Les grains de pollen peuvent-ils transmettre le Covid-19 ?

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Les grains de pollen peuvent-ils transmettre le Covid-19 ?

INTERROGATION. Est-ce que les grains de pollen peuvent transmettre le Covid-19 ? “Si l’on s’en tient à une réponse purement théorique, la réponse est oui, signale le Dr Thuong Nhân Pham-Thi, allergologue (Paris). Car la taille d’une seule particule virale de SARS-CoV-2, de 70 à 90 nanomètres, est certes compatible avec celle des grains de pollen, nettement plus volumineux, de 20 à 50 micromètres selon les espèces.

En théorie, il est donc possible d’imaginer que les grains puissent véhiculer le virus. “Toutefois, la situation qui consisterait à être contaminé très précisément par un pollen infecté, c’est-à-dire à inhaler un volume d’air préalablement contaminé par l’éternuement d’une personne Covid + (une personne infectée ayant déclaré des symptômes, NDLR), me semble marginale et peu probable”, poursuit le spécialiste.

Cette interrogation à propos des pollens fait en tout cas écho à une publication italienne récente qui évoque, elle, non pas l’intervention des pollens mais celle de la pollution atmosphérique dans la diffusion du virus. Suite à cette publication, en raison d’un lien étroit — soit une superposition retrouvée entre des zones de pollution et celles comportant le plus de malades Covid + —, la Société italienne de médecine environnementale (SIMA) a suggéré la possibilité que les particules virales du SARS-CoV-2 soient portées par les particules fines. Et la simultanéité du calendrier de la pandémie et de celui de la saison des pollens qui démarre tout juste interroge. “Tout le problème est de savoir si la circulation du virus va s’en trouver favorisée, et comme la saison des pollens dure jusqu’en juillet…”, se demande l’allergologue.

Ne pas interrompre son traitement de fond sans avis médical

À noter enfin que suite aux messages peu clairs du ministère de la Santé concernant la restriction de l’usage des corticoïdes, il semble que des patients allergiques ou asthmatiques aient récemment interrompu leur traitement à base de corticoïdes inhalés. “C’est une erreur, il ne faut surtout pas que les allergiques arrêtent leurs traitements de fond, insiste le Dr Pham-Thi. Ces médicaments sont essentiels pour justement diminuer l’inflammation locale et les protéger.”

Dans tous les cas, si vous êtes allergique aux pollens ou à autre chose, n’hésitez pas à contacter votre allergologue qui vous renseignera sans doute par téléconsultation mais surtout en fonction de votre situation personnelle.

Source : Sciences et avenir

Marino Stozza
Marino Stozza
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