Pérou: l’activité minière est-elle menacée par le coronavirus?

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Pérou: l’activité minière est-elle menacée par le coronavirus?

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L’une des plus grandes mines de cuivre du Pérou a suspendu toutes ses activités lundi 13 avril. L’industrie minière, principale activité économique du pays avec 60 % des exportations et 10 % du PIB, tourne au ralenti depuis un mois en raison de l’épidémie de Coronavirus.

Deuxième producteur mondial de cuivre et d’argent, 6e d’or d’après Osinergmin, (lien en espagnol), le Pérou a fait de l’industrie minière sa principale activité économique. Alors quand la pandémie est arrivée au Pérou et que le gouvernement a mis en place des mesures de confinement drastiques le 16 mars, entraînant un arrêt quasi-total des activités économiques, les mines, elles, ont été épargnées et autorisées à poursuivre leurs activités.

Pourtant, elles fonctionnent aujourd’hui au ralenti, comme l’explique Arthur Morenas, coordinateur de l’Institut des Amériques à Lima : « Les activités minières ont été autorisées à se poursuivre, mais elles sont soumises à un certain nombre de règles relativement strictes qui ont poussé les entreprises à se limiter à des opérations de maintenance. Se pose par ailleurs le problème de la limitation des transports interprovinciaux, ainsi que des cas de contamination dans une entreprise qui ont poussé à des suspensions d’activité. »

La crainte de la chute des prix

En effet, lundi dernier, la grande mine de cuivre d’Antamina, nichée dans les Andes péruviennes, a annoncé un arrêt stratégique pour deux semaines, après qu’un de ses employés ait été diagnostiqué positif au coronavirus. Dès le mois de mars, la société MMG, propriétaire de Las Bambas, l’une des plus grandes mines de cuivre au monde, située au sud-est du Pérou, avait annoncé qu’elle ne tiendrait pas ses objectifs cette année et renvoyé près de 2000 ouvriers chez eux.  

Si l’impact de ce ralentissement de l’activité minière sur l’économie péruvienne est difficile à prévoir, selon Arthur Morenas, la chute des prix est la principale crainte puisqu’on estime qu’une diminution de 10 % du prix du cuivre par exemple réduirait de 1 % le PIB péruvien. Toutefois, la baisse simultanée de l’offre et de la demande empêche les cours des métaux de plonger. De plus, le Pérou est un important producteur d’or et d’argent, des valeurs refuges en temps de crise, qui pourraient lui permettre de compenser ces pertes.

Par ailleurs, les acteurs de l’industrie minière comptent sur la compétitivité de la mine au Pérou, dont les coûts de production sont les plus bas au monde, pour résister à la crise actuelle.

► À écouter aussi : Au Pérou, le combat d’une vallée contre la mine

Source du post: RFI

Roberta Flores
Roberta Flores
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