La comète 2I/Borisov révèle une partie de ses secrets

Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
La comète 2I/Borisov révèle une partie de ses secrets

Des comètes comme 2I/Borisov, on en voit rarement dans notre système solaire. En fait, elle est seulement la deuxième comète interstellaire – après la mystérieuse Oumuamua – observée à ce jour effectuant un passage dans notre voisinage.

Découverte le 30 août 2019 par l’astronome amateur Gennady Borisov et depuis observée par une myriade de télescopes dont Hubble, la comète file à une vitesse folle dans notre système solaire suivant une trajectoire hyperbolique (un premier indice quant à son origine extrasolaire) et il n’est maintenant plus possible de l’observer qu’avec les plus grands de nos télescopes.

Les premières observations ont suggéré que le corps rocheux avait une composition très proche de celles des comètes de notre système solaire. Mais les deux études réalisées respectivement depuis les données d’Hubble et de l’ALMA (grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama) révèlent une composition de son coma (ou chevelure, il s’agit de l’atmosphère qui entoure le noyau se créant lorsque la comète approche d’une étoile) riche en monoxyde de carbone.

Habituellement, le coma des comètes observées dans notre système est essentiellement composé d’eau. Or dans le cas de Borisov, les scientifiques ont noté une concentration en monoxyde de carbone (CO) bien plus élevée qu’habituellement (entre 0,7 et 1,7 fois plus de CO que d’eau). Les résultats de leurs deux études sont publiés dans la revue Nature Astronomy (étude 1, étude 2)

Une indication sur son disque protoplanétaire d’origine

Le fait que la comète soit riche en composés volatiles, comme le CO, pousse les auteurs des deux études à penser que celle-ci a dû se former dans une région très froide, loin de son étoile d’origine. Les basses températures contribuant alors à maintenir le CO sous forme de glace sur son noyau (la partie dure mais fragile de la comète constituée par l’accrétion des débris de la nébuleuse originelle dans lequel s’est formé le système stellaire d’où elle provient). S’en serait suivi un trajet plus ou moins long à travers le cosmos jusqu’à son arrivée dans le voisinage de notre Soleil, lequel aurait provoqué la vaporisation du monoxyde de carbone gelé en augmentant sa température.

Les comètes sont des témoins de la composition du disque protoplanétaire duquel elles proviennent. Puisque celles-ci passent la majeure partie de leur vie loin de leur étoile, leur composition interne reste relativement intacte. Leur étude permet donc de se rendre compte de la chimie qui s’est produite lors de leur formation et de comprendre la formation des corps planétaires de manière générale.

Si bon nombre de comètes propres à notre système solaire ont pu être étudiées soit à distance, soit via des sondes spatiales, il est très difficile d’analyser précisément les comètes plus distantes. Détecté tardivement alors qu’il quittait déjà le système solaire, Oumuamua n’avait pas permis d’analyse poussée de sa composition. Avec 2I/Borisov, les scientifiques ont eu tout le loisir de l’étudier minutieusement.

Borisov rejoint le sort de ses consœurs : se briser près de notre Soleil

Un sursaut d’activité de la comète en mars 2020 a laissé penser aux scientifiques que celle-ci pouvait être en train de se fragmenter. Les observations ont depuis lors confirmé cette tendance. C’est un phénomène classique provoqué par le réchauffement du noyau lorsque celui-ci se rapproche d’une étoile (pour rappel, 2I/Borisov est passée à son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, en décembre 2019, avant de continuer sa course vers d’autres cieux).

Une autre comète, non d’origine interstellaire, s’est également fragmentée dernièrement : la comète Atlas, que beaucoup attendaient en raison de son éclat qui l’aurait rendue observable à l’œil nu, a également vu son noyau se désintégrer.

Des comètes comme 2I/Borisov, on en voit rarement dans notre système solaire. En fait, elle est seulement la deuxième comète interstellaire – après la mystérieuse Oumuamua – observée à ce jour effectuant un passage dans notre voisinage.

Découverte le 30 août 2019 par l’astronome amateur Gennady Borisov et depuis observée par une myriade de télescopes dont Hubble, la comète file à une vitesse folle dans notre système solaire suivant une trajectoire hyperbolique (un premier indice quant à son origine extrasolaire) et il n’est maintenant plus possible de l’observer qu’avec les plus grands de nos télescopes.

Les premières observations ont suggéré que le corps rocheux avait une composition très proche de celles des comètes de notre système solaire. Mais les deux études réalisées respectivement depuis les données d’Hubble et de l’ALMA (grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama) révèlent une composition de son coma (ou chevelure, il s’agit de l’atmosphère qui entoure le noyau se créant lorsque la comète approche d’une étoile) riche en monoxyde de carbone. Habituellement, le coma des comètes observées dans notre système est essentiellement composé d’eau. Or dans le cas de Borisov, les scientifiques ont noté une concentration en monoxyde de carbone (CO) bien plus élevée qu’habituellement (entre 0,7 et 1,7 fois plus de CO que d’eau). Les résultats de leurs deux études sont publiés dans la revue Nature Astronomy (étude 1, étude 2)

Une indication sur son disque protoplanétaire d’origine

Le fait que la comète soit riche en composés volatiles, comme le CO, pousse les auteurs des deux études à penser que celle-ci a dû se former dans une région très froide, loin de son étoile d’origine. Les basses températures contribuant alors à maintenir le CO sous forme de glace sur son noyau (la partie dure mais fragile de la comète constituée par l’accrétion des débris de la nébuleuse originelle dans lequel s’est formé le système stellaire d’où elle provient). S’en serait suivi un trajet plus ou moins long à travers le cosmos jusqu’à son arrivée dans le voisinage de notre Soleil, lequel aurait provoqué la vaporisation du monoxyde de carbone gelé en augmentant sa température.

Les comètes sont des témoins de la composition du disque protoplanétaire duquel elles proviennent.

Source de cet article : Sciences

Roberta Flores
Roberta Flores
Inscrivez-vous à notre newsletter

Sign In QUÉBEC 89

Account details will be confirmed via email.

Reset Your Password