Lille, qui veut donner un masque aux 238.000 habitants, mise sur le « local »

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Lille, qui veut donner un masque aux 238.000 habitants, mise sur le « local »

« En prévision de la période de déconfinement », la mairie de Lille « souhaite pouvoir offrir » à chacun des 238.000 habitants un masque, par des commandes mais aussi avec une « production locale » de masques en tissu développés et déjà utilisés par le CHU de Lille, qui seront fabriqués par des bénévoles.

« Je souhaite pouvoir offrir un masque à chaque » habitant, « qui soit à la fois conforme à la réglementation, protecteur, lavable et réutilisable, en prévision de la période de déconfinement », écrit dans un communiqué la maire PS Martine Aubry. « Celui-ci n’est certes pas encore envisagé immédiatement, mais il faut s’y préparer d’ores et déjà. » 

Un approvisionement « fiable »

Si la commune commande également auprès de « fournisseurs en France et à l’étranger », « force est de constater les difficultés d’acheminement (…) la qualité incertaine des produits de certains fournisseurs (…) ou encore la recrudescence d’escroqueries. »

La Ville veut donc « privilégier une production locale pour sécuriser un approvisionnement fiable » en produisant « à grande échelle les masques Garridou du CHU de Lille, homologués par le ministère de la Santé et qui peuvent être lavés 22 fois avant d’être changés. »

Depuis deux semaines, le CHU de Lille a développé ce masque en tissu baptisé Garridou du nom de ses inventeurs, testé sur sa capacité de filtration, cousu par des couturières bénévoles pour « le personnel non-soignant ou les soignants quand ils sont hors de prise en charge de patients », selon l’établissement.

« On lance la machine »

En partenariat avec les entreprises Doublet, Leroy Merlin, Lemahieu et l’association « Souffle du Nord », des bénévoles coudront les masques, soit chez eux, soit à l’hôtel de Ville où seront installées des tables, « en respectant bien évidemment l’ensemble des règles de sécurité ».

Sur les quelque 238.000 masques nécessaires, combien seront achetés, en France ou à l’étranger ? Combien seront fabriqués par les bénévoles localement ? « On lance la machine. Aussi longtemps que l’on pourra tourner, on tournera, ça dépendra aussi du temps du confinement », explique la mairie, sans donner d' »objectif » et soulignant qu’une partie du stock sera achetée à l’entreprise nordiste Lemahieu.

Les tissus devraient être livrés mardi et les premières opérations de couture pourraient commencer « en fin de semaine ».



Marino Stozza
Marino Stozza
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