les expositions qu’on pourra voir cet été en régions

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les expositions qu'on pourra voir cet été en régions

Monographiques avec Joaquin Sorolla à Aix-en-Provence, Jacques Monory à Saint-Paul-de-Vence, Martin Parr à Rennes, thématiques avec le noir à Lens ou la peinture de la lumière nocturne au Havre, notre sélection d’expositions à voir cet été en régions

Les musées rouvrent partout en France. On va pouvoir y découvrir les expositions qui étaient prévues au printemps et qui ont été décalées. D’autres, interrompues pendant le confinement, ont été prolongées.Le Louvre-Lens a pu enfin ouvrir son exposition Soleils noirs sur le noir dans la peinture, le photographe Martin Parr fait l’objet d’une grosse rétrospective à Rennes, le bleu de Jacques Monory s’installe à la Fondation Maeght le 1er juillet…

« Soleils noirs » au Louvre-Lens : le noir, un défi pour les artistes, de Botticelli à Soulages

Théodule RIBOT, « Saint Vincent », vers 1860, Palais des Beaux-Arts – Lille (© RMN-Grand Palais – Philippe Bernard)

En hommage au bassin houiller, l’exposition Soleils noirs, au Louvre-Lens,s’intéresse au noir dans la peinture principalement, avec quelques détours par la sculpture, le dessin ou le cinéma : 180 oeuvres qui racontent comment le noir à interrogé, inspiré et défié les artistes occidentaux, de Sandro Botticelli à Soulages en passant par Edouard Manet, Henri Matisse, Carolus Duran, Kandinsky… Jusqu’au 25 janvier 2021.

Tout Martin Parr au FracBretagne à Rennes

Martin Parr, "Self-portraits" - Autoportrait, Dubai, United Arab Emirates, 2007 
Martin Parr, « Self-portraits » – Autoportrait, Dubai, United Arab Emirates, 2007 (© Martin Parr – Magnum Photos)

Le Frac Bretagne propose, sous le titre Parrathon, une rétrospective monstre de Martin Parr : 500 images de l’icône de la photographie britannique sont déployées au Frac et dans le parc du Thabor à Rennes. Tourisme de masse, loisirs, objets du quotidien : souvent kitsch, elles racontent notre société avec beaucoup de couleurs, d’ironie, parfois de la tendresse. Jusqu’au 24 janvier 2021.

Baigneuses et baigneurs de Picasso au musée des Beaux-Arts de Lyon

Pablo Picasso, "Femme assise sur la plage", 10 février 1937. Legs Jacqueline Delubac, 1997. Lyon, musée des Beaux-Arts. 
Pablo Picasso, « Femme assise sur la plage », 10 février 1937. Legs Jacqueline Delubac, 1997. Lyon, musée des Beaux-Arts. (© Succession Picasso 2020. Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset)

Le musée des Beaux-Arts de Lyon se penche sur la figure de la baigneuse chez Picasso, à la lumière d’œuvres d’artistes qui l’on influencé sur ce thème (Ingres, Cézanne, Renoir), avec aussi des artistes modernes et contemporains qui se sont intéressés aux baigneuses du maître du XXe siècle. 150 œuvres et des archives sur les séjours en bord de mer de Picasso. Du 15 juillet 2020 au 3 janvier 2021.

La collection impressionniste de François Depeaux, « l’homme aux 600 tableaux »

Claude Monet, "Clématites blanches", 1887, musée Marmottan Monet, Paris
Claude Monet, « Clématites blanches », 1887, musée Marmottan Monet, Paris (© Bridgeman Images)

Dans le cadre de la saison Normandie impressionniste 2020, le musée des Beaux-Arts de Rouen s’intéresse àla collection de François Depeaux, un industriel rouennais et collectionneur qui a possédé 600 tableaux et dessins (jusqu’à 55 de Sisley et 20 de Monet) et qui a soutenu le mouvement impressionniste depuis ses débuts. Des prêts de musées et de collectionneurs privéspermettent d’évoquer cette collection aujourd’hui dispersée. Du 11 juillet au 15 novembre 2020.

Le bleu de Jacques Monory à la Fondation Maeght

Jacques Monory, "La Voleuse n°1", 1985 
Jacques Monory, « La Voleuse n°1 », 1985 (© Jacques Monory / Adagp Paris 2020)

LaFondation Maeghtà Saint-Paul-de Vence présente la première exposition monographique de Jacques Monory depuis son décès en 2018. Elle retrace soixante ans de carrière de cette figure majeure de la figuration narrativequi peignait dans un bleu caractéristique des scènes souvent hyperréalistes et énigmatiques empruntant à la photographie et aux films noirs. Du 1er juillet au 22 novembre.

Le peintre espagnol Joaquín Sorolla à l’Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence

Joaquín Sorolla, "Le retour de pêche", 1904, Musei di Nervi – Raccolte Frugone  Photo  
Joaquín Sorolla, « Le retour de pêche », 1904, Musei di Nervi – Raccolte Frugone Photo (© Armando Pastorino)

L’Hôtel de Caumont-Centre d’art d’Aix-en-Provenceconsacre une grande exposition à Joaquín Sorolla (1863-1923), grand peintre espagnol du XXe siècle. Artiste infatigable au coup de pinceau libre et lumineux, à la peinture pleine de couleurs, aux compositions marquées par les nouvelles possibilités de la photographie, il se réclame de l’influence de Velázquez en étant proche des maîtres de son temps, John Singer Sargent, Anders Zorn, Edgar Degas ou Edouard Manet. De grands formats côtoient de petits dessins et esquisses à l’huile avec lesquelles il teste les compositions ou les combinaisons de couleurs. Du 10 juillet au 1er novembre 2020.

Nuits électriques au MuMa du Havre

Maxime Maufra, "Féérie nocturne - Exposition Universelle 1900", 1900, Reims, Musée des Beaux-Arts 
Maxime Maufra, « Féérie nocturne – Exposition Universelle 1900 », 1900, Reims, Musée des Beaux-Arts (© Photo : C. Devleeschauwer)

Les artistes se sont saisis dès le XIXe siècle de la vision de villes illuminées la nuit, par des lanternes à huile, puis des becs de gaz, jusqu’à la généralisation des réverbères électriques à la veille de la Première Guerre mondiale : boulevards, immeubles, grands magasins, terrasses de café s’illuminent alors.Sil’éclairage artificiel progresse,des zones d’ombre subsistent. LeMusée d’art moderne André Malraux (MuMa)du Havre réunit 150 œuvres (peintures, photographies, aquarelles, gravures, films) qui traduisent la fascination des artistes pour l’éclairage nocturne, avec Camille Pissarro, Maximilien Luce, Théophile Alexandre Steinlen, Pierre Bonnard, Edvard Munch, Kees Van Dongen, Sonia Delaunay… Du 3 juillet au 1er novembre 2020.

Le folklore, l’art et la modernité au Centre Pompidou Metz

Paul Sérusier, "La guirlande de roses" 
Paul Sérusier, « La guirlande de roses » (1898)

Associé à la tradition, le folklore a pourtant souvent inspiré les artistes d’avant-garde, de Kandinsky à Brancusi en passant par Natalia Gontcharova, Paul Gauguin ou Paul Sérusier, Joseph Beuys ou Marcel Broodthaers. LeCentre Pompidou-Metzretrace les relations parfois ambiguës, entre fascination et ironie, qu’entretiennent les artistes avec le folklore, en se concentrant sur l’Europe. Jusqu’au 4 octobre 2020.

William Kentridge, un artiste sud-africain très politique, au LaM

William Kentridge, "The Refusal of Time", 2010, extrait vidéo 
William Kentridge, « The Refusal of Time », 2010, extrait vidéo (Photo © William Kentridge / Courtesy de l’artiste et Marian Goodman Gallery, New York / Paris)

LeLaM de Villeneuve-d’Ascq(Nord) présente la première grande rétrospective en France du Sud-Africain William Kentridge, qui mêle dessin, gravure, sculpture, tapisserie, installation vidéo, performance, théâtre, opéra, cinéma. L’artiste, qui a étudié les sciences politiques et le théâtre, propose une œuvre enracinée dans son pays et ses problèmes politiques et sociaux du passé et du présent comme l’apartheid, la décolonisation, le rôle de l’Afrique dans la Première Guerre mondiale.Jusqu’au 13 décembre 2020.

Villes ardentes : les peintres de la ville, de la révolte, du travail (1870-1914) au musée des Beaux-Arts de Caen

Maximilien Luce, "Aciéries près de Charleroi" (1897), musée d'Orsay, Paris, France 
Maximilien Luce, « Aciéries près de Charleroi » (1897), musée d’Orsay, Paris, France (© photo musée d’Orsay / RMN)

Une centaine d’œuvres exposées aumusée des Beaux-Arts de Caenéclairent les années 1870-1914 où entre le souvenir de la Commune de Paris et la Première Guerre mondiale émerge une France industrialisée. Une époque où les peintres impressionnistes et post-impressionnistes montrent le nouveau pittoresque des faubourgs industriels : les quais et villes en chantier, l’essor de la classe ouvrière notamment féminine, des scènes de travail, de grève, de manifestations. Du 11 juillet au 22 novembre2020.

L’art minimal de Robert Morris au MAMC de Saint-Etienne

Robert Morris, "Untitled", 1969, feutre, collection privée
Robert Morris, « Untitled », 1969, feutre, collection privée (photo : Rémi Villaggi / Mudam Luxembourg © Adagp, Paris 2020)

Le MAMC de Saint-Etienne expose l’Américain Robert Morris, en mettant l’accent sur des oeuvres des années 1960-1970, considérées comme des oeuvres canoniques de l’art minimal. Conçues à la même échelle que le corps de l’artiste, à partir de matériaux et de méthodes empruntés à l’industrie du bâtiment, elles privilégient une relation physique directe. Des feutres, des objets éparpillés au sol, des installations avec miroirs et poutres… Du 1er juillet au 1er novembre 2020.

Rétrospective Marcel Gromaire à la Piscine de Roubaix

Marcel Gromaire, L’Abolition de l’esclavage, 1950. 
Marcel Gromaire, L’Abolition de l’esclavage, 1950. (Dépôt du CNAP en 1991 au musée de Roubaix)

Après le musée Eugène Boudin de Honfleur et le musée Paul Valéry de Sète, la rétrospective de Marcel Gromaire (1892-1971), enfant du Nord, s’installe à laPiscine de Roubaix. Grâce à 150 prêts, l’exposition aborde tous les aspects de l’œuvre de cet artiste humaniste né dans le Nord, marqué par l’art nègre, l’art roman et gothique, le cubisme et l’expressionnisme flamand, qui a inventé progressivement un art personnel caractérisé par des volumes géométriques, un cerne graphique et une palette simplifiée. Un focus particulier sera dédié à sa toile monumentale L’Abolition de l’esclavage, présentée dans le hall du musée.Jusqu’au 20 septembre.

Laure Prouvost aux Abattoirs de Toulouse, après Venise

Laure Prouvost, "Deep See Blue Surrounding You/Vois Ce Bleu Profond Te Fondre", Pavillon français à la 58e Biennale d’art de Venise, 2019 
Laure Prouvost, « Deep See Blue Surrounding You/Vois Ce Bleu Profond Te Fondre », Pavillon français à la 58e Biennale d’art de Venise, 2019 (© Giacomo Cosua)

Laure Prouvost représentait la France à la 58e Biennale d’art de Venise en 2019, avec un voyage imaginaire filmé,« un roadtrip à travers la France, de la banlieue parisienne au nord de la France, du Palais du Facteur Cheval à la Méditerranée – et jusqu’à Venise ».Un voyage conçu pour« mieux nous connaître ». Son projet, baptiséDeep See Blue Surrounding You / Vois Ce Bleu Profond Te Fondre,est auxAbattoirs de Toulouse, accompagné d’une installation sculpturale.Jusqu’au 20 septembre 2020.

Source : France Info

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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