« Il est difficile d’imaginer la disparition totale du coronavirus avant qu’il n’y ait un vaccin », avance un épidémiologiste

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"Il est difficile d'imaginer la disparition totale du coronavirus avant qu'il n'y ait un vaccin", avance un épidémiologiste

Le professeur Philippe Ravaud, chef de service à l’AP-HP et directeur d’un laboratoire de recherches de l’Inserm, avoue cependant concentrer pour l’heure ses recherches à « réduire le nombre de malades qui vont en réanimation ».

Un vaccin permettra notamment « d’éviter le retour saisonnier du virus », a expliqué vendredi 17 avril sur franceinfo le professeur Philippe Ravaud, chef de service d’épidémiologie à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et directeur d’un laboratoire de recherches de l’Inserm. Mais les recherches prennent du temps, a-t-il prévenu, ajoutant qu’il était « difficile d’imaginer la disparition totale du coronavirus avant qu’il n’y ait un vaccin ». En attendant, « d’autres recherches à beaucoup plus court terme » sont développés dans « des délais impensables il y a seulement un mois » afin de « réduire le nombre de malades qui vont en réanimation », a souligné Philippe Ravaud.

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franceinfo : Aujourd’hui, trouver un vaccin, c’est le seul moyen pour se débarrasser du virus ?

Philippe Ravaud : Trouver un vaccin, c’est bien sûr important à long terme. Pour éviter le retour saisonnier du virus, il est probablement indispensable d’arriver à développer un vaccin. Mais il y a aussi beaucoup d’autres recherches qui sont effectuées, des recherches à beaucoup plus court terme, qui ont pour objet de réduire le nombre de malades qui vont en réanimation, permettre aussi aux malades qui sont en réanimation de sortir plus vite, et pour l’instant, c’est plutôt sur ces thématiques que je travaille à titre personnel.

Cela veut dire que toutes les semaines, tous les jours, il y a des progrès qui sont faits par la recherche pour mieux prendre en charge les patients ?

Oui, on essaie de faire avancer le plus rapidement possible la recherche, avec un rythme qui n’a jamais été vu pour aucune autre maladie au cours du temps. On est capables aujourd’hui de tester des dizaines de molécules dans des délais absolument impensables il y a seulement un mois.

Mais le retour à la vie d’avant ne sera pas permis tant qu’il n’y a pas de vaccin ?

Je pense qu’il est difficile effectivement d’imaginer la disparition totale du coronavirus avant qu’il n’y ait un vaccin. Pour l’instant, ce que l’on sait, c’est qu’une proportion faible de la population est immunisée, il y a donc un risque de récurrence de la maladie, et c’est effectivement ce que craint le gouvernement, notamment au moment du déconfinement.

Nous aurons besoin de « plusieurs mois au moins » pour mettre au œuvre un vaccin, reconnaît Emmanuel Macron. Peut-on se projeter un peu plus précisément ?

Il faut bien sûr beaucoup de temps pour développer des vaccins. Il faut ensuite du temps pour les tester, et puis parfois dans certaines circonstances, comme pour la grippe, il faut adapter en permanence ces vaccins à l’évolution du virus car celui-ci peut se modifier au cours du temps. Donc, bien sûr, c’est un enjeu extrêmement important de développer un vaccin et l’ensemble de l’industrie pharmaceutique se mobilise actuellement.

Source : Franceinfo

Roberta Flores
Roberta Flores
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