L’exécutif fait courir le bruit d’un report des municipales à l’automne

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Envisagé pour juin, le second tour des municipales pourrait être repoussé à l’automne. C’est du moins le bruit que fait courir l’exécutif en ce début avril, laissant penser que l’organisation d’une élection avant l’été semble compromise. Selon le Figaro, Emmanuel Macron a évoqué hier, lors du Conseil des ministres, un report du second tour au mois d’octobre. Le chef de l’Etat devrait profiter d’un déjeuner à l’Elysée, ce midi, avec les présidents de l’Assemblée et du Sénat, Richard Ferrand et Gérard Larcher, pour lancer le sujet.

«Il paraîtrait indécent de voter si tôt»

En attendant l’avis du conseil scientifique, prévu pour mi-mai, l’idée d’un report fait son chemin. Dans Challenges ce matin, un membre du ministère de l’Intérieur – le ministère chargé d’organiser les élections – évoque lui aussi un report à l’automne. «Comme le montrent les retours du terrain, le traumatisme de la pandémie est si profond dans le pays qu’il paraîtrait indécent de voter si tôt et de s’affronter dans le cadre d’une campagne électorale», souffle-t-on, d’après l’hebdomadaire.

Le risque sanitaire inhérent à une campagne électorale pourrait également être important. Un second tour avant l’été imposerait d’organiser une campagne dès le mois de juin, avec l’hypothèse que le Covid-19 circule toujours. Or, toute campagne, et plus encore celle des municipales, est vecteur de proximité sociale et donc favorable à la diffusion du virus, comme l’évoquent aujourd’hui certains, en repensant au scrutin de mars. «Le vrai problème c’est bien d’avoir maintenu la campagne jusqu’à la fin», reconnaît ainsi le maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, dans la Croix hier et dont des membres de l’équipe et un assesseur sont atteints par le Covid-19.

4 000 nouveaux premiers tours

Le report à l’automne, s’il a lieu, aura des conséquences politiques. La première est directe : si le second tour ne peut se tenir avant l’été, «il appartiendra aux pouvoirs publics de reprendre l’ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets», avait indiqué le Conseil d’Etat le 18 mars. En résumé, dans les 4 000 villes où le maire n’a pas été élu dès le premier tour, il faudra réorganiser l’ensemble du scrutin. La seconde conséquence concerne le Sénat. «Les sénatoriales [prévues en septembre, ndlr] ne pourront pas se tenir si le corps électoral – les élus locaux – n’est pas élu avant l’été», prévient un proche du Président au Figaro.

(Extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés)


Sylvain Chazot

Source du post: liberation.fr

Marino Stozza
Marino Stozza
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