les représentants de parents d’élèves débordés

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les représentants de parents d'élèves débordés

Alors que les écoles, collèges et lycées sont fermés depuis plus d’un mois en raison de l’épidémie de covid-19 et qu’ils ne devraient pas rouvrir de manière progressive avant le 11 mai, pour les représentants de parents d’élèves, la tâche est lourde.

Entre les inquiétudes des familles, les relations avec les établissements, les consignes des enseignants quant aux devoirs à la maison, les problèmes techniques avec les espaces numériques de travail et les annonces du gouvernement, les représentants de parents d’élèves se retrouvent en première ligne.

Ecoles fermées, reprise le 11 mai…

Le téléphone de Hanaine Ben Hadj, élue FCPE dans un collège et un lycée de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, n’a pas cessé de sonner au lendemain de l’annonce du président de la République de la réouverture des établissements scolaires. « Entre 9 heures et 23 heures, j’étais au téléphone. Parfois avec des doubles appels, j’enchaînais directement d’une conversation à une autre et je répondais en même temps à des textos », raconte-t-elle à BFMTV.com. 

Également présidente de l’union locale de la FCPE et administratrice départementale, Hanaine Ben Hadj ne compte pas son temps pour répondre aux interrogations des parents. 

« Certains ne connaissent pas bien le système éducatif, d’autres ne maîtrisent pas le français, j’essaie de leur expliquer avec leurs mots. J’ai eu des appels de parents qui pensaient que le 11 mai, on remettrait tous les enfants à l’école. Il a fallu les rassurer. »

« C’est l’équivalent d’un travail à temps plein »

« On est sur le pont tous les jours », assure également à BFMTV.com Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE.

« On est identifié comme relais et médiateur, poursuit Rodrigo Arenas. Pour les parents, ce n’est pas toujours évident de s’adresser aux établissements ou aux enseignants, la relation peut être compliquée. Ils ont aussi parfois peur des répercussions. Tous les jours, on a des difficultés différentes à traiter. Surtout avec les plateformes numériques qui buguent, on est extrêmement sollicité. »

Ce que confirme Hubert Salaün, porte-parole de la Peep, une autre fédération de parents d’élèves du public. « Heureusement que je suis à la retraite, c’est l’équivalent d’un travail à temps plein », témoigne ce représentant de parents d’élèves d’un lycée de Chantilly, dans l’Oise.

« On a parfois eu des informations qui se contredisaient tous les deux jours et qui étaient déjà périmées quand on envoyait le message aux parents, ajoute-t-il, évoquant les toutes premières fermetures d’écoles dans son département. Les plans changeaient sans arrêt. »

Rassurer les familles

La priorité d’Hubert Salaün, de la Peep: rassurer les familles. « J’essaie de ne pas paraître angoissant dans mes messages, la situation est déjà assez compliquée. » Pour lui, le plus important est de maintenir le lien avec l’école et de motiver leurs enfants « pour qu’ils aillent jusqu’au bout ».

« Le plus important, ce n’est pas de faire ses exercices ou d’avoir le bac pour les élèves de terminale, sachant que beaucoup l’ont déjà avec leurs notes du contrôle continu, mais comment les élèves vont traverser tout cela et ce qu’il se passera l’année prochaine. Comment vont-ils arriver sur les bancs de l’université? Quand on connaît le taux d’échec en première année (près de 60%, NDLR), c’est inquiétant. »

Un « réceptacle » des questions

Cécile Cauchy, représentante de parents d’élèves pour la FCPE dans un collège et un lycée de Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, estime pour BFMTV.com être devenue une sorte de « réceptacle » de toutes les interrogations des familles.

« Je note toutes les questions que les parents se posent pour les faire remonter. J’en ai une pléthore, que ce soit pour le bac français, les E3C (épreuves communes de contrôle continu instaurées dès la classe de première avec la réforme du bac, NDLR) ou encore les oraux de rattrapage du bac. Normalement, en ce moment, c’est la période durant laquelle doivent se décider les orientations en troisième et les secondes doivent choisir leur spécialités. Et à chaque fois, ce ne sont que des cas particuliers. »

Également secrétaire adjointe de la FCPE 93, Cécile Cauchy communique notamment avec les parents d’élèves par le biais de groupes WhatsApp. L’un d’entre eux regroupe 250 parents de lycéens. « Je ne peux même pas lire tous les messages. »

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Marino Stozza
Marino Stozza
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