l’inquiétude des familles des marins du Charles-de-Gaulle

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l'inquiétude des familles des marins du Charles-de-Gaulle

Un retour de mission qui pose de nombreuses questions. Dimanche, les 1.767 marins présents sur le porte-avions Charles-de-Gaulle ont été débarqués au port de Toulon, après que 668 d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus. Un nombre qui pourrait évoluer alors que 30% des tests n’ont pas encore livrés leurs résultats. Une vingtaine de marins contaminés a dû être hospitalisée, dont un en service de réanimation.

Les soldats qui étaient présents sur le Charles-de-Gaulle ont tous été placés « en moins de 24 heures » en quarantaine dans trois sites dédiés du ministère des Armées, dans les bases de Toulon, Hyères et. « Un dispositif inédit, coordonné pour protéger les marins, leurs familles et les Français et réajusté » régulièrement, a expliqué ce jeudi Christine Ribb, la porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée, détaillant un suivi quotidien médical pour les marins, notamment à partir de questionnaires, mais aussi un port de masque.

« Je comprend l’inquiétude des gens mais il faut aussi savoir garder son sang-froid, a précisé encore la capitaine de Frégate Ribb. Tout est fait pour que la prise en charge soit la plus efficace possible. »

L’inquiétude des familles

Si les autorités livrent un message rassurant, les familles, qui n’ont pas l’autorisation de se rendre sur les lieux de quarantaine, se montrent elles inquiètes. »Il nous parle de ses conditions de confinement qui l’interpellent un petit peu, ils sont trois par chambre, chacun se regarde, on ne sait pas qui est contaminé et qui ne l’est pas », raconte à BFMTV Monique dont le fils, marin, a été testé et est en attente des résultats. Les proches des marins s’interrogent surtout sur comment une contamination a-t-elle pu être aussi massive.

« Dès l’instant où il y avait un cas, on pouvait s’attendre, dans un bâtiment, où, on le sait, on vit en vase clos, (à une contamination massive, NDLR) je ne suis pas surpris du nombre de personnes atteintes », estime de son côté Jean-Luc, dont le beau-fils a été testé positif au covid-19.

Deux enquêtes ont été lancées, notamment pour déterminer l’origine de la contamination sur le Charles-de-Gaulle. L’une des hypothèses évoquée porte sur une introduction du virus sur le porte-avions lors d’une escale à Brest entre le 13 et le 16 mars. Des marins évoquent une contamination antérieure et nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la décision de l’état-major de poursuivre la mission après cette date. « J’espère que l’enquête répondra à ces questions et sera transparente », poursuit Jean-Luc.

« Je pars du principe que ce sont des gens qui savent ce qu’ils font, confie Célyne, dont le compagnon a été hospitalisé à Hyères. Ils sont habilités à prendre ce type de décision et s’ils ont pris la décision de continuer la mission c’est que c’était une idée qui a été réfléchie, autour d’une table avec plusieurs personnes. Ils n’ont pas pris le risque de mettre en danger leur équipage et la marine. »

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Marino Stozza
Marino Stozza
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