Garder son autonomie grâce à l'exercice: une étude dans publiée dans le JAMDA

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Garder son autonomie grâce à l'exercice: une étude dans publiée dans le JAMDA

Une étude publiée dans le JAMDA démontre les bienfaits de l’activité physique pour les patients en unité gériatrique.

Durant l’étude, un physiothérapeute expliquait les exercices à faire et assurait un suivi, mais l’activité physique était réalisée de façon autonome par les participants. Photo: Getty Images

Il n’y a pas d’âge ni de condition physique pour faire de l’exercice. Une étude réalisée auprès de 26 personnes âgées en unité gériatrique – 13 dans le groupe expérimental et 13 dans le groupe témoin – démontre les bienfaits d’un programme d’entraînement simple et sécuritaire. «À l’issue de l’étude, le groupe expérimental a eu moins d’hospitalisations et de traitements de réadaptation que le groupe témoin, affirme Mylène Aubertin-Leheudre, professeure au Département des sciences de l’activité physique. On note aussi une nette augmentation de la capacité à se lever debout sans aide et de la forme physique générale.»

Même si la moitié des participants avaient fait une chute au cours de l’année précédente, aucune chute n’est survenue durant les exercices, même lorsqu’ils étaient effectués sans supervision. «Ces résultats sont très rassurants, autant pour les patients que pour le personnel hospitalier», souligne la chercheuse.

L’étude a été publiée dans le Journal of the American Medical Directors Association. La professeure du Département des sciences économiques et titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux économiques intergénérationnels Raquel Fonseca, l’étudiante au doctorat en biologie Eva Peyrusqué, la chercheuse postdoctorale Fanny Buckinx, de même que les chercheuses de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal Marie-Jeanne Kergoat, Aline Bolduc, Caroline Law et Nathalie Veillette, ont également collaboré à la recherche.

Développer l’autonomie

Le programme d’entraînement proposé dans l’étude se nomme MATCH (Maintenance of Autonomy Through exerCise in Hospital Setting) et ne nécessite aucun équipement particulier. Chaque jour, les participants devaient réaliser deux exercices – par exemple, se lever d’une chaise ou se tenir en équilibre – et une marche. Un physiothérapeute expliquait les exercices à faire et assurait un suivi, mais l’activité physique était réalisée de façon autonome par les participants. «L’adhésion au programme a été très élevée, mentionne Mylène Aubertin-Leheudre. Les patients étaient capables de s’entraîner, de façon autonome, en moyenne 30 minutes par jour, ce qui dépasse les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.» En outre, plus de 90 % des patients ont affirmé éprouver du plaisir à effectuer les exercices.

Selon l’équipe de recherche, l’implantation de ce programme aurait aussi des avantages sur le plan économique. Les coûts d’hospitalisation seraient ainsi réduits d’environ 3700 dollars par patient, estime l’étude.

Possible dans les unités COVID-19

Mylène Aubertin-Leheudre, Éva Peyrusqué, Marie-Jeanne Kergoat et trois chercheurs du Centre hospitalier universitaire de Toulouse – André Laurine, Yves Rolland et Stéphane Gérard – ont réalisé une étude similaire auprès de personnes âgées dans des unités de COVID-19 de courte durée, durant la première vague de la pandémie au printemps dernier.

«Même si le personnel hospitalier était débordé, la majorité des patients de l’étude ont effectué les exercices recommandés, rapporte la professeure. Cela démontre que le programme peut être réalisé même lorsque la supervision est minimale.»

La source officielle de cet article : UQAM

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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