Les femmes dirigeantes, meilleure réponse à la pandémie ?

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L’effet papillon ou le conte de la pyrale

L’Allemagne, l’Islande, Taïwan, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, la Norvège ou encore le Danemark. Le point commun ? Dans un article publié lundi et qui a beaucoup circulé, Forbes remarque que ces pays, qui ont eu une réponse efficace face à l’épidémie de Covid-19, sont tous dirigés par des femmes. Le magazine américain souligne la manière dont le recours à la technologie a été un appui essentiel dans ce combat et met en exergue l’importance des valeurs d’honnêteté et «d’amour» (comprendre d’empathie). Des qualités étiquetées comme «féminines», ce que certains dénoncent, comme la newsletter féministe Les Glorieuses. Si l’analyse de Forbes part d’une bonne intention et s’appuie sur des considérations statistiques, cette vision essentialiste ne fait pas l’unanimité.

Il ne s’agit pas de remettre en cause le travail de ces dirigeantes, souligne la newsletter, mais «les femmes sont de meilleures dirigeantes dans ce contexte de crise sanitaire non pas parce que ce sont des femmes ni parce qu’elles font preuve de qualités « féminines » mais parce qu’elles ont les compétences nécessaires pour diriger un pays». En outre, d’autres facteurs doivent être pris en compte pour expliquer que la pandémie ait été mieux contrôlée dans ces Etats, comme la taille des pays, le système de santé ou encore le stock de matériel de protection à disposition. L’exemple de la Corée du Sud, dirigée par un homme et qui a réussi à contrôler l’épidémie, est notamment invoqué comme contre-exemple à cette thèse.

Christiane Taubira, sur France Inter lundi, a donné son point de vue : «Je pense sincèrement que des femmes dans des positions d’autorité ou de pouvoir auraient abordé les choses différemment. Plutôt que d’avoir recours à ce corpus viril, martial, elles auraient vu plus facilement que ce qui fait tenir la société, c’est d’abord une bande de femmes : elles sont majoritaires dans les équipes soignantes, même si nous soignons aussi avec autant de gratitude les hommes ; elles sont majoritaires aux caisses des supermarchés, dans les équipes qui nettoient les établissements qui travaillent encore…». Une vision moins essentialiste. Mais qui montre elle aussi que, dirigeantes ou non, les femmes sont essentielles dans la lutte contre le Covid-19. 


Marlène Thomas

Source du post: liberation.fr

Maria Rodriguez
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