la France à contre-courant de certains pays d’Asie 

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la France à contre-courant de certains pays d'Asie 

L’annonce en a surpris plus d’un. Lundi soir, lors de son allocution au cours de laquelle il a annoncé le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai prochain, Emmanuel Macron a également assuré que, de manière « progressive », les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriraient à partir de cette date. 

Cette prévision a été critiquée par les associations de parents d’élèves, logiquement inquiets des conditions dans lesquelles leurs enfants seront accueillis dans les établissements pour la fin de cette année scolaire. Face à la grogne, et la mise en ligne d’une pétition qui a déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a déjà assuré que le retour en classe ne serait « pas obligatoire » à cette date.  

Report de la rentrée 

Pour autant, cette annonce du président de la République reste surprenante. En réalité, cette volonté de réouverture rapide va à l’encontre des stratégies mises en place dans certains pays d’Asie, qui sont parvenus rapidement à endiguer la crise et le nombre de nouveaux cas sur leur territoire.

En Corée du Sud par exemple, pays qui est parvenu à réduire drastiquement le nombre de malades sans passer par la case confinement, il a été décidé, à la fin du mois de mars, de reporter une éventuelle rentrée de plusieurs semaines, sans date précise.

« Le gouvernement a jugé qu’il était trop tôt pour un relâchement, malgré une phase de stabilisation de la maladie », avait alors déclaré le ministre de l’Éducation sud-coréen.

Éviter la deuxième vague

En Chine également, la situation fait du surplace. Si dans quelques provinces épargnées certains étudiants ont pu reprendre le chemin de l’université, la situation est loin d’être claire à Wuhan, épicentre de la pandémie. 

Comme le signale sur les réseaux sociaux Arnauld Miguet, correspondant de France Télévisions à Pékin, l’éducation pourrait être en réalité l’un des derniers secteurs à redémarrer dans la région.

« A Wuhan les écoles ouvriront après tout le reste, après le monde du travail, usines, bureaux, la vie sociale, magasins, restaurants, cinémas… déconfinement progressif », écrit-il sur Twitter. 

L’une des réponses à ce message confirme que le retour en classe ne semble pas à l’ordre du jour. Une étudiante à la fac de Wuhan indique en effet: « On n’aurait plus de rentrée scolaire pour ce semestre et toute soutenance et examen passerait en ligne sauf cas exceptionnel. » 

En ce qui concerne les écoles primaires de Wuhan, l’idée du gouvernement est de ne pas rouvrir avant la fin avril, afin d’éviter tout risque de deuxième vague de l’épidémie, souligne de son côté La Dépêche. Comme le souligne encore le quotidien, cette longue fermeture a permis de réduire le nombre de cas et de ne pas saturer les hôpitaux de la région. 

Cours par visio-conférence 

Dans d’autres zones de l’est asiatique, il n’est pour le moment pas question de renvoyer les enfants en classe, sauf avis contraire des autorités sanitaires locales. A Hong Kong, où la scolarité des plus jeunes avait déjà, quelques semaines avant le Covid-19, été rythmée par les contestations populaires qui touchent la ville, les étudiants s’attendent à perdre près de treize semaines de cours, tandis qu’une date de rentrée se fait encore attendre, rapporte Time


A Singapour, les établissements scolaires devaient être encore fermés pour au moins un mois à partir de début avril. A l’image des pays nommés ici, la cité-Etat a mis en place un système de cours par correspondance, via visio-conférence. 

Source de cet article

Marino Stozza
Marino Stozza
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