Iran: une 2e audience «satisfaisante» selon l’avocat de la chercheuse Fariba Adelkhah

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Iran: une 2e audience «satisfaisante» selon l'avocat de la chercheuse Fariba Adelkhah

L’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah a comparu dimanche 19 avril pour une nouvelle audience de son procès à Téhéran. Son avocat précise que cette nouvelle audience s’est déroulée de façon «satisfaisante» et que le tribunal devrait faire connaitre son jugement d’ici 8 jours.

Arrêtée et détenue en Iran depuis juin 2019, cette spécialiste du chiisme est poursuivie pour «propagande contre le système» politique de la République islamique et «collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale», chefs d’accusations jugés grotesques par son comité de soutien en France. Son procès s’était ouvert le 3 mars devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

La deuxième audience «a eu lieu [dimanche] et a duré environ deux heures», a déclaré à l’AFP l’avocat de Fariba Adelkhah, Saïd Dehghan, pour qui le tribunal devrait faire connaître son jugement sous huit jours. L’audience s’est déroulée de façon «satisfaisante», a ajouté Me Dehghan, voyant là un présage permettant d’espérer la relaxe de sa cliente, qui encourt jusqu’à cinq ans de prison.

L’avocat a tenu à préciser qu’après plus de dix mois d’une détention marquée par une éprouvante grève de la faim de 49 jours entre fin décembre et février, Mme Adelkhah avait néanmoins un «bon moral». Cela est dû, a-t-il précisé, à la libération de son collègue et compagnon, Roland Marchal, arrêté en juin 2019 à l’aéroport de Téhéran alors qu’il venait lui rendre visite. M. Marchal a été libéré fin mars alors qu’était élargi simultanément en France un ingénieur iranien menacé d’extradition vers les Etats-Unis, Jalal Rohollahnejad.

Pendant tout le temps de sa détention, Fariba Adelkhah «se sentait responsable de son arrestation, du fait qu’il était venu la voir elle et sa famille» en Iran, a déclaré Me Dehghan. Spécialiste de l’Afrique subsaharienne, Roland Marchal est, comme Fariba Adelkhah, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.


Le juge devant lequel Fariba Adelkhah a été déféré n’est pas le juge Salavati réputé pour sa dureté, qui est tombé malade vraisemblablement du coronavirus. Donc ce changement de juge peut expliquer une tonalité plus positive. (…) Mais le système judiciaire est tel qu’on ne peut préjuger de rien.

Source de cette publication : RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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