Musique: le chanteur Christophe a tiré sa révérence

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Musique: le chanteur Christophe a tiré sa révérence

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Ses chansons composent la bande son des soixante dernières années depuis le succès d’« Aline » en 1965. Le chanteur Christophe avait été hospitalisé et admis en réanimation le 26 mars dans un hôpital parisien pour soigner une maladie pulmonaire, avant d’être transféré à Brest où il est décédé dans la nuit ce vendredi.

En décembre 2019, Christophe résumait sa carrière: «Je connais mes hauts et mes bas, j’ai eu des beaux bas». Il était un peu le dandy de la chanson française, avec ses lunettes noires, sa nonchalance. Un dandy chaussé de bottes de cowboy, amateur de poker et de pétanque dont la carrière est jalonnée de succès tels que Aline en 1965, une chanson qui le révéla au grand public et à laquelle Alain Bashung rendra hommage avec son titre Alcaline, ou encore Succès fou, mais aussi les albums Les paradis perdus et Les mots bleus, avec des textes d’un certain Jean-Michel Jarre. « Quand on travaillait ensemble, on passait les nuits en studio, pendant 3-4 mois, à la recherche du son ultime. C’était plus qu’un chanteur, c’était un couturier de la chanson », raconte Jean-Michel Jarre.

À lire aussi : Christophe sur RFI Musique

Un dandy crooner à la voix haut perchée auteur de bluettes sentimentales mais aussi touche à tout avec des compositions influencées par le rock anglo-saxon. C’est que Daniel Bevilacqua, fils d’un entrepreneur d’origine italienne et d’une mère couturière, est né en 1945 et comme beaucoup de cette génération tombe amoureux d’une Amérique fantasmée, qu’il voit défiler sur les écrans de cinéma. Grand collectionneur et chineur, il aimait et collectionnait les juke-boxes, adios vintage, les synthétiseurs (qu’il utilise dans ses compositions) et les guitares.

Le beau bizarre, Bevilacqua, Comm’ si la terre penchait qui sera l’occasion d’une collaboration avec la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla… les albums s’enchaînent avec des périodes de pause, l’artiste étant rétif à toute notion de « carrière ». En 2012, à 67 ans, il s’était lancé un nouveau défi: apprendre le piano pour une tournée et le plaisir de « faire des trucs incertains, perdus, ratés, beaux, j’espère », disait-il. Il projetait de revenir sur scène au mois de mars au Grand Rex à Paris. Son chemin s’est arrêté à Brest.

avec AFP

Source du post: RFI

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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