les hypothèses qui sont sur la table

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les hypothèses qui sont sur la table

On l’aura compris, les écoles françaises ne rouvriront pas uniformément le 11 mai, date pourtant crantée par Emmanuel Macron pour le début du déconfinement. Lors de son point presse de ce dimanche, censé précéder de deux semaines celui où ce processus sera plus concrètement explicité, Édouard Philippe a dit quelques mots sur ce qu’il en serait pour nos établissements scolaires. 

Il s’agit d’une question délicate, qui se heurte aux dissonances entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Ces derniers expriment leurs craintes d’un potentiel engorgement des écoles, ou d’une impréparation du corps professoral à une rentrée chaotique. 

« L’objectif, c’est de trouver la bonne méthode », a déclaré Édouard Philippe, d’après qui la réouverture des établissements, si elle doit être progressive, « tient à la continuité de la vie de la Nation ». Différents « scenarii » sont donc à l’étude, a affirmé le locataire de Matignon.  

Par « moitiés de classe »

Premier élément qui pourrait servir de distinction entre tels et tels établissements: les régions moins touchées par la pandémie.

« Dans un certain nombre de territoires, (…) de départements, il n’y a eu quasiment aucun cas. Et on peut évidemment considérer qu’après deux mois de confinement, cette situation sera préservée. (…) On peut imagine que dans ces territoires, l’ouverture se fasse plus rapidement, de façon plus large que dans d’autres », a développé Édouard Philippe, sans pour autant déclarer qu’il s’agirait d’une piste viable.

Autre hypothèse, celle de faire rentrer « des moitiés de classe » à partir du 11 mai. Avec un système où une moitié pourrait garder un lien « physique et intellectuel avec le professeur », en alternant avec l’autre moitié. 

« On peut imaginer l’utilisation des locaux de manière différente, en utilisant des espaces plus larges que de simples classes pour faire cour », a poursuivi le Premier ministre. 

Rentrées décalées

Toutes ces hypothèses, promet le chef du gouvernement, seront travaillées conjointement avec les maires, avec les professeurs, qui « savent comment ils souhaitent faire cour ». « Je ne veux pas faire état de décisions à ce stade, elles sont en train d’être travaillées », a prévenu Édouard Philippe. 

Depuis l’intervention sur France 2 mardi du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, certains syndicats d’enseignants militent pour un décalage d’une semaine entre la rentrée des professeurs et celle des élèves. 

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Marino Stozza
Marino Stozza
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