quatre coins du monde en leur offrant l’infrastructure hautement spécialisée dont ils ont besoin pour être des leaders dans leur domaine. 

Parmi les chercheurs subventionnés, la professeure de l’École des arts visuels et médiatiques Gisèle Trudel, a obtenu un financement de 441 457 dollars, dont 176 183 dollars de la FCI, pour des infrastructures en lien avec sa Chaire de recherche du Canada Arts, écotechnologies et changements climatiques.

Les six autres projets sont :

Projet Encodage: prototype de plateforme d’interrogation et d’accélérateur de pistes interprétatives sur le contemporain/Bertrand Gervais (avec Nathalie Lacelle)

Coût du projet 233 015 $
FCI 90 765 $
MEI 90 765 $

Projet Encodage vise le développement d’un prototype d’infrastructure virtuelle qui entend exploiter et valoriser des bases de données diffusant de la recherche en sciences sociales et humaines, arts et lettres (SSHAL) sur l’imaginaire contemporain ainsi que favoriser le développement de pistes interprétatives de cet imaginaire, grâce à l’examen et à l’acquisition d’une littératie numérique, définie dans le champ de la littératie médiatique multimodale. L’infrastructure virtuelle du Projet Encodage soutient un projet qui réfléchit aux méthodologies de la recherche en SSHAL et en humanités numériques, et qui vise à offrir aux chercheurs de son écosystème et à ses utilisateurs une ressource capable de les appuyer dans la recherche sur le contemporain, et plus précisément dans la formulation d’hypothèses sur les pratiques culturelles, artistiques et littéraires actuelles. Le lieu premier d’application du Projet Encodage est l’Écosystème numérique sur le contemporain (ENC, d’où le titre du projet), développé par le NT2, le laboratoire de recherche sur les oeuvres hypermédiatiques, et ses partenaires. Le projet est mené par Bertrand Gervais, professeur au Département d’études littéraires et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les arts et les littératures numériques, et sa collègue du Département de didactique des langues Nathalie Lacelle, titulaire de la Chaire de recherche en littératie médiatique multimodale.

Mise à niveau des équipements essentiels de la plate-forme de géochronologie U-Pb/Joshua Davies

Coût du projet 220 820 $
FCI  86 594 $
MEI 86 594 $

À l’échelle des temps géologiques, la variabilité climatique est l’un des principaux facteurs de changement sur la Terre.  Elle est directement impliquée dans la plupart des extinctions de masse et contrôle l’érosion et le dépôt des sédiments ainsi que, potentiellement, l’écoulement des fluides dans les bassins sédimentaires. L’objectif de ce projet est de déterminer les mécanismes qui relient le climat de la Terre aux changements observés dans les données géologiques et d’étudier leur lien avec l’écoulement de fluides dans les bassins sédimentaires par la datation de fluides associés aux minéralisations uranifères. À l’aide de l’équipement analytique, de nouvelles techniques géochronologiques U-Pb de haute précision, combinées à des mesures spatiales de haute résolution, seront développées à l’UQAM.  Ces outils produiront des données qui fourniront le cadre temporel permettant d’évaluer les liens entre les causes et les conséquences des variations climatiques sur la planète, en temps anciens.  Les nouvelles données U-Pb et les observations sur le terrain seront combinées à la chimiostratigraphie isotopique pour fournir de nouvelles perspectives sur les liens entre le climat Terrestre et son enregistrement par les roches. Le projet est mené par le professeur du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère Joshua Davies.

Sapientia /Benjamin Deruelle (avec Yves Gingras et Richard Pollard)

Coût du projet 308 805 $
FCI  118 500 $
MEI 118 500$

L’infrastructure Sapientia appuie un projet de recherche visant à comprendre la manière dont se forment, circulent et agissent les savoirs militaires, scientifiques et intellectuels. Il s’agit d’étudier l’élaboration des savoirs et d’identifier les sources, les lieux, les rythmes et les acteurs de leur formalisation et de leur diffusion. L’infrastructure Sapientia répondra aux besoins des chercheurs en termes d’outils communs mobilisables sur leurs corpus de sources et de données respectifs. Elle se composera d’une base de données relationnelle en ligne (Doctrina), d’une interface d’administration, de saisie, d’interrogation et de visualisation et d’une plateforme web publique. Celle-ci sera accessible à la communauté scientifique et estudiantine à laquelle elle fournira un accès à des sources difficilement accessibles pour constituer leurs propres corpus et offrira les outils nécessaires à leur exploitation. Cette interface contribuera aussi aux transferts, à la diffusion et à la médiatisation des connaissances hors du monde académique. Ouverte aux chercheurs du monde entier et située à la pointe des méthodes informatiques appliquées à la recherche historique, Sapientia favorisera le développement à l’UQAM d’un champ de recherche en plein renouvellement. Ce projet est mené par le professeur du Département d’histoire Benjamin Deruelle et ses collègues Yves Gingras et Richard Pollard.

Plateforme de suivi à long terme des interactions biologiques/Pierre-Olivier Montiglio

Coût du projet 377 395 $
FCI  148 200 $
MEI 148 200 $

Beaucoup d’activités humaines détruisent l’environnement. Il est urgent de prédire comment les animaux évolueront en réponse à ces activités. Nos prédictions se heurtent à une méconnaissance de la manière dont les animaux interagissent: les prédateurs chassent leurs proies, les proies tentent de se protéger et d’éviter leurs prédateurs, et les partenaires sociaux ajustent leur comportement les uns aux autres pour coopérer. Or, on comprend mal comment ces interactions biologiques façonnent l’évolution. Mieux comprendre ces phénomènes demande une infrastructure permettant d’analyser les effets des interactions biologiques sur la sélection naturelle et l’évolution des animaux sur plusieurs générations, en réponse à des expériences à grande échelle. Le projet vise donc à bâtir une plateforme d’étude du rôle évolutif des interactions biologiques utilisant des araignées et des insectes, qui peuvent être utilisés dans des expériences à grande échelle, en maintenant plusieurs générations d’individus en laboratoire pour observer leur évolution. Cette plateforme combine un laboratoire mobile pour suivre et manipuler les interactions biologiques en nature, un ensemble de dispositifs expérimentaux pour mesurer le comportement des organismes durant ces interactions, des arènes pour réaliser des expériences impliquant plusieurs réplicats d’environnements contrôlés en nature ou en laboratoire et des installations d’élevage et d’hébergement. La combinaison de ces équipements créera une infrastructure spécialisée inédite au Québec ou au Canada. En contribuant au développement de méthodes alternatives de lutte contre les insectes ravageurs, cette infrastructure rendra l’agriculture québécoise plus compétitive et acceptable socialement. Ce projet est mené par le professeur du Département des sciences biologiques Pierre-Olivier Montiglio.

Développement de nouveaux systèmes macromoléculaires pour applications biomédicales/Ali Nazemi

Coût du projet 265 859 $
FCI  105 000 $
MEI 105 000 $

Au cours des dernières décennies, divers types de matériaux nanométriques ont trouvé une application biomédicale. Les progrès réalisés dans ce domaine doivent en grande partie leur succès au développement d’une vaste gamme de macromolécules. Bien que la fabrication de matériaux multifonctionnels pour les applications biomédicales ait connu beaucoup de succès, il reste d’importants défis à relever pour améliorer leur efficacité. Cela nécessite la conception et la synthèse de nouveaux systèmes macromoléculaires dotés de structures chimiques innovantes, permettant de mieux contrôler la stabilité, la taille, la morphologie et la fonctionnalité de surface des nanomatériaux obtenus. Le projet vise le développement de nouveaux polymères, dendrimères et nanomatériaux hybrides inorganiques-organiques qui offrent un potentiel sans précédent d’applications en nanomédecine. Dans son premier volet, la recherche a pour but de créer une nouvelle classe de macromolécules contenant des métaux bien définis et possédant des topologies différentes (linéaires et globulaires). Ces matériaux seront ensuite utilisés pour la synthèse contrôlée de nanoparticules métalliques biologiquement pertinentes présentant des tailles optimisées et des propriétés optoélectroniques. Le deuxième volet porte sur le développement de copolymères à blocs (BCP) cristallins linéaires-dendritiques en tant que nouveaux blocs de construction à assemblage automatique pour l’ingénierie des nanomatériaux. En utilisant des BCP avec leurs segments dendritiques se prêtant à de différentes fonctionnalités (médicaments, groupes de ciblage et fragments de signalisation), des nanomatériaux hautement multifonctionnels pourront être développés pour le diagnostic et le traitement de maladies. Ce projet est mené par le professeur du Département de chimie Ali Nazemi.

Modélisation du climat passé à futur et téléconnexions dans le système climatique global à régional/Francesco Salvatore Rocco Pausata (avec Anne de Vernal et Philippe Gachon)

Coût du projet 628 993 $
FCI  227 458 $
MEI 227 458 $

Les changements climatiques transforment notre interaction avec l’environnement et imposent une réévaluation des stratégies de développement économique à l’échelle mondiale. Or, ces changements sont loin d’être faciles à anticiper. Les changements du climat en cours, comme ceux du passé ancien et récent, se manifestent en effet par une évolution parfois rapide, le plus souvent non linéaire, des conditions atmosphériques, océaniques et de surface continentale. Les changements climatiques affectent le cycle hydrologique global et régional ainsi que la distribution des espèces végétales et animales dans la plupart des écosystèmes terrestres et marins. Le projet vise à soutenir le démarrage d’une infrastructure de recherche en modélisation de la dynamique du climat, intégrant ses différentes composantes terrestres, atmosphériques et océaniques ainsi que des échelles spatiales, régionales à globale, et temporelles variées, de la journée au millénaire. L’objectif est d’aborder divers aspects des changements du climat, incluant la désertification des régions sahéliennes, un phénomène récurrent à l’échelle des grands cycles climatiques du Quaternaire, la fréquence et l’intensité des tempêtes tropicales et extratropicales, qui affectent grandement les populations de milieux côtiers, ainsi que les variations de la glace de mer arctique et la circulation-ventilation de l’Atlantique Nord, qui interagissent selon des échelles annuelles à millénaires. L’infrastructure permettra aux membres de l’équipe de se positionner comme partenaires de programmes de recherche nationaux et internationaux focalisant leurs efforts sur les changements climatiques, notamment ceux exploitant les séries paléoclimatiques, pour identifier les points de basculement du système et tester les performances des modèles numériques du climat qui sont ensuite utilisés pour simuler le climat futur. Ce projet est mené par le professeur du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère Francesco Salvatore Rocco Pausata et ses collègues Anne de Vernal (du même département) et Philippen Gachon, du Département de géographie, directeur du Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ).

La source officielle de cet article : UQAM

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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