Les « plus démunis » face à la crise du coronavirus vont recevoir une aide exceptionnelle

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Les « plus démunis » face à la crise du coronavirus vont recevoir une aide exceptionnelle

Emmanuel Macron a promis, lundi 13 avril, lors de son allocution télévisée, que « les plus démunis » ne seraient pas les oubliés de la crise liée à la pandémie de Covid-19. Deux jours après, l’engagement a été tenu et précisé par Edouard Philippe. Le chef du gouvernement a, en effet, présenté, mercredi, à l’issue du conseil des ministres, les modalités de cette « aide exceptionnelle de solidarité » aux plus modestes.

Concrètement, chaque ménage bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) – versée aux demandeurs d’emploi en fin de droits – recevra, le 15 mai, la somme de 150 euros, à laquelle s’ajouteront 100 euros supplémentaires par enfant à charge. Ceux qui ne perçoivent aucune de ces deux prestations, mais qui touchent des aides personnalisées au logement (APL), se verront octroyer, de leur côté, 100 euros par enfant. Au total, a souligné M. Philippe, ce sont « plus de quatre millions de foyers » qui seront ainsi soutenus, pour un coût de 900 millions d’euros. Le versement, effectué en une seule fois par la Caisse d’allocations familiales, la Mutualité sociale agricole ou Pôle emploi, sera « automatique, (…) sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire ».

« Un geste important »

La mesure répond à une demande des associations de lutte contre la pauvreté, qui plaidaient en ce sens depuis plusieurs semaines. Elles avaient même lancé une pétition (« Chacun chez soi, oui. Chacun pour soi, non »), exhortant le chef de l’Etat à octroyer une « prime » en faveur des « personnes les plus en difficulté ». Avec la mise en place du confinement et l’entrée en récession de notre économie, les familles les plus fragiles sont confrontées à des pertes de revenus et à des charges financières supplémentaires, résultant de la fermeture des cantines scolaires (souvent quasi gratuites pour elles), de l’augmentation de la consommation d’électricité, de l’affaiblissement des circuits d’aide alimentaire, etc.

Du côté de la majorité, on se réjouit de ces annonces. Pour Brigitte Bourguignon, présidente (La République en marche) de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, il s’agit d’« une réelle bouffée d’oxygène » pour les publics concernés. « Cela va apporter un grand soulagement à des personnes en difficulté depuis le début du confinement », renchérit sa collègue Fiona Lazaar, députée du Val-d’Oise et présidente du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Source officielle de cet article : Le Monde

Roberta Flores
Roberta Flores
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