Les Français doivent s’attendre à une baisse de pouvoir d’achat après le confinement, selon l’industrie agroalimentaire

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Les Français doivent s'attendre à une baisse de pouvoir d'achat après le confinement, selon l'industrie agroalimentaire

Les entreprises de l’agroalimentaire pourraient à terme répercuter des hausses de coût liées à l’augmentation des prix des matières premières, à la maintenance des outils de production ou à l’achat d’équipements de protectionpour les salariés.

Pour l’instant, les industries agroalimentaires absorbent le choc. Mais la crise du coronavirus pourrait bien faire monter les prix à la caisse, préviennent-elles, dégradant ainsi le pouvoir d’achat des Français. « Les entreprises agroalimentaires tiennent, mais à quel prix ? » s’interroge l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) dans son deuxième baromètre du secteur depuis le début du confinement, il y a un mois.

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« Même si l’inflation en rayons est quasi nulle, les entreprises de l’alimentation supportent des hausses de coût directement liées à l’augmentation des prix des matières premières, des coûts de maintenance des outils de production ou encore de l’achat des équipements de protection des salariés », prévient l’Ania, qui fédère indirectement près de 18 000 entreprises du secteur.

« Ces hausses de coûts, remontées par l’ensemble des industriels, sont comprises entre 3% et 16%. Elles grèvent actuellement la rentabilité des entreprises agroalimentaires », indique encore l’association, qui fonde son enquête sur les réponses de 700 entreprises consultées entre le 6 et le 10 avril. Ces chiffres montrent « l’effort national considérable des entreprises de l’alimentation qui permet à la chaîne alimentaire de tenir »,selon le président de l’Ania, Richard Girardot, cité dans un communiqué.

« Tous les Français doivent en avoir conscience. Une nouvelle ère s’engagera lors de la sortie de crise, façonnée par une demande durablement modifiée du consommateur, dans ses choix, ses circuits d’achat, son pouvoir d’achat », a-t-il prévenu.

Plus largement, l’Ania note que « 70% à 80% des entreprises » de l’agroalimentaire « constatent des baisses de chiffres d’affaires et une rentabilité fragilisée ». La situation est particulièrement « sinistrée » pour les sociétés spécialisées dans la restauration hors domicile : « La baisse d’activité atteint plus de 75% en valeur et en volume, ce pour près de la moitié des entreprises du secteur. »Enfin, par rapport au premier baromètre de l’Ania dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, le 1er avril, l’absentéisme dans les entreprises ayant répondu augmente à 13% contre 9% auparavant, l’association estimant que cette moyenne « reste basse » et « sous contrôle ».

Source : Franceinfo

Roberta Flores
Roberta Flores
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