Jour de la Terre

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Jour de la Terre : dix films pour célébrer la planète bleue

Qu’elle soit luxuriante, mystérieuse, puissante ou fragile, la nature inspire sans cesse les cinéastes. Courts ou longs métrages, documentaires, fictions ou animation, aucun format ni aucun genre n’échappe à un peu de verdure. Documenter la faune et la flore, c’est refléter des écosystèmes versatiles dans toute leur beauté et leur poésie. Mais cette entreprise implique également de s’intéresser à l’impact sur son environnement de l’humanité, à la fois menace et porteuse de changements. Notre sélection en dix films, à l’occasion du Jour de la Terre.


“Minuscule. La vallée des fourmis perdues”, d’Hélène Giraud et Thomas Szabo (2014)

Tirés de la série télévisée Minuscule. La vie privée des insectes, La vallée des fourmis perdues (2014) et sa suite, Les mandibules du bout du monde (2019) sont des bijoux techniques. Au ras du sol, la saga mêle animation et prises de vues réelles pour un résultat époustouflant. Hélène Giraud et Thomas Szabo filment les aventures de petites bêtes, prêtes à tout pour sauver une boîte de sucre ou une coccinelle perdue. Énième prouesse : pas de dialogues pour la multitude de fourmis rouges, noires, coccinelles et consorts, mais une bande-son et des bruitages cocasses.

En VOD sur la plupart des plateformes.

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“Wrapped”, de Crave (2014)

La nature, sous la forme d’une plante grimpante aux fleurs colorées, reprend ses droits pour envahir les routes, les façades d’immeubles et même les ponts new-yorkais. Réalisé par Roman Kälin, Falko Paeper et Florian Wittmann, derrière le collectif Crave, Wrapped (2014) est d’un réalisme saisissant. Graphique et poétique, le court métrage futuriste est surprenant jusqu’à la dernière seconde.


“Il était une forêt”, de Luc Jacquet (2013)

La faune et la flore sont les protagonistes de ce long métrage mariant images de synthèse et prises de vues réelles. Fruit d’une rencontre avec le botaniste Francis Hallé, Il était une forêt résume, en un peu plus d’une heure, plusieurs siècles de la vie d’une forêt tropicale, de la plus petite pousse aux arbres gigantesques. Luc Jacquet, réalisateur de La Marche de l’empereur (Oscar du meilleur documentaire 2006), allie pédagogie et grâce pour illustrer les relations inter-espèces.

En VOD sur Orange.

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“Promised Land”, de Gus Van Sant (2012)

Gus Van Sant s’intéresse au dilemme moral qui traverse Steve Butler, interprété par Matt Damon. Avec Sue Thomason (Frances McDormand), ce lobbyiste représente le groupe Global. Les deux collègues ont une mission : convaincre des fermiers américains de les laisser forer leurs terres à la recherche de gaz de schiste. Rien de bien sorcier compte tenu de la situation financière catastrophique de ces agriculteurs, du moins à première vue. Car c’est compter sans la résistance de certains citoyens alertant sur les risques environnementaux d’une telle exploitation… Un film engagé efficace, intelligent et émouvant.

En VOD sur Arte Boutique.

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La Parcelle”, de Michaël Guerraz (2018)

Pour assurer le confort financier de sa famille, Yves, agriculteur, accepte de confier une parcelle de son exploitation pour y tester les vertus d’un maïs que l’on devine génétiquement modifié. Très vite, les épis révèlent des anomalies déconcertantes, qui empêchent Yves de dormir. Le court métrage de Michaël Guerraz, politique et inquiétant, soulève la question des OGM. Comme se le demandait déjà Marie-Monique Robin dans son documentaire-enquête Le Monde selon Monsanto (2008) : ces hommes en combinaison blanche, contrôlant la parcelle d’Yves, lui veulent-ils vraiment du bien ?

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“Tante Hilda !”, de Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux (2013)

Il est aussi question d’OGM dans le long métrage animé Tante Hilda ! L’Attilem, céréale aux rendements inégalés, apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde. De son jardin merveilleux, où elle cultive des espèces rares, Tante Hilda, écolo convaincue, ne voit pas cette plante d’un très bon œil. D’autant que l’Attilem commence à devenir incontrôlable… Jacques-Rémy Girerd, déjà derrière les traits de La Prophétie des grenouilles (2003), signe avec Benoît Chieux une fable écologiste charmante.

En VOD sur la plupart des plateformes.

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“Thermostat 6”, de Maya Av-Ron, Mylène Cominotti, Marion Coudert et Sixtine Dano (2018)

Un tuyau qui fuit au beau milieu de la table du déjeuner, cela fait désordre. Mais aucun membre de la famille ne semble s’en inquiéter, mis à part la fille qui grimpe sur les assiettes pour tenter de limiter l’inondation. Bien que tout le monde se retrouve bientôt dans l’eau, la mère continue, elle, de servir le repas, en niant l’évidence. Thermostat 6, réalisation de fin d’études de quatre étudiantes en animation aux Gobelins, est une allégorie frappante des changements climatiques et de l’indifférence fréquente qui les accompagnent. Éclairant et alarmant.


“Night Moves”, de Kelly Reichardt (2013)

Ce film très sombre de Kelly Reichardt suit une bande de militants écolos radicaux de l’Oregon alors qu’ils projettent de faire exploser un barrage hydroélectrique. Dena (Dakota Faning), Harmon (Peter Sasgaard) et Josh (le brillant Jesse Eisenberg) se retrouvent dans cette entreprise terroriste parsemée d’imprévus. Suspense, tension, noirceur. Le drame fait aussi la part belle à une nature sauvage et brute.

En VOD sur la plupart des plateformes.

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“Demain”, de Mélanie Laurent et Cyril Dion (2015)

Face au constat terrifiant d’une nature en danger, certains et certaines ont décidé de voir le verre à moitié plein. C’est le pari de Cyril Dion et Mélanie Laurent qui condensent, dans Demain, une dizaine d’initiatives pour un monde plus harmonieux, à travers cinq thématiques (éducation, économie, démocratie, agriculture et énergie). On suit les réalisateurs dans dix pays, à la découverte de projets solidaires, locaux et inventifs. En plus d’un succès en salles, ce long métrage optimiste a été auréolé du César du meilleur documentaire en 2016.

En VOD sur la plupart des plateformes.

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“Avec mes abeilles”, d’Anne Burlot et Glenn Besnard (2016)

« Les abeilles sont associées à une image de désespoir et de fin du monde. Nous avons tenté de changer le regard que la société porte sur elles », expliquent Anne Burlot et Glenn Besnard. Dans ce moyen métrage documentaire, ils suivent Anne-Françoise, infirmière et apicultrice depuis peu, Richard, apiculteur professionnel à Belle-Île-en-Mer, et Joseph, passionné lui aussi, à Plouharnel. Et si s’occuper de ruches relevait davantage de la spiritualité que de l’élevage ? C’est le propos de ce film didactique, mêlant des plans au plus près des personnages ailés et une bande-son hypnotisante.

À voir sur Kub.

Source officielle de cet article : telerama

Marino Stozza
Marino Stozza
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