L’UdeM partage du matériel médical avec le réseau de la santé

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après la réanimation, "un état d'anxiété qui peut s’inscrire dans un syndrome de stress post-traumatique"

Devant les difficultés du gouvernement à s’approvisionner en certains éléments de matériel médical, 11 facultés et groupes de recherche de l’Université de Montréal se sont mobilisés afin de recueillir des milliers de masques, paires de lunettes et de gants de protection qui seront remis au réseau de la santé. L’idée a germé après qu’une initiative canadienne a été lancée pour pallier le manque de produits chimiques qui entrent dans la réaction en chaîne par polymérase (PCR) employée dans les tests de dépistage de la COVID-19.

«Lorsque nous avons fait un premier appel à l’Université afin de procéder à l’inventaire de nos produits pour la PCR, nous nous sommes dit que nous pourrions aller plus loin», relate Daniel Lajeunesse, vice-recteur adjoint à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation de l’UdeM.

Des facultés et unités ont ainsi été sollicitées pour répertorier l’ensemble du matériel médical disponible sur les différents campus afin qu’il puisse être redistribué dans le réseau de la santé.

Pour l’heure, le matériel qui sera acheminé aux hôpitaux est composé de près de 9000 masques N95, 10 000 masques de protection, 1000 paires de lunettes de protection, 75 000 paires de gants d’examen non stérilisés et 2000 paires de gants stérilisés.

Les unités participantes sont les facultés de l’aménagement, de médecine, de médecine dentaire, de médecine vétérinaire, de pharmacie, des sciences de l’éducation, des arts et des sciences et des sciences infirmières, l’École d’optométrie ainsi que l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie, le Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et le Centre de recherche en santé publique. De plus, une partie du matériel a été offerte par la compagnie Huawei, qui a tissé des liens avec l’UdeM. Huawei souhaitait ainsi soutenir les hôpitaux affiliés à l’Université.

«L’ensemble des unités participantes ont diminué leurs activités de recherche et, en consolidant les activités, nous avons réduit nos besoins en matériel afin de pouvoir donner un coup de main», explique M. Lajeunesse, qui a coordonné la collecte.

Des imprimantes 3D en renfort

En plus de partager son matériel médical courant, l’Université de Montréal contribue à augmenter la capacité du réseau de la santé à faire face à la pandémie en participant à la fabrication de respirateurs artificiels.

«La Faculté de l’aménagement, par l’entremise de la professeure Anne Marchand, a accès à une imprimante 3D qui permet à la compagnie Zimmer de fournir au réseau de nouveaux respirateurs, indique le vice-recteur adjoint. Le Département d’informatique et de recherche opérationnelle, par le biais du professeur Sébastien Roy, nous a aussi donné accès à ses imprimantes 3D pour valider d’autres options de fabrication.»

D’autres collectes d’équipement sont en cours à l’UdeM, dont une au laboratoire d’enseignement en biochimie de la Faculté de médecine, qui permettra d’envoyer de nouveau du matériel directement au CHU Sainte-Justine.

«Cette mobilisation est absolument fantastique, conclut Daniel Lajeunesse. C’est le génie de la solidarité québécoise qui est à l’œuvre dans cette lutte contre la pandémie de COVID-19.»

Du matériel et les compétences des vétérinaires mis à contribution

À la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, les vétérinaires de la province prêtent eux aussi main-forte au réseau de la santé.

Plusieurs centres vétérinaires inventorient l’équipement susceptible de servir dans les hôpitaux, dont les blouses, gants, masques et les respirateurs requis dans les unités de soins intensifs.

«Le matériel utilisé par les vétérinaires se rapproche beaucoup de celui employé dans la médecine humaine», indique Christine Theoret, doyenne de la Faculté de médecine vétérinaire de l’UdeM.

«Le Centre hospitalier universitaire vétérinaire de la faculté est déjà sollicité par des hôpitaux depuis plusieurs semaines, poursuit la doyenne. Nous avons 17 respirateurs qui pourront servir aux soins humains en y apportant des modifications mineures.»

Par ailleurs, des vétérinaires spécialisés dans les soins avancés ‒ ventilation, intubation et anesthésie par exemple ‒ pourraient aller appuyer les professionnels du réseau de la santé.

Source : UDM

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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