Franck Riester : « Le coût de cette crise pour le secteur culturel va se compter en milliards d’euros »

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Annulations en cascade des festivals de l’été, musées, salles de cinéma et de spectacles fermés sans date officielle de réouverture, le secteur culturel est très lourdement touché par la crise sanitaire. Il a été le premier a fermé ses portes, il sera sans doute l’un des derniers à les rouvrir. Promettant de ne laisser « personne au bord de la route », le ministre de la culture, Franck Riester, veut croire que, dans l’après-crise, « la culture aura un rôle majeur à jouer pour nous permettre de retrouver des jours meilleurs ».

Emmanuel Macron a indiqué le 13 avril que « les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet ». Le lendemain, devant les députés, le premier ministre, Edouard Philippe, a même évoqué « la fin du mois de juillet ». Et jeudi sur France Inter, vous avez indiqué que certains « petits festivals » pourraient se tenir « à partir du 11 mai »… Quel est le bon calendrier ?

Le déconfinement constitue un exercice inédit qui commencera le 11 mai, s’étalera dans le temps et sera réévalué au fur et à mesure de l’évolution de la situation sanitaire. Dans le champ des arts et de la culture, le déconfinement sera certainement plus progressif que dans d’autres secteurs. Pour les grands rassemblements et grands festivals, il ne sera pas possible de les organiser avant, au minimum, mi-juillet.

Tout l’enjeu va être de définir le déconfinement en fonction du type de festival. J’ai souhaité qu’on puisse regarder de près si certains petits festivals peuvent se tenir avant le 15 juillet. Ce sera du cas par cas en fonction de la jauge, de la discipline (cinéma, arts de la rue, musique…), du lieu (en plein air ou non), de la présence ou pas d’artistes venant de l’étranger (avec la problématique de l’ouverture des frontières), de la capacité à maintenir les distances de sécurité. J’assume de ne pas avoir encore toutes les réponses. Notre objectif est d’assurer la sécurité des équipes des festivals et de leurs publics. Nous ferons tout pour accompagner chaque festival.

Comment le Centre national de la musique (CNM) gère-t-il cette nouvelle crise dans la musique, alors que les concerts et tournées sont devenus une planche de salut pour les artistes ?

Je me suis assuré que les entreprises de la culture puissent bénéficier des mesures de portée générale, c’est-à-dire des prêts garantis par l’Etat, du chômage partiel, des reports de charges sociales et fiscales et du fonds de solidarité, qui est passé d’1 à 7 milliards d’euros. Les critères d’accès à ce fonds ont été adaptés afin notamment de mieux prendre en compte la situation des artistes et des auteurs. Par le biais des opérateurs de la culture, comme le centre national du cinéma (CNC), le CNM, le centre national des arts plastiques (CNAP), des dispositifs spécifiques ont été mis en place. De nouveaux moyens ont très vite été enclenchés pour la musique. Nous verrons comment ces différents dispositifs pourront être amplifiés.

Source officielle de cet article : Le Monde

Roberta Flores
Roberta Flores
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