France: dans l’attente d’une incertaine reprise des cours, les étudiants déboussolés

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France: dans l’attente d’une incertaine reprise des cours, les étudiants déboussolés

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Si un calendrier de reprise commence à se dessiner à partir du 11 mai pour les écoles, les collèges et les lycées, les universités ne seront pas ouvertes avant la rentrée prochaine. Et même si Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé que les concours des grandes écoles auront lieu du 20 juin au 7 août, c’est toujours le flou total pour la plupart des étudiants.

Marine,19 ans, est en deuxième année de classe préparatoire littéraire à Marseille. Depuis quelques mois, elle travaille d’arrache-pied pour intégrer soit l’École normale supérieure, soit un Institut d’études politiques. Désormais, elle connaît l’échéance des épreuves: les concours d’entrée dans les grandes écoles seront reprogrammées entre le 20 juin et le 7 août, a annoncé ce vendredi la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Mais Marine n’est pas rassurée pour autant. «Dans tous les cas, il fallait qu’on ait une fourchette et qu’on ait des dates. Mais on sait toujours pas si on va devoir retourner en cours. Ils sont incapables de nous dire si les prépas sont considérés comme lycées ou enseignement supérieur.»

En ce qui concerne le concours en lui-même, «en terme logistique, toutes les mesures sanitaires seront prises pour garantir la sécurité des candidats et des surveillants», a assuré Frédérique Vidal. Un comité de pilotage présidé par Caroline Pascal, doyenne de l’Inspection générale de l’Education, du Sport et de la Recherche, a été mis en place pour assurer un suivi de l’organisation des concours. «Il va poursuivre son travail», a déclaré la ministre. «Dès le début de la semaine prochaine», il planchera par exemple sur «la préparation des salles» et la «volumétrie» qui sera nécessaire pour respecter les conditions sanitaires.

►À lire aussi:France: les étudiants précarisés face au défi du confinement

Carte blanche aux universités pour l’organisation des examens

D’autres risquent d’être évalués à domicile. Les universités seront fermées jusqu’en septembre. Ce sont donc 1,6 million d’étudiants qui sont dans l’expectative, à l’image de Valentine, qui termine sa 3ème année de licence de sociologie. «Je suis complètement démotivée. Je discute beaucoup avec d’autres étudiants, on n’a pas envie, on ne sait pas où on va. On ne sait pas si ça va compter, ce semestre, s’il a vraiment de l’importance… Donc on a un peu de mal à se projeter, on est sur nos gardes.»

Pour l’instant, chaque université a carte blanche pour organiser ses examens. Mais Mélanie Luce, présidente de l’UNEF, l’un des principaux syndicats étudiants en France, plaide pour une uniformisation. «La réponse, c’est: chaque université se débrouille. C’est pour ça qu’il est urgent que le gouvernement s’exprime clairement sur les examens et sorte de sa posture : « les universités sont autonomes donc elles décident toutes seules ».»

Inquiets, la plupart des étudiants attendent maintenant d’être fixés. Ce sera peut-être le cas lors de la présentation du plan de déconfinement d’Edouard Philippe. Le Premier ministre doit faire un point ce dimanche sur le calandrier de déconfinement.

Source du post: RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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